L'argent de l'Etat divise les députés

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 19 Septembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    La loi sur les partis devant le Parlement

    La Commission de l'intérieur et de la décentralisation à la Chambre des Représentants, a bouclé l'examen du projet de loi sur les partis politiques. Les discussions auront duré trois jours d'affilée, durant lesquels les députés se sont appliqués, en présence du ministre de l'Intérieur, à disséquer les 62 articles que contient le projet. Pas de débat passionné, ni de grandes sorties de députés auxquelles on se serait attendu à l'examen d'un tel projet qui conditionne la vie future des formations politiques,



    si ce n'est l'incrédulité de certaines députées femmes devant le refus de certains leaders de partis de gauche d'inscrire dans les textes de loi le principe de quota pour la représentation des femmes et des jeunes au sein des instances dirigeantes des partis politiques.

    Le membre dirigeant du parti du progrès et du socialisme, Khalid Naciri aurait ainsi précisé, lors d'un débat public sur le projet de loi, qu'une telle disposition est anti-constitutionnelle. La question reste encore ouverte.
    L'autre point à relever dans les débats de la commission est relatif au seuil des 5 %, en termes de voix électoraux, désigné par le projet de loi pour l'accord de la subvention aux partis politiques.

    Les grands partis veulent remonter la barre un peu plus haut en suggérant le seuil de 10 %. Argument avancé, " éviter la balkanisation du paysage politique". Un argument qui ne passe pas partout. La conviction de beaucoup de dirigeants politiques, dont Saâd Eddine Otmani est que l'accord, en fin de compte se fera sur les 5 % proposés par le projet de la loi sur les partis politiques. Il s'agit en fait, d'élargir le cercle, et de donner leur chance aux petites formations de compter dans le paysage politique.

    Sur le reste des dispositions, il y aurait comme une sorte de consensus. Il faut savoir que la dernière mouture d'un projet longuement débattu avant sa préparation, aura pris en compte plusieurs des observations et suggestions faites à la fois par les partis politiques, associés à la réflexion sur le sujet, que par des associations qui avaient pris l'initiative de l'examen du projet.
    Aux termes des travaux de la commission l'Intérieur et de la décentralisation à la chambre des Représentants, l'examen pourrait se poursuivre sur la base de propositions d'amendements faites par les députés.

    La date pour le débat en plénière n'a pas encore été fixée, alors que les voix s'élèvent au sein de certains grands partis pour appeler à une session extraordinaire du Parlement. Une proposition qui serait controversée aujourd'hui. Le timing est un peu spécial pour tenir une telle session. Le Parlement rouvre ses portes pour une nouvelle année législatives la première semaine du mois d'octobre.


    Khadija Ridouane
    Le Matin
     

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