L'Allemagne fête les 20 ans de la chute du Mur

Discussion dans 'Info du monde' créé par @@@, 9 Novembre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    La ville présente lundi soir un show médiatique planétaire.

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    Vingt ans après la chute du Mur, le centre de Berlin est de nouveau divisé. Dressée à l'endroit exact où s'élevait le mur de la honte, une barrière de dominos sépare la capitale allemande. Hautes de 2,50 mètres, les 1000 stèles multicolores, toutes décorées de motifs différents, sont alignées le long des édifices les plus symboliques de Berlin : la porte de Brandebourg, le Mémorial de l'Holocauste et le Reichstag, où siège le Parlement allemand.

    Le mur de dominos, qui s'étire sur un 1,5 km de la Potsdamer Platz jusqu'à la rivière Spree, doit s'écrouler lundi soir, symbolisant ainsi l'effondrement de la dictature communiste, l'ouverture démocratique et la liberté. L'ancien président polonais Lech Walesa renversera le premier domino. «J'ai le mandat de le faire, la Pologne a ce mandat, car c'est en 1980, à Gdansk, que le premier mur était tombé, au cours des grèves des chantiers navals qui ont donné naissance à Solidarité, le premier syndicat indépendant du bloc communiste, a-t-il souligné. Nous avons vaincu le communisme, et les gens en Allemagne de l'Est ont commencé à fuir via les ambassades d'autres pays. Le mur de Berlin est tombé grâce aux fugitifs. Je m'inquiétais que le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev décide de stopper la fuite des masses et détruise ainsi notre victoire. Le jeu était dangereux. Il est bon que Gorbatchev ait été un homme politique faible et que tout se soit bien passé.»

    Les dominos en polystyrène ont été peints par des écoliers à travers le monde, notamment là où des murs divisent toujours des peuples, comme en Israël et dans les Territoires palestiniens ou à Chypre. Mais aussi par des personnalités symbolisant le combat pour la liberté et la réconciliation, comme le Sud-Africain Nelson Mandela ou le chef d'orchestre israélo-argentin, Daniel Barenboïm.

    Des dizaines de milliers de Berlinois et de touristes étrangers, venus assister à la «fête de la liberté», se photographient le long de ce mur symbolique et admirent les fresques.

    Lundi soir, les organisateurs attendent des centaines de milliers de spectateurs le long du parcours. Daniel Barenboïm, qui avait donné un concert pour les Allemands de l'Est il y a vingt ans à la Philharmonie de Berlin, dirigera l'ouverture des festivités à la tête de la Staatskapelle.


    Obama absent

    Entourée du ministre des Affaires étrangères de l'époque Hans-Dietrich Genscher, l'un des pères de la réunification, la chancelière Angela Merkel accueillera l'ex-numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev, Nicolas Sarkozy, le premier ministre britannique, Gordon Brown, ou encore le président russe, Dmitri Medvedev, et le patron de la Commission européenne, José Barroso. Le grand absent sera le président américain Barack Obama, en déplacement en Asie, représenté par sa secrétaire d'État, Hillary Clinton.


    «Le 9 novembre 1989 est le plus beau jour de l'histoire récente de l'Allemagne, a commenté samedi Angela Merkel. Ce jour a changé la vie de beaucoup de gens, et la mienne aussi», a ajouté la chancelière, qui a grandi en RDA et est entrée en politique dans le sillage de la chute du rideau de fer


    http://www.lefigaro.fr/internationa...018-berlin-fete-ses-vingt-ans-de-liberte-.php
     
  2. Info du bled

    Info du bled Writer

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    Angela Merkel, première "Ossie" à la tête de l'Allemagne réunifiée

    Quand elle présidera aux cérémonies marquant les 20 ans de la chute du Mur de Berlin, elle saura de quoi elle parle: Angela Merkel est la première chef de gouvernement de l'Allemagne réunifiée à avoir grandi à l'Est, sous le régime communiste de RDA.
    La fin du "Mur de la honte" a été le début de sa carrière politique.
    Cette ancienne scientifique, sans enfants, divorcée et remariée, aux commandes du pays depuis 2005, a été fraîchement réélue en septembre à quelques semaines de cet anniversaire. Elle est aujourd'hui, depuis quatre ans, systématiquement couronnée femme la plus puissante du monde par le magazine américain "Forbes".
    C'est un changement de taille pour celle qui n'a pas eu le droit de se rendre en voyage aux Etats-Unis avant d'atteindre une bonne trentaine d'années... et qui vient aujourd'hui d'y être saluée par un honneur rare, en devenant la première chef de gouvernement allemand invitée à prendre la parole devant les deux Chambres réunies du Congrès. Seul Konrad Adenauer y avait eu droit avant elle, en 1957, avant même la construction du Mur.
    Renforcée par les élections de septembre, la très populaire Angela Merkel, une pragmatique conservatrice dotée d'importantes qualités d'écoute, a pu se débarrasser de la "grande coalition" malaisée qu'elle dirigeait depuis 2005 avec les sociaux-démocrates du SPD, pour s'allier plutôt avec le parti libéral-démocrate.
    Née à Hambourg en 1954, Angela Merkel est la fille d'un pasteur luthérien qui emmena sa famille vivre dans une petite paroisse rurale à l'Est, alors qu'elle était toute jeune. Mardi dernier, devant son public américain au Capitole, elle a raconté comment enfant, l'Amérique était "tout bonnement inaccessible".
    "Le Mur, les barbelés et les ordres de tirer à vue limitaient mon accès au monde libre", s'est-elle souvenue, ajoutant que des proches venus de l'Ouest lui fournissaient cependant des livres et films en cachette.
    "J'aimais vraiment être une physicienne. Mais après la chute du Mur, la politique est devenue ma passion", a-t-elle expliqué.
    Impliquée dans un nouveau mouvement politique, l'Eveil démocratique, Angela Merkel fut en 1990 la porte-parole du seul et unique gouvernement démocratiquement élu de la République démocratique d'Allemagne, avant la réunification.
    Un peu plus tard cette même année, elle était élue au Bundestag de l'Allemagne réunifiée, dans les rangs de l'Union chrétienne démocrate (CDU) du chancelier d'alors, Helmut Kohl, son parrain en politique, qui la surnommait "Das Madchen" (la jeune fille).
    L'artisan de la réunification allemande lui mit rapidement le pied à l'étrier et la nomma au gouvernement. Contre toute attente, dix ans plus tard, Angela Merkel, parfois raillée pour une coupe au bol et une absence de glamour que l'Ouest associait à son passé d’"Ossi", deviendra en 2000 la première femme à prendre la présidence de la CDU. Et cinq ans plus tard, elle succède au social-démocrate Gerhard Schroder à la tête de l'Allemagne.








    Source : libe.ma
     

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