Le code de la famille a diminué la polygamie

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 6 Février 2006.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    MAROC - 5 février 2006 - AFP
    Le code de la famille au Maroc, instauré en 2004, a enregistré des résultats "positifs" en 2005, avec notamment la baisse des cas de mariages polygamiques de 6,97%, a déclaré le ministre marocain de la Justice Mohamed Bouzoubaâ.

    En 2005, 841 actes de mariage polygamique ont été enregistrés contre 904 en 2004, a-t-il indiqué lors d'une réunion dont la teneur été rapportée dimanche par la presse. Le ministre a rappelé que le nouveau code de la famille pose de sévères conditions à la polygamie.

    Selon le ministre, les cas de divorce musulman, Al-Kholaâ, imposant à la femme d'offrir une somme d'argent à son époux pour pouvoir obtenir la répudiation, ont eux aussi diminué de 6,34% en 2005 grâce à l'application du nouveau code civil de la famille.


    Ce genre de divorce, qui était très contraignant pour la femme surtout dans le monde rural, a baissé de 43,07% entre 2003 et 2005 pour passer de 21.076 cas à 11.238, a indiqué M. Bouzoubaâ.

    Les femmes ont été aussi plus nombreuses (+166%), a-t-il ajouté, à avoir demandé en 2005 le divorce dit Chikaq (division), une nouvelle procédure qui leur accorde la "séparation par consentement" devant un juge.

    "Bien que le nombre de divorces a augmenté (29.668 cas en 2005 contre 26.914 en 2004), celui des mariages a aussi progressé (+3,48%) avec 277.795 cas", a souligné le ministre.

    Dimanche, le journal Le Matin a estimé que le nouveau code de la famille "a renforcé le droit de la femme à demander le divorce pour préjudice subi (femme battue, délaissée, abandonnée sans moyens de subsistance)", soulignant que le le "divorce est (davantage) prononcé par le juge à la demande de l'épouse".

    Le nouveau Code de la famille qui a réformé en profondeur la situation de la femme au Maroc, est entré en vigueur en janvier 2004. Ce texte place notamment la famille "sous la responsabilité conjointe des deux époux", pose de sévères conditions à la polygamie et à la répudiation, et porte à 18 ans au lieu de 15 ans l'âge légal du mariage des femmes.

    Sur ce dernier point, a indiqué le ministre de la Justice, 49.175 filles majeures en 2005 - contre 34.475 en 2004 - ont contracté elle-même le mariage sans l'accord d'une tutelle comme le prévoyait l'ancienne procédure du mariage.

    AFP - JAI

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    propose par aghilasse
     
  2. morphin

    morphin Visiteur

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    Re : Le code de la famille a diminué la polygamie

    Et moi qui croyait qu'on avait interdit la polygamie [29h]
     
  3. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Re : Le code de la famille a diminué la polygamie

    non elle n'est pas interdite 7it quand meme chra3 3ta rajel 4!! mais lmodawana jdida katgol belli rajel ila bgha ytjawaj une 2eme femme, may9der ydirha 7ta yjib mowafa9a min 3and lmra lawla, chi li makanch kaydar avant...kan rajel ila bgha ytjawaj une 2eme, il peut le faire sans probleme, ama daba kayen 9anoun li kay7mi lmra fhad na7iya...hadechi li tbeddel!!
     
  4. morphin

    morphin Visiteur

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    Re : Le code de la famille a diminué la polygamie

    donc ma tbeddel walo ! zawja tanya avant kant ma3endha matgoul c'est souvent les parents lli 3endhom lkelma et daba makaynch l9anoun lli ye7miha donc ma3endha toujours walo matgoul !!
    ana lli mabghach yetfhmo liya houma had rrjal lli taytzewjo ketr men we7da ana ghi sa7bti w dayra liya l9ou9a.
     
  5. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Re : Le code de la famille a diminué la polygamie

    daba 7na ghadi nhadrou gheer 3la lmra lawla, 7it hiya li kanet katakol da9 avant, katkon galssa 7ta kayji rajel w dakhel liha b derra....ama la 2eme femme fa deber lrassha hiya t7amel lmass2oliya, donc hna fin tbedlat l9adiya, ila makantch lmowafa9a dyal lmra lawla walah la tjawaj dak rajel une 2eme fois.....sinon khassou ytalla9 lmra lawla...w fo9 men hadechi kollo, la pokygamie 7lal li 3idat assbab, 7na les etres humains li ma3rafnach kifach nassta3mlouha....alors lmouchkil makayench f la polygamie mais f l2inssan b 7ad datou
     
  6. morphin

    morphin Visiteur

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    Re : Le code de la famille a diminué la polygamie

    wach bini w bink kayna chi merra f had denya te9bel volontairement rajelha yjib we7da khera 3liha, souvent plus jeune plus fraiche, il ne s'agit que de sex rah makayn ayatouma argumentationkhra katfesser la lopygamie... Llahoma inna hada mounkar wa7d nhar newelliw 7tta 7na dayrin swing
     
  7. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Re : Le code de la famille a diminué la polygamie

    na9der ngol lik belli sex est une raison men les raisons pour la polygamie bach matfechach zina, hadi hiya la theorie mais la pratique nous dit autre chose et c malheureux
     
  8. liveislife03

    liveislife03 Visiteur

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    Re : Le code de la famille a diminué la polygamie

    bonjour,
    Allah quand il a autorisé la polygamie, c'était pour des raisons sociales, pour garder un équilibre au sein de la société!

    L'islam a pensé à des cas typiques pour autoriser la polygamie:

    --Auparavant, quand les hommes partaient en guerre, les femmes restaient au foyer. Donc le nombre de veuves s'est élevé. donc, dans ce cas, il était permis à un homme de se marier avec une deuxième pour la prendre en charge (financièrement, affectueusement...)

    --Un homme dont la femme est stérile. Il veut un enfant mais il aime sa femme. il lui est donc permis de se marier pour avoir de la progéniture.

    --Un homme qui ressent un besoin continuel de rapports avec sa femme et qui se sent très mal à l'aise pendant la période des régles de sa femme. Il peut pas aller chercher son réconfort ailleurs

    Ceci dit, il lui faut un énorme engagement envers les deux épouses. Il doit être juste avec les deux, ne pas s'interesser à l'une au dépend de l'autre......
    Allah sob7anaho wa ta3ala dit: "si vous craignez d’être injustes, une seule" <==>"wa in khiftom alla ta3dilo fa wa7ida"................"wa lan ta3dilouuu"

    wa lan ta3dilou, c'est explécite!! on peut pas être juste. d'une façon ou d'une autre, on nuira à l'une d'elles. donc se contenter d'une seulle est la meilleure solution


    Qu'est ce qui se passe dans nos sociétés de nos jours?!!
    Aucun respect de l'autre! On ne prend de l'islam que ce qui nous arrange.
    Un homme qui ne connais ce que veut dire la fidélité, s'autorise un 2ème mariage au nom de "chra3 3tana 4"!!!
    Un homme qui veut se faire désirer, prend deux épouses. Si l'une lui fait un reproche quelconque, il claque la porte et va voir l'autre!! elle l'accueillera à bras ouverts de toute façon (si ce n'est par amour, ça serait par jalousie ou rivalité avec l'autre épouse)

    Khasna bzaaaaaaaf dial lwa3ye!!
    rajel yt3alam y7tarem mratou, wel mra t7tarem rajel'ha w t3almou y7taremha

    Par contre, notre religion autorise à la femme de demander le divorce si son mari veut prendre une 2ème épouse!

    voilà ce que j'en pense!!
    bonne journée [06c]
     
  9. Dj AbDeL

    Dj AbDeL BaD BoYs

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    Re : Le code de la famille a diminué la polygamie

    bien dit a liveislife03
    tt a fé dacord
    en plus en Islam la femme peu imposer ses conditions fe l'acte de mariage
    had takrim kamel li darou l2islam lmar2a o mazal kaygoulou chi wa7date ana l2islam dalam8om
     
  10. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Re : Le code de la famille a diminué la polygamie

    un article propose par milagro qui parle de la femme et le code de la famille au Maghreb et qui souleve une certaine comparaison entre le Maroc et la Tunisie. je vous laisse decouvrir. Bonne Lecture

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    Le Code de la famille n’offre pas, loin s’en faut au Maghreb, la part belle à la gent féminine. Si quelques changements ont été apportés ça et là, la femme demeure largement inféodée à l’homme. Les pâles mesures prises en Algérie maintiennent un profond immobilisme, et si les féministes s’en tirent relativement mieux au Maroc, c’est en Tunisie qu’elles semblent véritablement être l’égal de l’homme.

    Soucieux de montrer aux Occidentaux les progrès de l’Algérie en matière de démocratisation, le Président Abdelaziz Bouteflika s’était engagé, au lendemain de sa réélection en 2004, à renforcer les droits des femmes de son pays, soumises à un Code de la famille archaïque. C’est chose faîte. Avec timidité et sans véritable révolution. L’abrogation du « Code de l’infamie », voulue par les laïques et les féministes, est renvoyée aux calendes grecques.

    Jouant l’équilibriste entre partisans de la modernité et chantres de la tradition, Abdelaziz Bouteflika a finalement tranché. Légiférant par ordonnance pour éviter un possible désaveu du Parlement, le Président algérien a réformé, en février dernier, 52 points du Code de la famille, en vigueur depuis 1984. Prudent, il a, tout de même, rappelé la primauté de la loi coranique sur les législations nationale et internationale. Au nom d’Allah, le principe d’égalité homme/femme, reconnu dans l’article 29 de la Constitution algérienne, restera donc lettre morte. Sous-citoyennes, les Algériennes demeurent les seules mineures à vie du nord de l’Afrique.

    Des réformes en trompe l’½il

    Principale déception : le maintien du tutorat. L’accord d’un père ou d’un frère reste nécessaire à toute femme désireuse de contracter un mariage. L’avant-projet de réforme prévoyait pourtant que le tuteur (wali) ne serait plus obligatoire, au moins pour les femmes majeures. Mais, face à l’opposition des fondamentalistes et des Imams (fonctionnaires de l’Etat en Algérie) qui y voyaient une atteinte à la famille, le Président Bouteflika a fini par capituler. De même, l’époux conserve un droit de répudiation sans condition et l’épouse est toujours soumise à un devoir d’obéissance inconditionnel à l’époux. Dans les faits, cela se traduit pour une femme par un droit au travail soumis à l’accord préalable de l’homme ou encore par une autorité parentale qui ne lui est confiée qu’en cas de décès du mari ou d’incapacité établie de celui-ci.

    Restent également inchangés les droits d’héritage. Comme stipulé explicitement dans le Coran, revient, à une femme, la moitié de ce qui revient de droit à un homme de même rang. Seul progrès substantiel, l’obligation pour l’époux divorcé d’assurer le logement à ses enfants dont la garde est confiée à la mère. A l’avenir, devrait, au moins, disparaître les scènes affligeantes de femmes et d’enfants condamnés à vivre dans les rues, faute de domicile familial. « Réformette » aussi de la polygamie, qui concerne moins de 1 % des ménages algériens. Bien que reconduite, elle sera, dorénavant, conditionnée aux consentements des épouses (la première et la future) et à l’autorisation d’un juge qui devra déterminer la capacité de l’époux à « assurer l’équité et les conditions nécessaires à la vie conjugale ».

    Le faux prétexte de la Charia

    Le Coran et la Charia font, donc, loi. Fondamentalistes radicaux et modérés sont, en majorité, satisfaits. Comme l’ont rappelé certains, ce Code est destiné à protéger les familles, non les femmes ! On s’interrogera cependant sur un point : pourquoi encenser la loi religieuse, quand il s’agit du statut personnel des femmes, et la bafouer pour d’autres dogmes : en Algérie, on ne coupe, heureusement, plus les mains aux voleurs, on ne fouette plus les maris infidèles depuis longtemps, sanctions pourtant préconisée par les textes ! Paradoxalement, l’Algérie est aussi l’un des rares pays musulmans où aucune fonction n’est interdite aux femmes. Enseignantes, juges, médecins, politiques... L’espace public leur est ouvert. Ce qui, associé à un code de la famille passéiste, rétrograde et injuste, conduit à des situations grotesques : une femme magistrat, qui condamne aujourd’hui un délinquant en fonction d’une loi civile, devra, peut-être demain, se prononcer sur une répudiation ou un cas de polygamie au regard de la loi religieuse. Et la même femme, dont on reconnaît la compétence et l’indépendance dans le monde professionnel, devra pourtant obtenir l’autorisation d’un tuteur pour pouvoir se marier !

    L’incertitude marocaine

    Un an après le vote d’une réforme de la Mudawwana (Code du statut personnel) voulue par Mohammed VI, le Maroc fait son premier bilan. Le nouveau texte, qui rend les femmes égales des hommes sur le plan juridique, avait été accueilli favorablement par tous les partis politiques. Les fondamentalistes, après les attentats de Casablanca de mai 2003, gardaient profil bas, après voir, quatre ans plus tôt, repoussé une première tentative de réforme. Comparables aux amendements algériens, les modifications marocaines vont pourtant un peu plus loin. S’y ajoutent la suppression du tutorat, la co-responsabilité parentale, le principe de séparation des biens du couple et l’abrogation du principe de l’obéissance de l’épouse. Comme en Algérie, le souverain chérifien a pris soin de valider chaque modification du texte fondateur de 1957 par un verset du Coran. Commandeur des croyants en tant que descendant du Prophète, il a rappelé qu’il ne pouvait rendre licite ce qui est interdit par le coran ou rendre illicite ce qui y est autorisé. C’est pourquoi les conditions d’héritage, par exemple, n’ont pas été modifiées et la polygamie, comme la répudiation, restent possibles sous conditions.

    Enthousiastes il y a un an, les féministes du Royaume sont aujourd’hui désappointées. Les mentalités sont plus difficiles à transformer que les lois. L’application des nouveaux droits des femmes se heurte à une tradition millénaire de tutelle masculine. D’une part, parce que les femmes n’osent pas revendiquer leurs droits : plus de la moitié de celles qui ont demandé le divorce, depuis janvier 2004, ont renoncé, en même temps, à leurs droits de garde et de pension alimentaire. D’autre part, parce que le pouvoir d’appréciation de la magistrature marocaine, masculine dans sa majorité et connue pour son traditionalisme, semble encore trop étendu. Depuis la promulgation du nouveau code, 80 % des demandes d’autorisation de polygamie ont été validées par les juges.

    La Tunisie, paradis féminin ?

    Reste la Tunisie, qui fait figure d’exception au Maghreb, comme dans l’ensemble du monde arabe. Quelques mois après l’indépendance, en 1956, le Chef de l’Etat, Habib Bourguiba fait promulguer un Code du statut personnel, révolutionnaire pour l’époque. Toujours en vigueur et même constitutionnalisé en 1991, le texte interdit la polygamie et la répudiation, autorise le divorce et reconnaît la filiation maternelle. Mais la modernité tunisienne, si ancienne soit-elle, reste souvent circonscrite aux zones urbaines. Allez donc convaincre une campagnarde de divorcer d’un époux qui la bat ! Le droit à l’égalité ne la génère pas. Avec ou sans tissu législatif favorable, une femme divorcée ou une mère célibataire restent encore, en Tunisie et a fortiori au Maghreb, sujette à l’opprobre et au déshonneur.

    Source: http://www.afrik.com/article8433.html
     

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