Le déficit commercial atteint des proportions alarmantes

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 5 Août 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le déficit de la balance commercial du Maroc continue de se creuser au point qu'il s'est établi aux niveaux des années 1970. Cette tendance à la baisse, d'après tous les observateurs et autres analystes, devrait s'inscrire dans la durée. En effet, l'économie marocaine est sous l'effet, depuis quelques mois déjà, d'une mauvaise conjoncture qui serait le fruit de plusieurs facteurs à caractère national et international. Le marasme s'est manifesté aussi au niveau des échanges extérieurs du Royaume.

    On note notamment un renchérissement des importations qui s'est manifesté particulièrement par la flambée vertigineuse des prix du pétrole qui ont atteint des records successifs. Le Royaume importe la quasi-majorité de ses besoins en hydrocarbures de l'étranger (97%). La loi de Fiances a basé ses prévisions sur un 35 dollars baril. Alors qu'à Londres, les cours pétroliers ont frôlé la barre des 62 dollars. Plusieurs analystes estiment que cette tendance haussière devrait s'inscrire dans la durée et que les cours risquent d'atteindre de nouveau se records à plus de 70 dollars. La demande mondiale devrait s'accentuer davantage avec l'approche de l'hiver.

    Un autre facteur devrait aussi peser lourdement sur la balance commerciale, il s'agit des importations céréalières. En effet, vu les mauvaises performances de la campagne agricole, le Maroc serait contraint d'importer près de 5,6 millions de tonnes de céréales pour un montant de plus de 650 millions de dollars.
    En revanche, les exportations ont enregistré des pertes de vitesse imputables notamment à la baisse des produits textile concurrencés largement par les produits asiatiques.


    Les produits agricoles marocains ont eux aussi trouvé certaines difficultés en matière d'export. La vague de grêle en hiver et celle de chaleur en été ont réduit la qualité des produits proposés qui n'ont pas pu faire face aux produits des autres pays méditerranéens. On cite notamment à ce sujet les agrumes et les primeurs.

    Ces paramètres ont faussé toutes les prévisions macroéconomiques.
    Les autorités concernés, notamment le département des Finances et le Haut commissariat au plan (HCP), ont été contraintes à maintes reprises de revoir à la baisse tous les indicateurs. Le taux de croissance, estimé à la fin de 2004 à 3%, a été ramené à 2,6% février 2005 puis on parle aujourd'hui d'une fourchette comprise entre 1,2 et 1,8%. On se demande déjà quels chiffres devrait-on retenir d'ici la fin de l'année.

    En tout cas, les officiels restent sereins. Ils avouent que l'économie a perdu quelques points dans plusieurs paramètres mais ça n'empêche pas néanmoins que les équilibres financiers soient maintenus.

    Ils expliquent, par ailleurs, que malgré le déficit commercial record enregistré actuellement, les avoirs en devises sont à un niveau très appréciable qui permet d'assurer plus de 8 mois d'importation. Comme quoi, le Maroc peut compter sur le transfert des MRE pour soutenir la balance des paiements.



    Par: Charaf Jaidani
    Source: LE MATIN.
     

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