Le Corcas et les contours de l'autonomie du Sahara

Discussion dans 'Scooooop' créé par MATAPAYOS, 9 Juin 2006.

  1. MATAPAYOS

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    Le Corcas et les contours de l'autonomie du Sahara


    Les membres du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes ont commencé à discuter de l'autonomie du Sahara. La majorité opte pour le modèle espagnol, sous souveraineté marocaine.
    Le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (Corcas) s'est réuni tout au long de la semaine dernière. Au menu : l'élection des différentes commissions et surtout l'audition de tous ses membres concernant la question de l'autonomie des provinces du sud. A priori, le président du Conseil, Khali Hanna Ould Rchid, a réussi son coup. Non seulement il a pu mener ces élections à bien, mais surtout il a permis à toutes les tendances de s'exprimer. Les 141 membres du Corcas ont ½uvré pour la création de plusieurs commissions. Les plus importantes demeurent celles des affaires étrangères, des affaires économiques et sociales et finalement celle des droits de l'Homme qui devra se pencher sur le cas des camps de réfugiés. Si les élections des membres de ces commissions ont été une réussite, la discussion sur la forme d'autonomie a été houleuse. Et pour cause, les différentes fractions sahraouies ne partagent pas la même approche.



    Entre Tarfaya et Laâyoune

    Si les membres du Corcas ont dépassé plusieurs divergences, trois points cruciaux sont restés en suspens. La détermination du territoire qui rentrera dans le cadre de l'autonomie, la définition des habitants habilités à voter et finalement la relation avec le Pouvoir central. Concernant le premier point, deux tendances se dégagent. Si la première opte pour une région autonome de la ville de Guelmim à Lagouira, par contre, la majorité souhaite que la région autonome soit établie à partir des frontières déterminées par l'ancien colonisateur, l'Espagne. En d'autres termes, la région autonome commence entre Tarfaya et Laâyoune jusqu'à la frontière avec la Mauritanie. Les dirigeants du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes ont enregistré les interventions de tous les membres et devront prendre en compte la position de la majorité. Concernant la question des votants, deux idées, également, font leur chemin. La plus radicale demande de retenir les listes établies par le recensement des autorités espagnoles en 1974. Par contre, plusieurs membres du Conseil veulent intégrer les habitants du Sahara installés depuis quelques années. Sur ce point, Khali Hanna a choisi d'esquiver la polémique en demandant aux membres de revenir sur cette question lors d'une autre session du Corcas. Le dernier point de discorde était la relation avec le Pouvoir central. Il est clair que la totalité des membres du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes sont d'accord sur un point : cette autonomie se fera sous souveraineté marocaine. Ce qui implique que les institutions nationales détermineront les contours de la politique de cette région mais les provinces du sud jouiront d'une autonomie très large. Le modèle qui fait l'unanimité reste celui du royaume espagnol. Même la question des partis a été soulevée. La tendance qui semble avoir la majorité des voix est celle qui défend la création d'une nouvelle formation politique. Concernant les partis nationaux déjà existant ils devront, à l'instar des formations politiques espagnoles, créer des sous-partis qui les représentent dans la région. Mais la question de la justice est toujours en suspens. Car la majorité des membres du Corcas critique le département dirigé par Bouzoubaâ. Pour le président et le secrétaire général du Conseil, le plus important est que cette justice soit prononcée au nom du souverain. Pour la députée et membre du Corcas, Gajmoula Bent Abbi, l'évolution du dossier est positive. « Les dernières réunions du Conseil ont permis à chaque membre d'exprimer son point de vue. Dans l'ensemble, je suis très satisfaite de notre travail ». Dans les mois à venir, le Corcas présentera au souverain sa dernière mouture. D'ici là, beaucoup de choses peuvent changer

    SOURCE: http://lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=8401
     

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