Le drame de l'émigration se poursuit

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 29 Novembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    22 Marocains portés disparus
    La grande traversée a coûté la vie à vingt-deux Marocains. Les vents violent qui soufflent en Méditerrannée en sont la cause. La patera qui les emportait a pu, en dépit de ces conditions climatiques, atteindre les côtes espagnoles avec à son bord, 44 rescapés dont 8 femmes et un cadavre. Les services des garde-côtes espagnols ont entrepris des recherches en vue de localiser les autres occupants de la patera , en vain. L'éventualité de la mort de ces 22 Marocains, disparus depuis la nuit du samedi 26 novembre, commence à sortir du conditionnel pour devenir une réalité. La partie espagnole a suspendu les recherches et informé les autorités maritimes marocaine et algérienne de l'éventualité de l'apparition des corps des 22 Marocains dans les eaux territoriales de ces deux pays.

    Le nombre de pateras qui échouent sur les côtes espagnoles est en nette augmentation. Avec le renforcement des contrôles policiers et militaires autour des frontières des villes occupées de Sebta et Mellilia, les trafiquants d'humains se sont rabattus sur les Marocains pour fructifier leurs négoces. Les informations sur les interpellations de clandestins au Maroc, en Espagne ou aux Iles Canaries sont fréquentes.
    Le lundi 21 novembre, les occupants , tous de nationalité marocaine, d'une embarcation ont pu être sauvés au large des côtes de Cadix. La patera qui les transportait était en dérive depuis le dimanche 20 novembre. Contrairement aux 22 personnes noyées en Méditerrannée, les occupants de cette patera ont eu de la chance. Un navire marchand italien a pu la localiser avant d’alerter les autorités maritimes de Cadix. Seuls cinq de ces clandestins ont été admis à l'hôpital.
    C'est deux cas sont loin d'être des exceptions. En octobre 2003, le rêve de la grande traversée a coûté, dans des conditions climatiques similaires, la vie à 37 Marocains. Le passeur, lui aussi portant la nationalité marocaine, a été arrêté par la police espagnole.
    Le 16 novembre 2004, il a été condamné à 40 ans de prison et a versé 30.000 euros aux familles des victimes. Le drame de l'immigration clandestine continue et les mannes financières que génère cette activité, à travers le monde, se chiffrent en millards de dollars. Au Maroc, le prix moyen pour une place dans une patera est de 10.000 dh. Pour les mineurs, toujours de chez nous, c'est un autre prix qu'il faut débourser, soit 6000 euros. Le statut des mineurs en Espagne épargne à l'enfant de retourner dans les 24 heures au Maroc, comme le stipule l'accord de 1992. Saisissant cette opportunité, des personnes cette fois marocaines et espagnoles, se sont fait une spécialité dans le trafic des mineurs. A cet égard, la police de Sebta a arrêté un groupe composé de sept membres dont deux femmes lequel consacre son activité exclusivement aux mineurs et ce, à travers la falsification de documents permettant aux enfants d'accéder librement aux ferrys reliant l'Espagne au Maroc.


    LIBERATION

     

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