La zone franche de Tanger courtise l'industrie ibérique

Discussion dans 'Info du bled' créé par imadici, 22 Octobre 2006.

  1. imadici

    imadici Pr. Ìpşø Fąċŧǿ...

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    Une semaine après une «visite d'information» de l'ambassadeur portugais à la zone franche de Tanger (TFZ), c'est au tour de son homologue espagnol d'être reçu, mardi, par les responsables de la zone. Vers la fin du mois, c'est le Premier ministre, initiateur du projet en 1994 alors qu'il dirigeait le département du Commerce, qui est attendu pour l'inauguration de deux unités industrielles montées par des investisseurs des deux pays.

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    La zone inaugurée lors de la première année du gouvernement d'alternance, et qui vient d'intégrer le giron de l'Agence spéciale Tanger-Med, TMSA, fait partie, rappellent ses responsables, d'un vaste projet d'industrialisation du Nord et qui s'articule autour du nouveau port.
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    Un projet qui vise à créer suffisamment d'opportunités d'embauche pour freiner sinon endiguer complètement le phénomène de l'émigration clandestine vers l'Espagne et l'Europe en général.

    Un projet qui s'intègre facilement, explique l'ambassadeur d'Espagne, dans la nouvelle vision des relations de notre pays avec son voisin du Nord. Luis Planas note également cette similitude entre Tanger et sa région et la Catalogne de 1986. A cette date, alors que l'Espagne négociait son entrée à la Communauté économique européenne, aujourd'hui l'Union européenne, la Catalogne y était déjà, rappelle-t-il. C'est tout à fait le cas de Tanger aujourd'hui, observe le diplomate espagnol.

    Et c'est justement avec cette région très riche du voisin outre Détroit que la TFZ entretient des relations les plus solides et les plus prometteuses. Et ce, à travers la dynamique Chambre de commerce, d'industrie et d'investigation de Barcelone avec laquelle elle a signé un accord de partenariat. Accord qui s'étendra à d'autres régions comme Malaga et Cadix.

    Avec ses 44 entreprises en activité dans la zone, soit plus de 15% du total, l'Espagne fait partie des premiers investisseurs. Ces entreprises ont apporté plus de 614 millions de dh et emploient près de 5.000 salariés. La zone franche devrait, en outre, tirer profit de la conjoncture que vit actuellement le secteur industriel espagnol.

    Selon l'ambassadeur, l'activité industrielle de son pays est pénalisée par la rareté et la cherté des terrains appropriés. Tanger et sa région comptent servir de base-arrière à cette industrie florissante et permettre aux entrepreneurs espagnols de répondre à des carnets de commande de plus en plus fournis. Le Maroc leur servira également de pont vers d'autres marchés, notamment celui des USA.

    Les accords de libre-échange signés avec plusieurs pays notamment les USA permettront d'attirer davantage d'investissements, affirment les responsables de la TFZ. Car, en fin de compte, assure-t-on, ce sont les Européens qui bénéficieront le plus de l'accord signé entre le Maroc et les USA. Et c'est justement une entreprise espagnole installée dans la zone qui a été la première à entreprendre cette démarche.

    Pour le reste, la zone franche lorgne également ldu côté de l'industrie française qui connaît actuellement des difficultés et ne peut survivre que par des délocalisations et des compressions de charges. La TFZ compte ainsi attirer des investisseurs de l'Hexagone, surtout dans le domaine des servces.

    Elle courtise en outre la puissante industrie de chaussures portugaise avec son énorme potentiel de création d'emplois.

    Par ailleurs, si le rapport de l'investissement penche actuellement vers l'industrie, le textile et l'automobile plus particulièrement, la zone devrait donner encore plus d'importance aux services dans les années à venir. Le secteur des services, les call-centers et les travaux de back office, notamment, passera de 5% actuellement à 30% dans quelques années. Des plates-formes entièrement consacrées à ce secteur seront donc aménagées.


    Pour rappel, la TFZ compte actuellement quelque 247 entreprises installées ou en cours d'installation dont 180 déjà en activité. 90% opèrent dans le secteur industriel. L'ensemble de l'investissement a atteint selon les derniers chiffres 3,35 milliards de dh.

    Aujourd'hui, ce sont quelque 22.000 employés qui franchissent chaque jour la barrière douanière de la zone. 5.000 autres devraient les rejoindre dans les mois à venir dès que seront achevés les travaux des entreprises encore en chantiers.
    Source: Liberation
     

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