La Tunisie a un nouveau gouvernement

Discussion dans 'Scooooop' créé par titegazelle, 27 Janvier 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    ... et une nouvelle Constitution

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    Des membres de l'Assemblée constituante saluent l'adoption par la Tunisie
    d'un nouvelle constitution le 26 janvier 2014 à Tunis | afp


    La nouvelle Constitution tunisienne a été adoptée tard dimanche, un moment historique auquel s'ajoute la formation d'un gouvernement appelé à sortir le pays d'une profonde crise politique.

    L'Assemblée nationale constituante (ANC) a approuvé cette loi fondamentale à une majorité écrasante de 200 voix pour, 12 contre et 4 abstentions, dépassant largement la majorité nécessaire de 145 votes.

    "L'Histoire retiendra avec beaucoup de fierté cette journée", avait proclamé juste avant le vote le président de l'Assemblée, Mustapha Ben Jaafar.

    Les élus ont célébré l'évènement en chantant l'hymne national brandissant des drapeaux tunisiens et les doigts en signe de victoire.

    Ils ont ensuite scandé "fidèles, fidèles au sang des martyrs de la révolution" de janvier 2011 qui chassa Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir.


    Hymne national et drapeaux tunisiens

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    Le président tunisien Moncef Marzouki (d) reçoit la liste des membres du gouvernement
    que propose le Premier ministre désigné Mehdi Jomaâ, le 26 janvier 2014 à Tunis


    "Nous sacrifions notre âme et notre sang pour toi Tunisie", ont-ils aussi crié dans un moment d'unité dans cet hémicycle qui pendant plus de deux ans a été marqué par les disputes, les échanges d'invectives et les controverses.

    "Dans cette Constitution , tous les Tunisiens et Tunisiennes se retrouvent, cette Constitution préserve nos acquis et jette les fondements d'un État démocratique", a pour sa part déclaré Mustapha Ben Jaafar.

    L'adoption de ce texte a été saluée par le secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-moon, pour qui la Tunisie vient de vivre une "étape historique", offrant un "modèle pour les autres peuples aspirant à des réformes".

    La nouvelle Constitution consacre un exécutif bicéphale et accorde une place réduite à l'islam. Elle introduit aussi pour la première fois dans le monde arabe un objectif de parité homme-femme dans les assemblées élues.

    Ce compromis vise à éviter une dérive autoritaire dans un pays qui a connu plus d'un demi-siècle de dictature, sous Habib Bourguiba, puis sous Ben Ali, mais aussi à rassurer ceux qui craignait que les islamistes n'imposent leurs positions dans un pays à forte tradition séculière.

    L'Assemblée a été élue en octobre 2011 et devait à l'origine achever la loi fondamentale en un an, mais ses travaux ont pris un retard considérable en raison de crises à répétition opposant notamment les islamistes d'Ennahda majoritaires et leurs détracteurs.

    "Je me sens pour la première fois réconciliée avec cette assemblée", a déclaré Nadia Chaabane, député du parti Massar, opposée aux islamistes, en référence aux multiples controverses qui ont marqué les travaux de l'Assemblée constituante (ANC).

    Lundi, deux cérémonies sont prévues, l'une le matin à l'Assemblée où elle sera paraphée par les dirigeants tunisiens, et une seconde, dans l'après-midi, à la présidence.

    Un gouvernement apolitique pour aller aux élections

    L'adoption du texte intervient quelques heures après l'annonce de la composition d'un gouvernement d'indépendants devant conduire la Tunisie vers des élections législatives et présidentielle en 2014.

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    Tunisian Constituent Assembly President Mustapha Ben Jaafar speaks during a meeting at the National Constituent Assembly (NCA) as part of the debates on the adoption of a new constitution on January 26, 2014, in Tunis. Tunisia's National Constituent Assembly is to vote on the adoption of a new constitution on January 26, more than three years after the revolution that toppled strongman Zine El Abidine Ben Ali.
    AFP PHOTO / FETHI BELAID


    Les islamistes d'Ennahda ont en effet accepté de quitter le pouvoir pour laisser un cabinet politique sortir la Tunisie de la profonde crise déclenchée par l'assassinat, attribué à la mouvance jihadiste, du député d'opposition Mohamed Brahmi en juillet.

    Le nouveau gouvernement, qui doit recevoir dans la semaine la confiance de la constituante, a été composé par le ministre de l'Industrie sortant, Mehdi Jomaâ . Choisi mi-décembre, la classe politique aura mis six semaines à s'accorder pour lui laisser les rênes.

    "J'ai formé ma liste sur la base de trois critères : la compétence, l'indépendance et l'intégrité", a-t-il dit, après avoir remis la liste des ministres au président Moncef Marzouki.

    Ce cabinet est "une équipe extraordinaire qui a conscience des défis", a-t-il ajouté, "la mission n'est pas facile", la Tunisie étant sans cesse déstabilisée par l'essor de jihadistes, les batailles politiques et les conflits sociaux, déjà moteur du soulèvement de 2011.

    Le gouvernement regroupe aussi bien des hauts fonctionnaires, des magistrats que des personnalités venues du privé. Le ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou a par ailleurs été maintenu, bien que ses détracteurs aient lutté jusqu'au bout pour qu'il quitte ses fonctions.

    M. Jomaâ a souligné enfin que "les élections représentent la priorité des priorités".

    A ce titre, les travaux de l'ANC ne sont d'ailleurs pas finis, une législation électorale devant encore être adoptée.

    Par ailleurs, le gouvernement devra faire face à une situation économique très difficile, la croissance restant en berne et le chômage très élevé notamment en raison de l'incertitude et de l'instabilité dans le pays depuis 2011. Des vagues de violences, nourries par la misère, éclatent régulièrement.

    La Tunisie, berceau du Printemps arabe, a cependant réussi jusqu'à présent à ne pas basculer dans le chaos.


    afp / 27.01.2014 : 08h32
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    Dernière édition: 27 Janvier 2014
  2. titegazelle

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    Un pays Musulman qui accorde une place réduite à l'Islam ?[01m]
     
  3. titegazelle

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    Le nouveau gouvernement
    obtient la confiance du Parlement

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    Le nouveau Premier ministre tunisien Mehdi Jomaâ présente son nouveau gouvernement
    à l'Assemblée constituante, le 28 janvier 2014 à Tunis | afp


    Le gouvernement d'indépendants de Mehdi Jomaâ a obtenu la confiance de l'Assemblée dans la nuit de mardi à mercredi, avec pour mission de sortir la Tunisie de sa profonde crise.

    Cent quarante-neuf élus ont voté pour, 20 contre et 24 se sont abstenus après un débat marathon permettant l'entrée en fonction de ce cabinet qui devait recueillir le soutien d'au moins 109 députés.

    La formation de ce cabinet a été le résultat de semaines de tractations ayant inclus l'essentiel de la classe politique. Il succède à l'équipe dirigée par les islamistes d'Ennahda, qui ont accepté de quitter le pouvoir pour laisser des indépendants conduire la Tunisie vers des élections.

    L'exercice s'est avéré plus difficile que prévu pour M. Jomaâ, qui de la fin de matinée à près de 01H00 du matin (00H00 GMT) a fait face notamment aux critiques de nombreux députés ayant accusé différents membres de son cabinet d'avoir occupé des fonctions importantes sous le régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali, chassé par la révolution de 2011.

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    Des députés tunisiens lors d'une session de l'Assemblée constituante au cours de laquelle
    le nouveau Premier ministre Mehdi Jomaâ présente son gouvernement, le 28 janvier 2014 à Tunis


    Le candidat au poste de ministre de la Justice, Hafedh Ben Sala, était particulièrement visé.

    "Si vous allez voter pour ce gouvernement, vous signerez l'arrêt de mort de la révolution", a lancé un des élus, Hichem Hosni.

    "Élevons le débat ! Ça ne se fait pas d'accuser des gens alors qu'ils peuvent être innocents", a répliqué le député Salah Chouaïeb.

    Aucune preuve de ces accusations n'a été apportée, alors qu'aucune enquête d'ampleur n'a été menée depuis la révolution sur les crimes commis durant les deux décennies du régime de Ben Ali.

    Le chef du gouvernement Mehdi Jomaâ a pour sa part voulu défendre les siens, assurant avoir fait son choix sur la base de "la compétence, (de) l'indépendance et (de) l'intégrité", tout en promettant de se pencher sur les accusations contre ses ministres soupçonnés d'avoir servi l'ancien régime.

    Rétablir la sécurité face au "terrorisme"

    "S'il y a des ministres qui ne répondent pas à l'un de ces trois critères, je m'engage à réviser" la composition du cabinet, a déclaré M. Jomaâ, ministre sortant de l'Industrie.

    Dans la matinée, M. Jomaâ avait fixé ses priorités dans son discours de politique générale, insistant sur la nécessité de rétablir la sécurité face au "terrorisme" et de créer les conditions pour relever l'économie afin que les élections puissent avoir lieu en 2014.

    Il ne faut "pas oublier les difficultés de cette période de transition : difficultés sécuritaires, économiques, sociales et politiques. Le but suprême est d'aller vers des élections libres et intègres", a déclaré cette personnalité peu connue du public mais réputée indépendante.

    La Tunisie est minée par l'essor d'une mouvance jihadiste depuis la révolution et est aussi régulièrement déstabilisée par des conflits sociaux parfois violents, en raison notamment du chômage endémique.

    M. Jomaâ a ainsi appelé au "calme social", en référence aux grèves sauvages et blocages réguliers d'entreprises, notamment publiques, pour les forcer à des embauches.

    La formation de ce gouvernement doit constituer la dernière étape de "la transition vers la démocratie" entamée en janvier 2011.

    Son entrée en fonction intervient tout juste après l'adoption dimanche, après plus de deux ans de débats, de la nouvelle Constitution.


    afp / .29.01.2014 : 12h36
    Tunisie: le nouveau gouvernement obtient la confiance du Parlement | Portail Menara.ma
     

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