Le désert marocain, Vallée Draa...

Discussion dans 'Bibliothèque Wladbladi' créé par titegazelle, 19 Novembre 2008.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Le désert marocain, Vallée du Draa

    Tinghir Tinghir est une ville très connue pour sa fameuse vallée de Toudgha située à une altitude d'environs 1900 m et ses Gorges dont la réputation dépasse les frontières et s'étend vers tous les continents du globe terrestre. Cette petite ville dispose de nombreuses potentialités naturelles ,constituant un contraste éblouissant: mariant désert caillouteux, montagnes diversifiées, oasis verdoyante, palmeraies mettant la vallée en relief...Une vallée diversifiée, dont la composition naturelle est singulière et parmi les plus belles de tout l'Afrique du nord. Ville ensoleillée qui chaque année attire de nouveaux amoureux, qui font de la ville leur destination habituelle.Toudgha est peuplée par les purs berbères du Haut Atlas tout particulièrement les deux grands tribus: Ait Atta et Ait Tdoughte avec une minorité de juifs reconvertis sous forme de brassage de cultures et de civilisations, ce qui prouve son esprit de tolérance, de dévouement et d'hospitalité de ses citoyens connu par leur générosité, patience et endurance, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Vallée Draa Oasis, mot magique. Havre de paix, de douce abondance après les turpitudes du désert.

    La vallée marocaine du Draa est, elle, une oasis immense. Elle étire ses méandres d'Agdz à Mhamid, sur près de deux cents kilomètres Casbah près de Tansikht: les citadelles de terre sont des témoins des affrontements entre tribus berbères. Pays berbère, né de l'union de la montagne et du désert, de la rencontre de l'eau et du soleil. De l'Atlas et du Sahara. Car la richesse de la vallée, ce sont les dattes. Seize variétés différentes y ont été recensées qui, sur deux millions de palmiers dattiers, produisent annuellement vingt mille tonnes de dattes. De Ouarzazate, tandis que la route se tortille jusqu'au col de Tizi n'Tinififft (1660 mètres) à travers les paysages noirs et décharnés du djebel Sarhro, l'oued Draa, invisible, taille son chemin dans la croûte terrestre. C'est à Agdz qu'on rejoint l'oued. Apparaît d'abord le massif du djebel Kissane qui domine la ville et une houle verte qui s'étire jusqu'au bout de la vue: la palmeraie. Dans l'Antiquité, le Draa était le plus long fleuve permanent du Maroc. Ses eaux, prenant naissance près de Ouarzazate, se jetaient dans l'océan Atlantique après une course de mille kilomètres. Les vieux textes parlent d'une région prospère et même de crocodiles. Aujourd'hui, régulé par le barrage El Mansour, le Draa abreuve généreusement sa vallée avant de se perdre dans les sables, au-delà de Mhamid. Malgré tout, on doute que l'Antiquité soit si lointaine; sur les chemins de terre, ânes et mulets vont d'un trot sec, les bastes pleines de légumes et de dattes, et partout, c'est un peuple voué aux traditions qui vaque à ses besognes séculaires: jeunes femmes transportant du bois de feu sur leur dos, gamins tirant l'outre du puits ou courant, pieds nus, derrière un cerceau de fer, mule traversière qui transbahute des piétons en djellaba d'une rive à l'autre, une lessive étalée sur la roche d'une colline. Lauriers-roses, joncs, acacias, tamaris. Les heures extrêmes enluminent d'or rouge la surface de l'oued. C'est aussi l'heure où les hérons font le pied de grue, où les djebels s'allument comme des couronnes impériales, où les ombres s'allongent ou se raccourcissent. On voudrait boire la lumière. On voudrait que jamais le jour ne s'allume ou ne s'éteigne tout à fait. Ouriz. Amrâd. Timiderte. Tamsikht. Villages de pisé (mélange de terre, de paille et d'eau), posés sur des terres infertiles qui dominent la palmeraie. Minarets roses, ou verts ou blancs. Des hommes en djellaba palabrent avec le détachement de ceux pour qui le paradis d'Allah sera encore plus beau que leur vallée.


    Dans le sud marocain, on vit au rythme du jour et de la nuit, des saisons et de sa cour. Et du thé vert à la menthe qu'on sirote infatigablement à la terrasse des cafés. Versé de très haut dans les verres, la pluie de thé symbolise l'union du ciel et de la terre. Mais ici, on ne compte pas sur la pluie pour cultiver. La palmeraie occupe la surface de la nappe phréatique, les jardins sont irrigués. S'égarer dans la palmeraie fait partie du voyage. D'ailleurs, on ne s'y perd pas trop; le Draa, ou un djebel, ou le soleil, suffit à s'orienter. Où alors, c'est un fellah sur son âne, qui vous demande où vous allez. La casbah de Tamnougalt? Impossible de la manquer: elle est plantée sur sa colline comme pour un décor de film d'aventure. Des casbahs, il y en a cinquante ou soixante dans la vallée, dressant leurs tours de guet de loin en loin. Kelaat M'gouna Kelâat M'gouna une kyrielle d'échoppes, portes ouvertes sur la rue, propose savons en forme de c%u0153ur, crèmes, huiles, shampooings ou bouteilles d'eau évidemment de rose.... Au début de chaque saison printanière, un festival de la Rose est célébré chaque année à Kelâat M'gouna et à Ouarzazate. Cette 42ème édition ne diffère pas des précédentes. Toujours fidèle à ses habitudes, ce festival, communément appelé le Moussem de la Rose, garde son authenticité. Organisé par la commune urbaine de Kelâat M'gouna, en partenariat avec L'ONMT, la Ram et Méditel, ce moussem sera marqué entre autres par l'élection de miss Roses. Après la récolte des roses et les célèbres chants et danses qui les accompagnent, les visiteurs auront le privilège d'élire Miss Rose. La plus jolie fille qui porte la plus belle parure de roses sera sélectionnée. À côté du choix de Miss Roses, de nombreuses manifestations, comme des soirées artistiques et folkloriques, des défilés de chars fleuris et diverses expositions seront au rendez-vous. Les organisateurs visent à donner un concept moderne à cette manifestation tout en gardant son authenticité. Pour cela, un plateau artistique composé d'artistes nationaux, assurera l'animation de ce festival. Des groupes comme Tahihite, Nass El Ghiwane, Tagada, Darga, ainsi que Gnaoua moderne. Ce moussem est rentré dans le standard des évènements pouvant attirer l'attention de grands annonceurs comme Méditel, sponsor officiel de l'événement, Managem, la Ram, ainsi que plusieurs autres marques et institutions qui ont investit dans ce festival. Un festival qui selon les organisateurs permet d'assurer un contact direct avec les habitants de toute la province de Ouarzazate, et d'aider à promouvoir la région et le tourisme national. En effet, au fil des temps, ce festival n'a pas arrêté de faire parler de lui. Il est connu internationalement et plusieurs touristes venus plus particulièrement de la France ne ratent en aucun cas cet événement de grande ampleur. Skoura Skoura est situé dans une palmeraie. C'est dans cette palmeraie que se trouve la célèbre casbah d'Amerhidil, haut lieu historique dont l'image illustre les billets marocains de 50 Dirhams (les anciens avec le Roi Hassan II). Skoura est une bourgade agricole située à 40 km à l'Est de Ouarzazate sur la route qui mène à la vallée des roses et aux gorges du Dadès. Cette route est souvent nommée dans les guides touristiques "route des 1 000 casbahs". La région de Skoura est riche de lieux et de thèmes de visites. Les découvertes à faire peuvent être réalisées autour de thèmes comme la faune, la flore, l'ethnologie, l' ornithologie, la géologie, le folklore, ou tout simplement l'art de la sieste à l'ombre d'un palmier.

    Vallée du Ziz Descendu du Haut-Atlas, le Ziz creuse son cours dans d'impressionnantes falaises, et passe avec une puissance exceptionnelle, vivre aux environs de Rich et pique vers le Sud où il nourrit l'immense palmeraie de Tafilalet -berceau des Alaouites- et enfin, va se perdre dans les sables de Taouz. Prés du Rich se trouve la Medersa de Sidi Salim. En allant vers Arfoud on traverse l'une des plus belles vallées du Maroc si ce n'est pas du monde. Ici l'eau est source de beauté, elle ponctue la route vers le desert. D'abord l'oued Ziz offre un spectacle impressionnant. Il taille impétueusement le calcaire pour créer un long corridor bordé de hauts palmiers d'où émergent les ksours et la sublime casbah d'Ifri. Puis endigué par le vaste barrage Hassan Addakhil, il forme une vaste nappe émeraude. Sur les rives ocre rouge, à la l'ombre des abricotiers, des femmes font leur lessive. Un peu plus loin, la Source Bleue de Ain Meski est réputée pour accroître la fertilité. Des jeunes filles, aux stress ornées de pompons de laine, de coquillages, de rubans et d'amulettes, s'y baignent à la lueur des bougies qu'elles allument dans la grotte. Bougies qu'elles allument dans la grotte.

    La ville de Zagoura était considérée dans le passé comme une escale sur la route de Tombouctou, à 52 jours en Chameaux, comme le témoigne une borne en ville conservée depuis longtemps. De son piton rocheux, cette ville commande la vallée de Draa. Les Almoravides y avaient construit au XI ème siècle une forteresse pour surveiller les pistes transsahariennes. Zagora est une étape très importante pour découvrir l'arrière pays et les dunes de sable, en fait les premières dunes ne sont qu'à 26 Km de la ville. Mais la grande aventure c'est le trajet Ouarzazate / Zagora toute au long de la vallée de Draa; cette route continue le long du fleuve le plus long du Maroc. Sur la route et au départ du village d'Agdz jusqu'à Zagora, le paysage est une vraie Oasis ininterrompue et étroite. La vallée est un superbe jardin où figuiers et grenadiers se côtoient et où le palmier domine. Durant le trajet, des habitations se succèdent sous forme de Ksours, ce sont des maisons familiales collectives et dont l'architecture est typique à la région. Vallée Dades La vallée du Dades, route des mille kasbas.De Ouarzazate à Boulmane du Dadès, vous allez découvrir sur 170 km, un des plus étonnants paysages du Maroc. Coincé entre le jbel Sarho et le massif du Haut-Atlas, l'oued Dadès serpente dans un paysage aride et désertique pour réussir à alimenter une série d'oasis Tout au long du circuit, adossées à des falaises de couleurs ocres, terres brulées, et rouges, les kasbas, grandes batisses fortifiées, témoignent de l'insécurité qui régnait autrefois dans ces régions. Souvent abandonnées au profit d'un habitat plus moderne, elles sont aujourd'hui menacées, el Kabbaba, Dar Aïchil, Dar Aït Souss, Amerhidi.

    La palmeraie de Skoura fondée au XIIème siècle par Yacoub el Mansour, vous invite comme un îlot de verdure à la parcourir. L'oued Skoura et Amerhidil irriguent de nombreuses cultures de datiers, figuiers, amandiers, ici sont produit les meilleurs dattes du Maroc C'est aussi le refuge en hiver de nombreux oiseaux migrateurs. Parmi les nombreuses kasbas de l'oasis, celles de Ben Moro et d' Amerhidil méritent le détour. Ensuite, la route conduit jusqu'à la plus belle des roseraies de la vallée. Dès Boulmane, la vallée se resserre, la végétation devient plus rare, vous entrez dans les gorges du Dadès. Deux falaises à pic de 300 mètres de hauteur séparées par un étroit couloir d'une vingtaine de mètres. Un spectacle inoubliable. Merzouga A Merzouga, la route goudronnée s'arrête, pour laisser place aux aventures, les 4x4 et les Land-Rover sont là présents pour assurer la continuité de la découverte des étendus de sable brûlant à perte de vue. C'est là où les bains de sable sont aménagés pour les personnes souffrants de rhumatisme articulaire. Sculptures mouvantes, couleurs changeantes, dunes de sable entassées par le vent, hautes comme des minarets illustrent ces tableaux naturels impressionnants. Fascinant, grandiose, illimité, le désert toujours recommencé où sable, vent et soleil s'unissent pour n'engendrer que l'infini. Au tombé de la nuit, un fennec pointe ses oreilles hors de son terrier ; un scinque, poisson des sables, rampe vivement ; un grand-duc hulule. Même le désert abrite la vie. Mais peu d'hommes peuvent se vanter d'en connaître les secrets. N'kob N'kob est l'un des petite villes du sud traditionnelle au pied des monts du Haut Atlas Les tisserandes de N'kob sont réputées parmi les meilleures du sud marocain, vous pourrez admirer leurs beaux tapis typique avec son souk et ses maisons de pisée...... Sculptures mouvantes, couleurs changeantes, dunes de sable entassées par le vent, hautes comme des minarets illustrent ces tableaux naturels impressionnants. Fascinant, grandiose, illimité, le désert toujours recommencé où sable, vent et soleil s'unissent pour n'engendrer que l'infini.......Bienvenu au maroc [06c]

    Source : http://www.top-depart.com/forum-voyage/afrique/le-desert-marocain-vallee-draa-tinghir----18522.html
     

Partager cette page