Le dopage au cannabis menace l'athlétisme national

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 2 Janvier 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    Les produits dopants circulent au sein de notre société comme des produits alimentaires fortifiants. Ils peuvent aussi être prescrits sous forme de médicaments. Les anabolisants, les diurétiques et surtout le cannabis sont les substances dopantes les plus utilisées au Maroc.

    «Les jeunes sportifs sont les plus exposés au danger du dopage car ils ignorent ses répercussions sur la santé», a indiqué à ALM Docteur Mohamed El Houmiri, chef de la division de médecine du sport au ministère de la Jeunesse et des Sports. Les anabolisants, les diurétiques et surtout le cannabis sont les substances dopantes les plus utilisées au Maroc. Le problème de l’usage de produits dopants pour arriver à des performances inédites devient de plus en plus courant dans les milieux sportifs. Le dopage peut être défini comme l’emploi de substances interdites, destinées à accroître artificiellement les capacités physiques d’une personne ou d’un animal. Les produits dopants peuvent être importés clandestinement de l’étranger ou encore être prescrits sous forme de médicaments pour des soins. Avant tout, le médecin devrait s’informer si son patient est un sportif. «Les produits dopants circulent au sein de notre société comme étant des produits alimentaires fortifiants dont les prix qui sont cher à l’étranger sont nettement bas au Maroc. Ils peuvent atteindre 200 dirhams et se vendent incorrectement», informe à ALM Lahcen Karam, président de l’Association marocaine de sensibilisation contre le dopage. Au Maroc, les derniers tests antidopage qui ont été effectués par le ministère de la Jeunesse et des Sports remonte au mois de juin 2008 à l’occasion du meeting international de Tanger. Résultat : tous les tests étaient négatifs. Mais peu après le meeting qui s’est déroulé deux mois avant les Jeux Olympiques de Pékin, deux athlètes nationales en l’occurrence, Mina et Sultana Aït Hammou furent suspendues par la Fédération internationale d’athlétisme. Motif, elles étaient absentes lors des tests de dépistage. La Fédération royale marocaine d’athlétisme, à titre d’exemple, est obligée d’adresser trimestriellement le programme d’entraînements de ses athlètes à l’IAAF. Cela veut dire que la Fédération internationale peut à tout moment procéder à des contrôles inopinés.
    Pour limiter le recours à cet usage anti-sportif au Maroc, la loi nationale relative à la lutte contre le dopage vient d’être approuvée par le Conseil de gouvernement avant de passer au Parlement pour discussion, vote et enfin approbation. Pour certains observateurs du champ sportif national, cette loi est un pas courageux du ministère de la Jeunesse et des Sports qui vient au temps opportun alors que pour d’autres évoluant dans des disciplines ne demandant pas beaucoup d’efforts physiques, ce projet de loi ne mérite pas beaucoup d’attention, vu qu’il nécessite la consécration de plusieurs moyens financiers. En interrogeant le Docteur El Houmiri sur l’état du dopage au Maroc, notamment si ce phénomène était en progression ou en régression, il répondit qu’il était difficile de répondre à cette question faute de statistiques et parce que les sportifs ne sont pas tous contrôlés.


    http://www.aujourdhui.ma/couverture-details66086.html

     

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