Le crime en hausse de 2 % au Maroc : Chakib Benmoussa annonce une série de mesures préventives

Discussion dans 'Info du bled' créé par michele2010, 23 Novembre 2006.

  1. michele2010

    michele2010 Visiteur

    J'aime reçus:
    7
    Points:
    0
    Le taux de criminalité au Maroc a augmenté de 2 % au cours des premiers neuf mois de 2006 par rapport à la même période de l'année précédente. Le chiffre a été annoncé, mardi au Parlement, par Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur. Une réalité amère ! Les citoyens s'inquiètent. Ils sont conscients que leurs villes sont devenues un lieu de trafics de tout genre : drogue, contrebande, contrefaçon, trafic de véhicules, agressions...

    Vu l'ampleur de la criminalité, le ministre de l'Intérieur souligne qu'au cours de l'année prochaine la couverture sécuritaire englobera plusieurs villes. Six nouveaux centres de police seront créés, et ce, grâce à l'augmentation des subventions allouées au service de police et au renforcement du partenariat avec les collectivités locales concernées.

    Le ministre de l'Intérieur tient à préciser que son département s'attelle sérieusement à la tâche et qu'il est soucieux de moderniser sa stratégie sécuritaire.

    Le ministère de l'Intérieur ½uvre pour assurer la couverture sécuritaire adéquate au niveau de l'ensemble des régions urbaines du Royaume par le biais de deux axes», a-t-il signalé.

    Le renforcement des centres de police est le premier axe de la stratégie. Il s'agit de les doter de moyens humains et matériels et d'assurer les bonnes conditions de travail aux agents de sécurité.
    Ainsi, plusieurs initiatives ont été prises par la direction de la sûreté nationale : réaménagement de bon nombre de locaux de la sûreté nationale, transformation de plusieurs commissariats en districts de police, mobilisation de moyens d'action nécessaires et leur mise à la disposition de ses services qu'ils soient centraux ou extérieurs.

    La généralisation des services de police constitue le deuxième axe de la stratégie. Cet objectif est concrétisé à travers l'élaboration d'un programme basé sur des données objectives. Aussi, au cours des années 2005 et 2006, quatre nouveaux districts et trois commissariats de police ont-ils été créés.

    Selon les spécialistes, la lutte contre la criminalité nécessite la diversification et la révision des moyens mis à la disposition de la justice pénale et des bases régissant la criminalité et le système de répression.

    Selon le ministère de la Justice, le pays connaît surtout le crime traditionnel qui ne constitue pas un grand danger pour la société, à l'exception du terrorisme et de la cybercriminalité La consommation de l'alcool constitue un facteur capital dans sa propagation. Donc, la prévention des risques liés à l'alcool est de nature à minimiser le taux de criminalité.

    Par ailleurs, la hausse du nombre des crimes contribue largement à la surcharge des prisons.
    L'administration pénitentiaire trouve du mal à héberger les prisonniers.
    Cependant, le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, attribue cette situation à l'augmentation du nombre des prévenus en garde à vue qui sont ensuite acquittés ou libérés pour manque de preuves.
    Ces derniers constituent, dans certains établissements pénitentiaires, la majeure partie des prisonniers.




    Jihane Gattioui | LE MATIN
     

Partager cette page