La sécurité des personnes et des biens préoccupe les habitants de Casablanca et Rabat

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 14 Février 2014.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    La sécurité des personnes et des biens préoccupe les habitants de Casablanca et Rabat

    L’emploi, l’accès aux soins et au logement, l’enseignement et la corruption restent en tête de liste. Les préoccupations pour le logement remontent chez les catégories socioprofessionnelles C et D.

    L’emploi, l’accès aux soins et au logement, l’enseignement et la corruption restent en tête de liste des préoccupations des populations de Casablanca et Rabat, selon l’enquête bimestrielle réalisée par le cabinet Egenvalue sur un échantillon de 400 personnes. L’ordre n’a pas changé, mais le niveau d’appréciation des préoccupations a plus ou moins évolué, selon la ville, l’âge ou la catégorie socioprofessionnelle. L’emploi est cité en premier par 62,6% des sondés, soit quasiment la même proportion (62,8%) qu’en novembre 2013. Une très légère remontée est en revanche constatée sur l’accès aux soins, cité par 45,4% contre 43,5% lors de la précédente enquête. Idem pour les conditions de logements, en hausse de 3 points, à 35,9%. Paradoxalement, la qualité de l’enseignement et de la formation n’est plus citée en première position que par 30% de l’échantillon contre 32,3% auparavant. Paradoxe, parce que ce sujet ne laisse pas indifférent. L’école marocaine, en particulier le secteur public, est dans un piteux état. Une situation d’ailleurs confirmée par le dernier rapport de l’Unesco. Ce chiffre ne signifie toutefois pas que les populations sont subitement plus préoccupées par des sujets plus importants. Il peut juste y avoir une focalisation moindre sur un problème structurel, sans qu’il y ait un changement majeur d’appréciation sur le fond.


    Des décalages plus ou moins saisissants entre la perception et la réalité
    Dans l’autre sens, la corruption reste en 5e position, tout en montant de 4 points (28,4% des sondés l’ont cité dès le départ contre 24,5% auparavant). Des faits survenus entre les deux périodes où des litiges concernant des sondés ou leurs proches sont de nature à cristalliser les attentions sur ce phénomène qui reste, tout le monde en convient, un mal qui résiste malgré le dispositif légal en vigueur. La desserte et la qualité des transports en commun, cité en novembre 2013 par 21,8% des sondés, demeure parmi les problèmes les plus préoccupants, mais n’est placée en tête de liste que par 18,2%. En deux mois, il ne peut pourtant y avoir un grand bouleversement dans le mode de fonctionnement du réseau dans les deux villes. Simplement, les projecteurs peuvent être braqués, comme souligné précédemment, sur une autre question d’actualité. L’utilité d’un baromètre est justement de pouvoir cerner le niveau d’intérêt à l’égard d’un problème durant une période donnée.
    Illustration : la très nette remontée de la sécurité des personnes et des biens dans l’ordre des préoccupations. De la 11e place, ce sujet se retrouve à la 7e, parce que cité en première intention par 15,7% de l’échantillon contre 8,8% dans la précédente enquête. Est-ce parce que les sondés n’avaient pas pris toute la mesure du problème ou du fait d’évènements nouveaux survenus entre les deux périodes ? Peut être les deux, car des faits sordides, il y en a de temps en temps sans qu’on puisse dire qu’il y a aggravation ou non. Il est à cet égard nécessaire de souligner qu’il y a parfois un décalage plus ou moins saisissant entre le sentiment, ou la perception, et la réalité. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’on a été victime ou témoin d’une agression que le danger est partout. Ce n’est pas non plus parce que l’on réside dans un quartier épargné par la petite ou grande délinquance que toute une localité vit en paix.
    Donc l’ordre des priorités change constamment en fonction de l’état d’esprit et du vécu des sondés, sauf sur les sujets fondamentaux comme l’emploi, la santé, le logement sur lesquels personne ne transige. Ainsi, le fonctionnement de la justice n’est plus considéré comme 1ère préoccupation que par 8,7% (11e rang) de l’échantillon contre 12% en novembre. L’égalité des chances remonte à la 8e place avec 9,5% contre 9,2%.
    De l’optimisme pour les trois prochains mois
    Par ville, la position par rapport au chômage est quasiment inchangée (cité en première position par 62% des sondés). Il en va de même pour l’accès aux soins. En revanche, sur le logement, il y a une évolution assez sensible dans les deux villes. A Rabat, ce problème est en baisse de 4 points au rang des priorités (33,8% contre 37,5%), alors qu’il monte de 10 points, à 38% des sondés à Casablanca. Du point de vue des catégories socioprofessionnelles, l’enquête montre une hausse du niveau de préoccupation chez les catégories C et D. Les conditions de logement sont placées en tête de liste par respectivement 33% et 43% des deux catégories contre 28% et 38% auparavant. Effectuée la mi-janvier, cette enquête reflète peut-être le statu quo observé sur le marché immobilier. On présume que, tenant compte qu’aucune mesure particulière touchant le logement n’étant prise par le gouvernement pour l’année en cours, ces populations estiment que leurs chances de faire évoluer favorablement leur situation sont plus restreintes, voire réduites. Le problème du logement est moins préoccupant pour les classes A et B. Il est placé en première position par 24,6% de cette catégorie contre 32,8% en novembre 2013. Pour les trois prochains mois, la majorité des sondés, quels que soient le lieu de résidence, la CSP, l’âge ou le genre, pensent que sa situation va s’améliorer. Un net regain d’optimisme qui, vu le contexte économique, ne s’explique pas. Il reste que la confiance est le moteur le plus efficace pour faire tourner la machine économique.
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    Fiche technique
    L’enquête est réalisée la mi-janvier sur un échantillon de 400 personnes, partagé à parts égales entre Casablanca et Rabat. Il comporte 203 femmes et 197 hommes, et est répartie de manière homogène entre les différentes classes d’âge : 15-24 ans, 25-34 ans, 35-44 ans, 45-55 ans et 55 ans et plus. 61 sondés sont issus des classes A et B, 189 de la C et 150 de la D. L’échantillon comprend des étudiants, des employés, des ouvriers, des membres de professions libérales, des salariés du privé et du public…
    Le statut de locataire, de propriétaire ou de bénéficiaire à titre gracieux du logement occupé et le moyen de locomotion utilisé sont aussi pris en compte.
    Présentation EIGENVALUE recherche
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    C’est un institut de recherche marketing et de sondages d’opinion. Il offre plusieurs types de prestations, entre autres les enquêtes usage et satisfaction les sondages d’opinion, la segmentation, lèpre et post test de produits et campagnes et les études de marché. La collecte de terrain est effectuée à 100% avec des moyens électroniques (tablettes), et les informations transférées directement aux serveurs, ce qui permet d’éviter toute erreur de saisie. Pour l’administration de questionnaires, l’institut dispose aussi d’un call center de 24 positions, extensible à 40.
    Alié Dior NDOUR. La Vie éco
    www.lavieeco.com
     

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