L'autre mur d'Israël

Discussion dans 'Discussion générale' créé par Brad_Bite, 4 Juin 2005.

  1. Brad_Bite

    Brad_Bite Visiteur

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    Al 3az lannass ali kay khadmou :(

    L'Expansion 25/05/2005

    En misant sur le tout high-tech, les businessmen israéliens ont sorti leur pays de la crise. Et ils l'ont éloigné un peu plus de ses voisins arabes.



    Un nouveau mur se construit entre Israël et ses voisins. Moins spectaculaire que la barrière de béton censée arrêter les terroristes, il pourrait pourtant se révéler bien plus infranchissable. Ce mur n'a ni miradors, ni mitrailleuses : il est économique, scientifique et technologique.

    Tournant le dos à un monde arabe enfermé dans un tragique retard, Israël, cet Etat qui fut imaginé longtemps avant que d'être, s'est inventé un nouveau rêve : devenir au xxie siècle un des tout premiers centres mondiaux de la haute technologie, sorte d'hybride de la Silicon Valley et de Singapour. Pour y parvenir, l'Etat hébreu a décidé de bâtir une économie ultramoderne, ultralibérale, tournée vers le grand large et globalisée, capable d'assurer sa réussite sans rien devoir à son environnement hostile. « Chaque année, l'écart technologique se creuse avec le monde arabe, et cette tendance devient exponentielle », constate le banquier Stéphane Boujnah.

    Israël est en passe de gagner ce nouveau pari, réussissant encore une fois à transformer ses faiblesses géographiques et historiques en ressources et en forces. Ici, la nécessité fait loi, la contrainte est un moteur, et c'est parce qu'il n'y a presque rien qu'on veut tout inventer. Ainsi, puisqu'il lui fallut, dès le premier jour, se défendre les armes à la main, Israël s'est doté d'une armée ultramoderne.

    Ne pouvant mobiliser que de faibles contingents de soldats, Tsahal (1), avec l'aide de la France, puis celle des Etats-Unis, est devenue une des armées les plus high-tech du monde. Dans les laboratoires et les bureaux d'études de la défense israélienne sont mis au point des systèmes si sophistiqués qu'ils ramènent au rang de jouets grossiers les gadgets de James Bond. Les drones, ces petits avions sans pilote qui ont révolutionné la guerre moderne, dopent les exportations militaires. Un savoir-faire qui rejaillit dans le civil. « La moitié de nos exportations industrielles - hors militaires - proviennent de la haute technologie, et nous consacrons 4 % du PIB à la recherche », souligne Shraga Brosh, le président de l'Association des industriels.

    Les paysages de Galilée rappellent parfois la Toscane avec ses collines arrondies, ses oliviers et quelques cyprès. Mais il y manque l'élégance des villas patriciennes et l'opulence des cités-Etats. Seuls alternent les villages arabes poussiéreux, les cubes blancs des villes nouvelles israéliennes dressées comme des châteaux forts et les pôles de haute technologie. Sur la route qui s'enfonce au coeur de cette Galilée millénaire, on croise parfois, image immuable, un Bédouin poussant ses chèvres sur un sol ocre et rocailleux. Mais, quelques kilomètres plus loin, le centre de Yoqneam, entre Haïfa et Nazareth, évoque plus la Californie high-tech qu'un paysage biblique. Les collines sont hérissées de petits buildings de verre et d'acier qui affichent les sigles de quelques-unes des entreprises les plus performantes d'Israël. Et l'élégante secrétaire qui nous accueille au siège de la société Given Imaging parle un anglais appris à Berkeley.

    Ici, on fabrique une capsule de science-fiction dont même Jules Verne n'avait pas eu l'idée. La PillCam, qui n'est guère plus grosse qu'une gélule d'antibiotique, embarque néanmoins une minicaméra, un éclairage, une batterie et un émetteur pour un voyage de l'oesophage à la sortie naturelle qui remplace de nombreuses endoscopies douloureuses et dangereuses. C'est parce qu'il mettait au point les systèmes de guidage du missilier militaire Rafael que l'officier-ingénieur Gaby Iddan a imaginé, il y a une dizaine d'années, ce petit vaisseau exploratoire des intestins. « Quand vous savez réaliser des vidéos dans un environnement hostile comme celui d'un missile en vol, vous pouvez miniaturiser cette technologie pour faire fonctionner une microcaméra dans un intestin », explique modestement l'inventeur.

    Créée en 1998, Given Imaging est une entreprise cotée à Tel-Aviv et à New York, au Nasdaq, où elle est évaluée à 1 milliard de dollars. « Nous employons plus de 300 personnes », se félicite son PDG, Gavriel Meron. Cet économiste de formation, qui croit autant au marché qu'à son Dieu - il ne quitte jamais sa kippa -, souligne que son entreprise est bénéficiaire depuis l'an dernier. Given Imaging symbolise bien le redémarrage spectaculaire de l'économie israélienne, et aussi les incertitudes qui planent sur l'avenir : petite société à l'échelle mondiale, elle voit arriver avec crainte un concurrent japonais de poids, Olympus. Installée dans une région instable, cette start-up s'est sentie obligée d'implanter une « usine de réserve » en Irlande, au cas où la situation tournerait mal en Israël...

    Car Israël est une force fragile. Le pays sort d'une crise grave, une récession économique aiguë où se sont conjuguées, au tournant de l'an 2000, l'explosion de la bulle Internet et les violences de la seconde Intifada. Isolé, petit en taille et en population - à peine plus de 6 millions d'habitants, dont plus de 1 million d'Arabes israéliens -, ce pays peut moins que les autres se permettre une aphasie économique. A chaque fois, c'est sa survie qui est en jeu. Son histoire et sa fragilité le condamnent à la croissance.

    La récession - mitoun, en hébreu - est un mot qui fait peur ici. Après le formidable dynamisme des débuts, le premier mitoun survient en 1964. Il ne s'achèvera qu'avec la guerre des Six-Jours, en juin 1967. Pour revenir, encore plus brutal, avec les révisions stratégiques et les nouvelles dépenses militaires imposées par la grande frayeur de la guerre du Kippour, en octobre 1973. Israël doit alors reconfigurer à prix d'or son équipement militaire. Les déficits, l'endettement et une inflation galopante en seront les conséquences. Une situation tellement dangereuse que le travailliste Shimon Peres devra imposer un consensus national - réunissant autour du gouvernement les patrons et les responsables de la grande centrale syndicale Histadrout - pour enrayer les dérapages sans diminuer les crédits de défense.

    Mais il faudra la survenue d'un miracle pour redresser vraiment la situation, explique Sami Friedrich, patron de Shaldor, le plus grand cabinet de conseil de Tel-Aviv. L'arrivée de plus de 1 million de "juifs russes" (d'ailleurs pas toujours juifs), à partir de la fin des années 80, va fournir un sang neuf et un moteur à l'économie israélienne. Près de 40 % ont une formation supérieure - médecins, ingénieurs, techniciens, économistes. Et, surtout, plusieurs centaines d'entre eux sont des "génies" des nouvelles technologies. » Aujourd'hui, quand on demande son chemin dans un des pôles technologiques qui ont fleuri à travers le pays, on ne s'étonne pas qu'on vous réponde en russe : si les immigrés sont loin d'avoir tous assimilé l'hébreu, ils maîtrisent parfaitement l'informatique, la biologie, la physique et les mathématiques.

    Depuis 1991, 24 « incubateurs » - pépinières d'entreprises - ont été créés. Ils ont permis le lancement d'un millier de projets, dont plus de 45 % sont devenus de véritables entreprises de haute technologie, où l'on retrouve, outre les « génies » russes, tout ce qu'Israël compte d'inventeurs et d'hommes d'affaires.

    Le Pr Shlomo Breznitz fait vingt ans de moins que ses soixante-dix printemps. C'est une publicité vivante pour CogniFit, la start-up qu'il a fondée en 1999. A partir des sciences cognitives, son entreprise a élaboré des tests et des exercices sur ordinateur qui stimulent le cerveau afin, notamment, de ralentir les effets des maladies d'Alzheimer et de Parkinson. En attendant cet usage médical, la méthode CogniFit a été déclinée plus modestement : elle est vendue aux auto-écoles pour évaluer et faire progresser les candidats au permis de conduire.

    « Cette aventure, trop bizarre même pour les capital-risqueurs, n'aurait jamais été possible sans la politique d'aides du gouvernement : dix ans de crédit d'impôts parce que la société est installée en Galilée et un demi-million de dollars avancés par l'incubateur Naiot, spécialisé dans le matériel médical », explique Breznitz. Une partie de cet argent est fournie par le gouvernement via le Bureau de la direction scientifique, l'équivalent de notre Anvar, qui alloue chaque année quelque 400 millions d'euros de subventions à des entreprises innovantes. Naiot est l'incubateur le plus performant du pays. A 33 ans, Assif Stoffman en est le patron depuis bientôt quatre ans. Ce jeune homme ne sourit pas. D'ailleurs, ici, on ne sourit guère, comme si tout était trop grave. Il n'est pas jusqu'au traditionnel humour juif qui semble s'être mis en sourdine. Pourtant, Stoffman aurait de quoi se dérider : Naiot a levé 160 millions de dollars et accouché de plus de 40 entreprises viables.

    Le secteur des biotechnologies et du matériel médical est un des autres points forts de l'économie israélienne : l'entreprise Teva, qui emploie 13 000 personnes, est ainsi le leader mondial des médicaments génériques. « Nous sommes un pays de serial entrepreneurs », commente Yahal Zilka, le responsable de Magnum Communications Fund, une de ces sociétés de capital-risque qui ont fleuri dans le sillage du boom technologique. « Ici, les gens ont le goût du risque et du mouvement. C'est l'association de la technologie, de l'argent, de la mobilité, d'un système légal favorable, de la volonté de gagner des marchés avec un lien privilégié avec les Etats-Unis qui explique nos succès », renchérit Yoram Oron, qui a créé Vertex, un autre fonds de capital-risque. Israël est le deuxième pays, derrière les Etats-Unis, pour l'importance du capital-risque : 10 milliards de dollars ont été levés entre 1992 et 2002, et 1,5 milliard en 2004 pour la seule haute technologie, plus qu'en France. Plus de 100 sociétés sont cotées au Nasdaq, ce qui place Israël en troisième position derrière les Etats-Unis et le Canada.

    Les grandes entreprises américaines ont compris depuis longtemps l'intérêt de s'implanter ici. Au début des années 70, Intel, Motorola, Texas Instruments, IBM, Digital, National Semiconductor et, plus tard, Microsoft ont ouvert leurs premiers centres de recherches en Israël. Ils employaient alors quelques dizaines de chercheurs. Aujourd'hui, ils en font travailler des centaines. Car Israël peut se féliciter de posséder plusieurs universités ou centres d'excellence, comme l'Institut Weizmann, l'université Ben-Gourion ou le Technion d'Haïfa, qui forment de remarquables ingénieurs.

    Mais le MIT de l'Etat hébreu, c'est d'abord l'armée. En particulier ses unités high-tech les plus secrètes. Tout le monde passe sous les drapeaux : trois ans pour les garçons et deux pour les filles. Ceux qui entrent dans les unités secrètes signent généralement pour six ans. A 18 ans, une telle expérience marque les personnalités. Elle explique le côté rugueux de la plupart des jeunes Israéliens. On n'apprend pas les bonnes manières dans les casernes. Ni quand on se fait tirer dessus. « Mais on y acquiert une maturité précoce, on apprend à décider vite, à assumer des responsabilités et à faire face au risque. Cela fait des gens très aptes à lancer des affaires », souligne Daniel Rouach, professeur à l'ESCP de Paris et au Technion d'Haïfa.

    L'armée sélectionne les meilleurs pour ses centres de recherches et ses unités d'élite. Pendant longtemps, c'était un secret. Mais, aujourd'hui, c'est tout juste si le gouvernement n'en fait pas la publicité pour démontrer aux investisseurs étrangers que le pays a formé les troupes de choc du business moderne. Gadi Mazor, le PDG d'Onset, entreprise spécialisée dans la reconnaissance vocale, ne cache pas qu'il a passé plusieurs années dans la très secrète unité 8-200 de Tsahal. C'est de cette même « université » du renseignement que sont sortis les fondateurs de Nice Systems, société spécialisée dans la numérisation de données. Le patron de la Banque Mizrahi, Yacov Perry, est l'ancien chef du redoutable Shin Bet, la DST israélienne. De 1986 à 1994, son nom était secret d'Etat. Récemment, ce personnage à lunettes noires et crâne rasé a été la vedette d'une émission de téléréalité.

    Le business de la sécurité est florissant. Après les vagues d'attentats de la seconde Intifada, les contrôles sont devenus omniprésents : un vigile, qui fouille les sacs, est posté à l'entrée de chaque lieu public. La vigilance est depuis longtemps une seconde nature et un business. Israël exporte ses systèmes de surveillance - caméras, scanners, systèmes d'identification, détecteurs d'explosifs. Des installations vidéo surveillent les rues sensibles, repérant grâce à des programmes informatiques tout ce qui peut ressembler à un comportement anormal. Big Brother veille, et bien peu s'en plaignent.

    Mais surtout, le pays a refusé obstinément de céder à la peur. La vie nocturne de Tel-Aviv ne s'est jamais interrompue. En avril 2003, une bombe a explosé dans un bar à côté de l'ambassade américaine, tuant trois jeunes et en blessant une vingtaine. L'endroit, sur le front de mer, est à nouveau plein de monde. Dans le quartier des affaires, au pied des immenses tours de verre qui font des clins d'oeil à Manhattan, on ne compte plus les restaurants chics, japonais ou français. Bien qu'une bombe ait encore fait cinq morts dans un autre night-club, le 25 février, on se bouscule dans ces rues qui ont des allures du downtown new-yorkais.

    L'argent, manifestement, ne manque pas. Au moins pour certains. Tous ceux qui applaudissent à la politique « thatchérienne » de Benyamin Netanyahou. Dès son arrivée au ministère des Finances, il y a bientôt deux ans, « Bibi » avait stigmatisé le poids excessif du secteur public (55 % de l'économie) et annoncé son intention de multiplier les privatisations. C'est chose faite pour l'essentiel du système bancaire, les ports, la compagnie aérienne El Al, la majorité du secteur coopératif, bientôt les télécoms et quelques éléments de l'industrie militaire.

    « Son agenda a été très clair dès le départ : discipline budgétaire, réduction de l'Etat social au niveau des moyens disponibles, baisse des impôts et transformation des structures pour favoriser le développement d'une économie de marché », explique un de ses proches collaborateurs, Joseph Bachar, directeur général du ministère des Finances. Le déficit a été limité à 4 % par la loi, et les dépenses publiques ne doivent pas croître de plus de 1 % par an. Netanyahou a réussi l'exploit de créer des fonds de pension privés pour les retraites, d'en reculer l'âge (de 65 à 67 ans pour les hommes et de 60 à 65 ans pour les femmes), de réduire le montant des prestations sociales et de... diminuer les salaires des fonctionnaires. La mythique centrale syndicale Histadrout a dû manger son chapeau et accepter le plan de rigueur.

    Netanyahou peut dire merci à l'Intifada. Les kamikazes palestiniens et l'état d'urgence créé de facto par le terrorisme ont contribué à faire passer ces pilules amères mais efficaces. La croissance est repartie depuis l'an dernier (plus de 4 % en 2004), la Bourse a grimpé de 100 % en deux ans, le tourisme est en pleine reprise et le chômage - qui reste trop élevé - est repassé sous la barre des 10 %.

    Libéralisme, ouverture sur le monde, encouragements à l'investissement, privatisations et développement sans prise en compte des autres pays de la région, le programme de « Bibi » est bien loin du rêve travailliste d'un Shimon Peres qui, naguère, avait évoqué la création d'un « marché commun du Proche-Orient ». « Nous ne pouvons pas élaborer nos plans dans l'attente que les choses bougent », se justifie Joseph Bachar (2).

    A Herzlia, banlieue nord de Tel-Aviv, on respire la réussite et l'argent. Les villas des nouveaux riches ne lésinent ni sur le marbre ni sur le kitsch. En bord de mer, des jeunes gens bronzés font du kitesurf. A l'ArCafe - une chaîne de bistrots modernes - comme dans les dizaines de nouveaux lieux qui ont éclos à l'ombre des buildings, jolies filles et jeunes entrepreneurs se croisent autour d'un cappuccino. Kobi Ben-Zvi a l'habitude d'y prendre ses petits déjeuners de travail. Après plusieurs années passées à Austin pour Motorola, cet ingénieur, qui a créé Wintegra, une start-up de semi-conducteurs, avoue qu'il a « été surpris » par Netanyahou. « Mais il a donné la liberté d'entreprendre, ajoute-t-il. C'est important, car il ne suffisait plus de partager la pénurie. »

    Certes, mais c'est peut-être là le côté sombre de cette réussite. Israël, à l'image de ses modèles ultralibéraux, devient une société à deux vitesses. A côté des princes de la nouvelle économie, 20 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Certains jeunes soldats ne prendraient pas leurs permissions pour profiter de la nourriture de la caserne. « Un homme sur quatre, 10 % des ouvriers et 600 000 enfants sont pauvres, martèle Efraim Zilony, responsable du secteur économique de la Histadrout. Chaque année, les inégalités s'aggravent. » Même le patron des patrons, Shraga Brosh, admet qu'un « pays aussi isolé qu'Israël ne peut pas se permettre d'avoir près de 10 % de chômeurs ».

    Tout cela semble bien étrange à Mme Chavale. A 72 ans, cette kibboutznik de la première heure parcourt, désenchantée et nostalgique, les baraques collectives aujourd'hui désertées du kibboutz Nasholim, au sud d'Haïfa. Dorénavant, les kibboutzniks préfèrent vivre dans des maisons particulières et travailler en dehors de la coopérative. Dans les champs, des immigrés thaïlandais ont remplacé les Palestiniens (3). Une partie des bâtiments ont été réaménagés en motel de luxe, avec 89 chambres louées entre 60 et 190 dollars la nuit.


    Mme Chavale admet avec tristesse que l'idéal égalitaire des kibboutz « était peut-être une illusion ». « Il était difficile de traiter à égalité ceux qui travaillaient dur et ceux qui tiraient au flanc. Et compliqué d'accepter les ordres de certains quand on se considérait tous comme égaux. » Aujourd'hui, c'est grâce à cet hôtel et à son « manager » venu du privé que sa retraite est payée à la fin du mois. Et ce que Mme Chavale ne sait pas encore, c'est que Shamir Optical, l'entreprise high-tech d'un autre kibboutz, vient de faire son entrée au Nasdaq.

    (1) Acronyme hébreu pour « armée de défense d'Israël ».

    (2) Plus brutalement, l'éditorialiste de la revue américaine Atlantic Monthly, Benjamin Schwarz, écrit en mai que le mur a d'abord été « conçu comme un moyen de détacher Israël politiquement et économiquement d'une population palestinienne en croissance et qui s'appauvrit ».

    (3) Officiellement, on compte 60 000 travailleurs immigrés en Israël, essentiellement venus d'Asie, mais on estime qu'ils sont deux fois plus nombreux.

    Gil Shwed, de l'armée à Check Point



    Ses mots crépitent comme les rouages d'une imprimante et il ne cesse de bouger sur son fauteuil comme s'il voulait s'en aller. Sympathique et mystérieux - il ne veut pas dire son âge (probablement 35 ans) -, ce jeune homme évolue dans un univers très secret puisqu'il est le n° 1 mondial des systèmes de sécurité sur Internet.

    Comme Bill Gates, Gil Shwed a quitté l'université, trop pressé de réussir pour user ses culottes sur les bancs de la fac. A 12 ans, il décroche son premier job dans l'informatique, mais c'est à 18 qu'il passe aux choses sérieuses : il travaille dans les unités secrètes de Tsahal chargées de sécuriser les premiers systèmes informatiques.

    Dès qu'il sort de l'armée, en 1993, il lance sa société, Check Point, avec deux copains, Shlomo Kramer et Marius Nacht. Ce sont eux qui ont inventé les fameux firewalls et tous les systèmes de sécurisation des réseaux informatiques. Un marché en pleine expansion et un succès qui pèse plus de 400 millions de dollars.

    Diamants : une ambition de taille



    Les immeubles de verre de Ramat Gan abritent le plus grand coffre-fort du monde : la bourse des diamants de Tel-Aviv, avec ses quatre tours, ses mille bureaux, ses cinq banques et ses douanes. Elle a vu le jour au milieu des années 60. En 2004, le marché du diamant représentait environ 20 % des exportations d'Israël (9,2 milliards de dollars pour les diamants polis et bruts, malgré la concurrence croissante des pays asiatiques). Ramat Gan est le premier centre mondial pour le commerce du diamant poli (5,5 milliards de dollars) et ambitionne de devenir la première place pour tous les diamants, devant Anvers, Londres et Johannesburg. Pour atteindre son objectif, l'Etat hébreu essaie d'avoir un plus grand accès à la production des pierres brutes, dont le commerce est dominé par le groupe De Beers. C'est donc, en Afrique et en Russie, l'occasion de grandes manoeuvres où se profilent nombre d'aventuriers, sur fond d'histoires dignes des meilleurs romans.

    Zones de contacts



    Pour encourager la coopération entre Israël et ses voisins, les Etats-Unis ont inventé les qualified industrial zones (QIZ). Ces zones industrielles implantées d'abord en Jordanie (depuis 1998), puis en Egypte, autorisent les exportations vers les Etats-Unis sans paiements de droits de douane, à condition que les produits incorporent au moins 11,7 % d'apports israéliens. Résultat : les exportations jordaniennes vers les Etats-Unis sont passées de 20 millions de dollars en 1997 à 1 milliard en 2004. L'accord avec l'Egypte a été signé le 14 décembre dernier. Plus de 400 entreprises sont d'ores et déjà concernées. Grâce aux QIZ, les exportations égyptiennes vers les Etats-Unis pourraient doubler en deux ans. « Les avions entre Israël et l'Egypte sont à nouveau pleins », assure Yair Shiran, responsable du programme au ministère israélien de l'Industrie. Depuis la signature de l'accord, deux manifestations ont eu lieu en Egypte. Non pour dénoncer l'« ennemi sioniste », mais pour réclamer l'installation de QIZ supplémentaires...
     
  2. NoUnOuS

    NoUnOuS Prepare to Die x____x

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    possible chi molakhass
    ana ma3gaz ma 9adch na9ra hadchi koullo
     
  3. Stutu

    Stutu Citoyen

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    khoulassa: wakha ma9ritsh... [07h] dék che3b mazal ji3ane , mab9a léhoum gher yakhdou le7wayej lli labssinhoum.....
     
  4. Brad_Bite

    Brad_Bite Visiteur

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    Lawa8 a Stupify [22h] ce n'est pas le bin résumé :
    Dak cha3b a souffert et a tiré des enseignements de cette sourance.

    Ce peuple qui compte 5 millions d'habitants tient en respect des centaines de millions de ces ennemis.

    Ce peuple à la bombe nucl"aire.
    Ce peuple a son auto-sufisasance en matièe agricole et se permet d'exporter ces prosuits.
    Ce peuple a inventé la tachnique d'arosage goutte à goutte pour economiser l'eau.
    Ce peuple est une vraie démocratie (on déplerera le sort de nos frères palestiniens qd même)


    Bi kholassa actuellement : bezzaf 3lina li8oud
     
  5. ABOU IMANE

    ABOU IMANE SAHBANE

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    brade..wache nfa8mou men klamak anna 8adi di3aya lil ya8oud? ana ma9ritchi 8ade chi lli ktabti koullou 7ite li8oude ma3roufine bel makre oul khida3e..8ade lkyane lli katsabba7 btafawwou9ou ou ta9addoumou..ma 8ouwa ghire kyane 3ounssouri ma9ite staghallelja8le ou lkhawfe dyal l3alame kamal bache s7a7e ou rabba lbbadere..bla mandakrou 3al mou3anaate dyal 3rabe addakhil..choufe lkhali6e dyal li8oude lli jam3ou8 men fou9ara2 achatate..8ounak tafri9a bine as7abe l2oussoul l2ifri9ya awe l2ourouppya awe l2amirikya..awe lli jam3ou8oume men l2itti7ade sovieti lmoun7alle..ga3e 8adchi lli ktabti fe tamjide li8oude,awe n9alti8 men chi journane di3a2i kay6abbale li8oume..ma8ouwa ghire di3aya l3isabate moussalla7a ghtasbate arde 3arabya bel 9ouwwa ou bel 9walabe..8ade l3issabate lli sammiti8oume cha3be,ra8oume koul8oume mdarbine 3al sla7,ou koul8oume ma79ounine bjour3ate kbira men lkara8ya ded kou l3alame...
     
  6. shiva

    shiva Visiteur

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    israel, une vraie démocratie?!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    tu bleufs? non dis moi que c'est pour rire!ça ne va pas, tu ne sais pas ce qui arrive chaque jour aux palestiniens, tu dis que les juifs ont souffert? peut etre, meme surement mais il le font payer dix mille fois à nos freres, en plus il ne font k de recevoir de la tune des states et de l'allemagne comme compensation à leur soufrance. c'est normal de dépasser les arabes ils ont les moyens que leur voisins n'ont pas, en plus ils mettent la main sur toutes les ressources palestiniennes.tu sais qu'un palestinien n'a pas le droit de creuser un puis dans sa maison, dans sa propre maison, les soldats viennent y mettre du ciment, qu'il doit payer sinon il va en prison!
    tu sais que le mur qu'il sont en train de construire en cisjordanie requisitionne 10% des terres occupées!ils ne qu'étouffer les palestiniens, ils veulent tous les faire fuire de leur terre, ce qui reste de la palestine ils veulent la faire morceler comme ça chaque ville devient une prison pour ce peuple palestinien!
    de toutes les manieres si tu feuilletes un peu les bouquins d'histoires tu verras bien que la constitution de cet état est completement illégale,alors comme démocratie j'ai vu mieux!
     
  7. Brad_Bite

    Brad_Bite Visiteur

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    Shiva : t'as vu mieux ou ca ? au Maroc ? en algerie ? au Liban ?
    Si Israel recevoit des dons des USA et d'Allemagne et bien elle le rentabilise ; si c'etait qu'une question de PIB ton raisonnement aurait pu tenir (ex. le cas des pays du Golf leur PIB est élevé mais ne produisent rien).
    Si tu regarde le palmares des socités mondiales en sécurité et en Télecoms tu trouveras des sociétés israeliennes (CheckPoint est un exemple concret). Les ar.abes produisent quoi ? rien (ghir lhadra).

    Démocratie : oui c'est une démocratie (pas vis à vis des pauvres palestiniens) et je ne sais pas qui pourra dire le contraire.
    la cohabitation likoud et parti travailliste est la parfaite illustration.

    J'aimerai bien au moins qu'on s'inspire de ce pays ennemi pour nous développer.
     
  8. tuita16

    tuita16 Touriste

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    wach koul9oum 9ritou had ljoumla oula ghir ana ??? [36h] [36h] [36h]

    aji wach nta yhoudi oula msslem??? lihoud bezzaf 3lina?? bayach??? hite darou gout a gout??? oula chnou daro?? ra mirikane lli m3awnahoum ....

    kountoum khayra ommatine okhrijate li nnass

    o lmouhim ana ga3ma bghite nt3esseb... had nouba 3ref rassek mziane chnou tatgoul o sme7 lia...
     

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