Le CSCA met de l'ordre dans les interventions des partis

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 21 Décembre 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    La décision N° 46-06 du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) relative aux normes de régulation du pluralisme d'expression est certainement le fruit d'un travail de longue haleine. Elle intervient pour garantir un accès équitable des courants de pensée et d'opinion aux services audiovisuels en dehors des périodes électorales. D'où toute la complexité et la difficulté d'une telle mission. Tout d'abord, cette décision s'impose aux opérateurs audiovisuels publics auxquels revient la mission de service public.

    Elle s'applique également aux opérateurs audiovisuels privés dont la vocation du service, le genre de programmes et la nature des sujets qu'ils proposent l'exigent.

    Elle bénéficie ensuite aux partis, aux organisations syndicales, professionnelles et représentatives dans le domaine économique ainsi que les organisations sociales à vocation nationale et cela selon leur importance et leur représentativité institutionnelle et sociétale.

    Comment déterminer cette représentativité, notamment pour les partis politiques ? L'article 5 de la décision 46-06 stipule à cet égard que: “la représentativité et l'importance des partis politiques sont évaluées sur la base des formations et des regroupements politiques au sein du Parlement”.

    Pour ce qui est des conditions d'accès des partis politiques aux médias audiovisuels, le principe de référence adopté consiste en ce que le temps cumulé accordé aux membres du gouvernement et des partis de la majorité ne dépasse pas le double de celui consacré aux partis de l'opposition.

    La décision du CSCA ne délimite exactement pas le temps du gouvernement et de la majorité, mais donne 10% de celui consacré au gouvernement et aux partis de la majorité et de l'opposition parlementaire aux partis non représentés au Parlement.

    Afin de pouvoir réguler ces temps de passage, la HACA a mis sur place des règles de visionnage qui déterminent la qualité et le traitement des intervenants.

    Ainsi, trois catégories d'intervenants vont être pris en compte dans les relevés des temps de parole. Les quatre parts sont composées des membres du gouvernement, des partis de la majorité, des partis de l'opposition parlementaire et des partis non représentés au parlement.

    La deuxième catégorie qui sera prise en compte est celle des intervenants professionnels qui sont les syndicats, les organisations professionnelles et les associations.
    Enfin, la troisième catégorie dénommée “ les autres intervenants ” regroupe l'administration et les “ autres ”.

    Un problème se pose alors. Comment traiter les doubles étiquettes et les triples étiquettes ? En d'autres termes qu'est-ce qui détermine le décompte, le contenu de l'intervention ou la qualité de l'intervenant ? La réponse selon la HACA est simple.

    C'est le contenu de l'intervention qui est comptabilisé lorsque l'intervenant possède plusieurs étiquettes (quand un intervenant est à la fois responsable politique, président d'une association et secrétaire général d'un syndicat).

    Mais, c'est la qualité de l'intervenant lorsqu'il intervient dans un programme autre que les JT et les magazines d'information. Par exemple, dans une émission de divertissement, un ministre est comptabilisé en tant que tel quel qu'il soit le contenu de son intervention.


    Enfin, quid du Premier ministre et des présidents des deux chambres du parlement ? Ils sont considérés par la HACA comme des acteurs institutionnels. Donc comptabilisés comme des intervenants institutionnels.


    Le matin
     

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