La télévision est-elle un outil de propagande?

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 15 Janvier 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Dans le Maroc des réformes,
    les pouvoirs publics ont pris conscience de l’enjeu de
    l’audiovisuel dans notre pays. L’image d’un Royaume ayant fait v½u de démocratie, de modernité et d’ouverture ne saurait résister à une politique qui peine à libéraliser ses ondes et ses petits écrans.
    La libéralisation fait-elle peur ? On peut facilement l’imaginer quand on sait que la presse indépendante n’est pas exactement en odeur de sainteté avec ces mêmes pouvoirs publics. La Haute Autorité, ce gendarme de nos espaces audiovisuels, est à pied d’½uvre pour une libéralisation respectant les uns et les autres mais aussi et surtout nombre de fondamentaux et préalables. La libéralisation sera, mais très certainement à doses homéopathiques.


    Le premier test de cette toute nouvelle politique
    audiovisuelle, catalyseur des réformes démocratiques du pays, réside très probablement dans le cahier des charges dont vient d’être dotée la SNRT et la décision que vient d’adopter la HACA relative à l’accès des partis politiques aux médias publics. A une année des échéances électorales de 2007, cela a des allures de victoire sur une pression qui nous est coutumière.
    Le directeur général de la toute nouvelle SNRT, anciennement RTM, est visiblement à l’aise dans ses nouveaux habits. Pour lui, le paysage audiovisuel -et la SNRT en particulier- est dans une dynamique de progrès et de changement. Le cahier des charges dont vient d’être dotée la Société nationale de radio et télévision est, explique Fayssal Laaraïchi, une définition précise de la mission de l’ex-RTM dans le cadre de la nouvelle politique audiovisuelle engrangée par le pays.
    Dans le sillage des réformes et de la pluralité, la SNRT
    s’interdit d’être un outil de propagande. "Mais il est de notre devoir d’informer sur les activités officielles,
    gouvernementales et
    parlementaires car cela fait partie des missions du service public", affirme le DG avant d'annoncerqu'il travail deja sur le lancement de trois
    nouvelles chaînes thématiques.
    Et justement Ahmed Ghazali conçoit sa mission de
    régulateur dans le strict respect du pluralisme. La Haute Autorité aux destinées de laquelle préside ce juriste vient d’ailleurs d’adopter une décision
    garantissant le principe du pluralisme et partant de l’accès des partis politiques aux médias publics. "Nous allons surtout donner plus de visibilité
    institutionnelle, normative et comportementale pour que les opérateurs autant que la société politique et la société civile sachent que c’est un enjeu déterminant pour l’évolution de notre pays ".


    LIBERATION
     

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