Le calvaire des journalistes se poursuit : Trois correspondants de presse tabassés pa

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 7 Septembre 2009.

  1. Info du bled

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    Décidément les hommes de Laanigri font la loi à Fès, ou plutôt la violent allégrement !
    Encore une barbarie des forces auxiliaires en ce mois sacré de Ramadan et toujours dans la capitale spirituelle du Royaume. Après le tabassage d’un père de famille en plein public par des forces auxiliaires car il n’avait pas apprécié leur manière de s’en prendre à quelques marchands ambulants, lesdites forces se sont attaquées sauvagement cette fois à trois journalistes dont le seul «crime» était de s’acquitter de leur devoir d’informer l’opinion publique. Récit.
    Les trois journalistes en question représentant l’Ittihad Al Ichtiraki et Al Jarida Al Oula ainsi que Kawaliss Bila Houdoud se trouvaient au siège de la province de Moulay Yacoub vers le coup de dix heures du matin pour couvrir un événement banal : celui de l’élection du conseil provincial. Ils furent surpris sur place, que tous les accès au siège de ladite province étaient fermés sur ordre du gouverneur de la province. Les trois journalistes, tout en montrant leurs cartes professionnelles devaient expliquer et rappeler aux responsables leur droit à l’information et à la présence à ce genre de réunions. Les forces de Laanigri ne permettaient à personne d’accéder à la salle de réunion de la province et les responsables promettaient aux journalistes de divulguer les résultats de l’opération des élections à la fin de la réunion qui s’est achevée vers une heure. Moment où un officier de Laanigri s’est acharné avec ses hommes sur les trois journalistes à coups de poings, de pieds et gifles…devant de nombreux citoyens qui ont dénoncé ces pratiques surgies d’un âge qu’on croyait révolu. On peut deviner le résultat de cette barbarie qui n’est pas beau à voir. Les trois hommes de presse ont déposé plainte près le tribunal de première instance de Fès, tout en fournissant des certificats d’incapacité temporaire allant de 20 à 25 jours. Plusieurs témoins ont exprimé le souhait également de témoigner devant le tribunal pour que justice soit faite. La police judiciaire a entamé une enquête auprès des victimes ainsi que de l’officier zélé et ses hommes. Les autorités ont tenté et tentent toujours d’étouffer l’affaire en promettant des excuses et des mesures disciplinaires, mais les journalistes réclament l’indépendance de la justice estimant que personne n’est au-dessus de la loi.
    Il faut dire que ces derniers temps, la presse fait l’objet d’enquêtes et de poursuites judiciaires. Les derniers cas en date sont la saisie des numéros de «Tel Quel» et «Nichane», l’interrogatoire qui aurait duré plus de 80 heures avec le directeur du quotidien d’Al Jarida Al Oula, l’enquête ordonnée par le parquet avec les directeurs d’Al Ayam et Al Machaal. Et on est à se demander s’il s’agit d’une simple coïncidence ou d’une guerre non déclarée contre la presse.







    Source : libe.ma

     

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