L'abondance...

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par titegazelle, 29 Octobre 2008.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    L'abondance

    Qui vous pensez être est par ailleurs intimement lié à la façon dont vous estimez que les autres vous traitent. Bien des gens se plaignent que les autres ne les traitent pas assez bien. « On ne m'accorde aucun respect, aucune attention, aucune reconnaissance », disent-ils. « On me prend pour acquis. » Et quand les gens sont gentils avec eux, ils s'imaginent toutes sortes de motivations cachées. « Les autres veulent me manipuler, profiter de moi. Personne ne m'aime. »

    Et ce qu'ils pensent d'eux revient à ceci : « Je suis un pauvre "petit moi" en manque dont les besoins ne sont pas comblés. » Cette perception erronée de ce qu'ils sont amène la dysfonction dans toutes leurs relations. Ils croient qu'ils n'ont rien à donner et que le monde ou les autres gens retiennent ce dont eux ont besoin. Leur réalité tout entière est fondée sur un sentiment illusoire de ce qu'ils sont. C'est ce qui sabote toutes les situations et relations. Si la pensée du manque - qu'il s'agisse d'argent, de reconnaissance ou d'amour - est devenue une partie intégrante de ce que vous pensez être, vous connaîtrez toujours le manque. Plutôt que de reconnaître tout le bien qui vous arrive dans votre vie, vous ne voyez que le manque. Reconnaître tout le bien qui vous arrive dans la vie est ce qui sert de fondement à l'abondance. En fat, tout ce que vous estimez que le monde retient et ne vous donne pas, c'est exactement ce que vous retenez et ne donnez pas. Vous le retenez parce que, profondément, vous pensez que vous êtes petit et que vous n'avez rien à donner.


    Essayez de faire l'exercice suivant pendant une semaine ou deux et observez de quelle façon il change votre réalité. Quoique que ce soit que vous pensiez que les gens retiennent et ne vous donnent pas (louanges, appréciation, aide, amour, bienveillance, etc.), donnez-le leur. Vous ne l'avez pas? Faites comme si vous l'aviez et cela viendra. Alors, dès que vous commencerez à donner, vous commencerez à recevoir. Vous ne pouvez pas recevoir ce que vous ne donnez pas. Ce qui entre est le pendant de ce qui sort. Ce que vous pensez que le monde retient et ne vous donne pas, vous l'avez déjà. Si vous ne le laissez pas sortir, vous ne saurez même pas que vous le posséder. Ceci comprend aussi l'abondance. La loi qui veut que ce qui entre soit le pendant de ce qui sort est exprimée ainsi : « Donnez, et l'on vous donnera, on versera dans le pan de votre vêtement une bonne mesure bien tassée, secouée et débordante: car on emploiera à votre égard, la mesure dont vous vous serez servi pour mesurer».

    La source de toute abondance ne se trouve pas à l'extérieur de vous, elle fait partie de ce que vous êtes. Commencez cependant par reconnaître l'abondance à l'extérieur de vous. Voyez la plénitude de la vie, la chaleur du soleil sur votre peau, les magnifiques fleurs dans la vitrine du fleuriste, le fruit succulent dans lequel vous mordez ou l'abondante pluie qui tombe du ciel et vous trempe. La plénitude de la vie est dans tout. Quand vous reconnaissez l'abondance qui est autour de vous, l'abondance latente en vous s'éveille. Laissez la alors sortir. Quand vous souriez à un étranger, une infime énergie irradie de vous. Vous devenez un donneur. Posez-vous souvent la question suivante: « Que puis-je donner ici? Comment puis-je rendre service à cette personne ou dans cette situation ? » Point besoin de posséder quoi que ce soit pour vous sentir abondant. Par contre, si vous vous sentez constamment abondant, l'abondance viendra certainement à vous. En fait, elle ne vient qu'à ceux qui l'ont déjà en eux. Tout cela semble un peu injuste mais ça ne l'est pas, bien entendu. C'est une loi universelle. Aussi bien l'abondance que la pénurie sont des états intérieurs qui se manifestent comme votre réalité : « Car à celui qui a, on donnera encore, mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a. »


    (Extrait du livre "Nouvelle terre, par Eckhart Tolle)
     

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