L'Afrique du Sud championne du monde de rugby pour la 2e fois

Discussion dans 'Autres Sports' créé par osiris, 20 Octobre 2007.

  1. osiris

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    Coupe du Monde de Rugby

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    Les maîtres du monde

    Douze ans après son premier titre décroché en 1995, l'Afrique du Sud a remporté la Coupe du monde en battant l'Angleterre (15-6) au terme d'une finale sans essai, samedi au Stade de France.

    Les Sud-Africains ont profité de la réussite de leurs buteurs Percy Montgomery, auteur de quatre pénalités, et François Steyn, d'une, pour ravir le titre aux Anglais, sacrés en 2003 en Australie.

    Cette finale fut à l'image de la Coupe du monde. Colorée et enjouée dans les tribunes, où s'entassa un public record (80.430 spectateurs), mais cloisonnée et serrée sur la pelouse. Un combat volcanique devant, et un festival de jeu au pied, pour occuper le camp adverse et attendre la faute.

    Dans ce match à l'ancienne, on se promena longtemps de touche en mêlée, de "ruck" avec coups de tête en option en maul inefficace, sans risquer le moindre lancement de jeu. Une véritable propagande pour l'évolution des règles, rendues obsolètes par la priorité accordée à la défense par tous les grands de la planète.


    D'ailleurs, la première période accoucha d'une seule occasion d'essai pour les Sud-Africains, juste avant la mi-temps. Et à la sortie d'un pilonnage en règle de la ligne anglaise, ils confièrent à leur buteur Percy Montgomery le soin de passer la troisième pénalité de la soirée (9-3).

    Inspiré par l'exemple sud-africain, le XV de la Rose choisit de donner davantage de volume à son jeu en seconde période. Simple observateur de la bataille atomique en cours pendant les quarante premières minutes, le centre Mathew Tait avait repéré quelques espaces dans la muraille adverse.

    Il s'engouffra goulûment dans un trou au ras de François Steyn. Avant d'être repris à trois mètres de la ligne. Sur le renversement, Cueto servi en bout de ligne plongea dans l'en-but des Boks (43e). Essai ? Non ! trancha l'arbitre vidéo, l'Australien Stuart Dickinson. De quoi philosopher à loisir sur les avantages et inconvénients de l'apport technologique sur la décision sportive.

    Les bonnes intentions douchées incitèrent les buteurs à reprendre leur ouvrage. D'abord Wilkinson pour les Anglais, puis Montgomery pour les Springboks (12-6, 50e).

    Les Sud-Africains vécurent sur ces six points d'avance en s'appuyant sur un rideau défensif très agressif, repoussant tous les enchaînements du XV de la Rose. Surtout, ils profitèrent de leur unique visite dans le camp anglais, pour passer leur cinquième pénalité de la soirée, par François Steyn (15-6, 61e).

    La Coupe William Webb Ellis semblait avoir choisi d'abandonner les brumes de Londres pour le climat sec de Johannesburg. L'Afrique du Sud, qui avait largement battu le XV de la Rose (36-0) lors de la première phase le 14 septembre, déjà au Stade de France, défendait âprement la moindre parcelle de terrain.

    Surtout, les avants boks, bousculés sur les phases statiques, pouvaient compter sur un alignement souverain en touche, autour de Victor Matfield et Bakkies Botha, pour confisquer quelques précieux ballons à l'appétit vorace des Anglais, incapables d'inscrire le moindre essai en deux matches disputés face aux Boks.

    La stérilité du XV de la Rose fut symboliquement soulignée sur la dernière grande offensive du match, où le troisième ligne Lawrence Dallaglio, l'un des vétérans du titre de 2003, fut "bouclé" par la défense sud-africaine (77e).

    Les Springboks étaient en route pour leur deuxième sacre mondial. Un titre semblable à celui de 1995, remporté aux dépens des All Blacks (15-12 a.p.) au terme d'une finale, déjà cloisonnée et fermée. Et sans le moindre essai. Sacré clin d'oeil !
     

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