Le Code de la famille : un projet mobilisateur

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 20 Mai 2006.

  1. Le_Dictateur

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    Réforme de la Moudawana
    Avec la réforme de la Moudawana, S.M. le Roi Mohammed VI a révolutionné, dans les textes, le statut de la femme, en consacrant le principe d'égalité entre les hommes et les femmes, a affirmé Fouzia Assouli, secrétaire générale de la Ligue démocratique pour les droits des femmes (LDDF).


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    La réforme de la Moudawana et des codes pénal et du travail sont autant d'avancées de nature à faire prévaloir les droits des femmes qui sont des droits universels, a souligné Mme Assouli, dans une déclaration à la MAP, en marge de la visite à Paris des «Caravanières du Sud», constituées de militantes associatives et de juristes venues du Maroc, d'Algérie et de Tunisie.

    L'objectif de cette Caravane, initiée par l'Association «Femmes contre les intégrismes» (FCI), est de mettre en lumière cette évolution que connaît le Maroc et d'informer les jeunes filles et les femmes issues de l'immigration de l'existence d'un mouvement de femmes dans le Royaume qui est parvenu à faire introduire le principe d'égalité hommes-femmes, a-t-elle ajouté.

    Ces avancées s'inscrivent dans le cadre d'un projet de société «démocratique et moderniste» initié par le Souverain, a expliqué Assouli, faisant observer que la LDDH, en tant que partie intégrante de ce mouvement de femmes, s'emploie à sensibiliser, informer et à plaidoyer pour que «l'Etat intervienne et les femmes s'approprient ces changements».

    Zohra Sadik, membre de la LDDH et caravanière, a signalé, quant à elle, que l'association organise régulièrement une «caravane des droits des femmes» qui sillonne les zones les plus reculées du Royaume afin de sensibiliser les femmes à l'évolution que connaît le Maroc et en même temps à ce qu'elles soient conscientes de leurs droits.

    «Nous ne pouvons pas évoquer les droits des femmes sans qu'il y ait implication de l'ensemble des femmes marocaines», a-t-elle dit.

    Cette visite constitue une opportunité pour les femmes maghrébines de la «Caravane du Sud» d'échanger leurs expériences respectives en ce qui concerne notamment l'égalité et la citoyenneté et pour les femmes marocaines de faire connaître les avancées réalisées dans le Royaume, dont le nouveau Code de la famille.

    Aux yeux d'autres caravanières marocaines, de nombreuses femmes immigrées restent «enfermées dans les traditions du bled telles qu'elles les ont connues dans le passé sans savoir que beaucoup de femmes au Maroc sont porteuses du progrès». Accueillies le week-end dernier à Lyon et lundi à Strasbourg, les caravanières séjournent actuellement à Paris avant de se rendre le 21 mai à Dijon. En plein centre de chaque ville traversée, elles installent une tente caïdale sur une place publique où elles invitent les femmes à des rendez-vous pour s'informer, alerter, rendre visibles les inégalités et rencontrer des associations locales.


    L'idée de la «Caravane du Sud», qui en est à sa 2e édition, vient du Maroc où, depuis 2001, la Caravane des droits des femmes se déroule dans les douars les plus reculés. Cette édition a réuni 17 caravanières marocaines, trois algériennes et une tunisienne. Débats, consultations juridiques mais aussi théâtre, danse et cinéma sont les temps forts de cette initiative qui mobilise de nombreuses associations féministes.

    Source - LE MATIN
     

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