Le chewing-gum dont on fait de l'or

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par @@@, 20 Janvier 2010.

  1. @@@

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    L'Américain Thomas Adams a finalement vu juste. En 1869, cet entrepreneur new-yorkais avait récupéré 250 kg de sève séchée du sapotier, un arbre tropical, pour en faire un substitut du caoutchouc et s'en servir pour fabriquer des pneus de bicyclettes ou des bottes.

    Un échec total, jusqu'à ce qu'il se décide d'y ajouter du sirop de glucose mentholé afin de créer une pâte à mâcher vendue en pharmacie. Le chewing-gum était né et avec lui un formidable marché qui ne cesse encore aujourd'hui de croître.

    Derrière la bataille boursière pour le contrôle du confiseur britannique Cadbury se cache en effet une véritable bagarre pour le marché du chewing-gum. "C'est la pépite du groupe anglais", juge un fin connaisseur du secteur. Avec ses marques Hollywood, Trident ou Clorets, Cadbury est en effet le deuxième acteur mondial sur ce segment, avec 28,8 % de parts de marché, selon les données du cabinet Euromonitor.

    Juste derrière le confiseur américain Mars, avec 35,4 %, qui n'avait pas hésité à débourser 23 milliards de dollars, en 2008, pour prendre le contrôle de son compatriote et ancien fournisseur officiel de l'armée américaine Wrigley (Freedent, Airwaves, Orbit...). A eux deux, Cadbury et Mars contrôlent presque les deux tiers du marché mondial et possèdent seize des vingt marques les plus vendues.



    Le marché a doublé en dix ans

    De quoi aiguiser les convoitises du géant américain Kraft, quasiment inexistant dans ce segment. D'autant que le marché mondial du chewing-gum a doublé entre 1998 et 2009, à 23,2 milliards de dollars, et devrait encore progresser de 10,4 % d'ici à 2014. Une croissance élevée qui profite surtout aux grandes marques : "Le chewing-gum est encore plus insensible aux marques de distributeur, les fameuses MDD, que les bonbons ou le chocolat, note Arnaud-Cyprien Nana-Mvogo, analyste à la société de Bourse Aurel BGC. C'est un achat de plaisir et d'impulsion, non réfléchi, réalisé en "devant de caisses"".

    Aujourd'hui réalisé à partir d'un mélange de résine, de caoutchouc, de cire et d'émulsifiant, auxquels sont ensuite ajoutés notamment des arômes et des colorants, le chewing-gum offre surtout des coûts de production peu élevés : résultat, les marges opérationnelles sur ce segment atteignent 18 %, contre environ 9 % pour le chocolat ou les bonbons.





    http://www.lemonde.fr/economie/arti...ng-gum-dont-on-fait-de-l-or_1294245_3234.html
     

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