Le drame des enseignantes séparées de leurs familles se poursuit

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 28 Septembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Les responsables continuent de faire la sourde oreille
    Le drame humain des enseignantes séparées de leurs maris et leurs enfants se poursuit dans un silence coupable. Le ministère de l’Education Nationale refuse de briser ce silence et continue de faire la sourde oreille.


    Face à l’intransigeance du département de Habib El Malki, il n’est resté aux enseignants - demandeurs du regroupement familial, qu’un seul recours, celui d’un sit-in, eux et leurs propres familles (époux, épouses et enfants) devant le ministère de l’éducation nationale hier à midi. Ainsi, les familles lésées par l’absence de mutation en vue du regroupement familial, menacent de laisser leurs enfants devant le ministère et les « confier » ainsi le ministre, nous déclara Mohamed Fouad Hraja, coordinateur du Comité national des enseignants grévistes.

    La fronde sociale est montée d’un cran, les familles des enseignants grévistes, il faut le reconnaître, vivent dans des situations extrêmes, difficiles, éloignées de leurs familles par des centaines de kilomètres. Une situation malheureusement, banalisée par les responsables auprès du ministère de l’Education qui décrivent le mouvement comme « égoïsme de classe » et les grévistes comme « égocentristes délaissant leurs classes et par conséquent leurs élèves ».

    Lesdits enseignants grévistes ont reçu la visite et le soutien du président du centre marocain des Droits de l’Homme et du bâtonnier M. Abderrahman Ben Amer.

    Pour sa part et déçu par cette situation, Mohammed Benjelloun Andaloussi, président de la Fédération Autonome de l’Enseignement qui héberge les grévistes à Marassa à Rabat, a transmis aux responsables du ministère la situation dramatique des enseignants en grève de la faim organisée la semaine dernière. Un drame social qui est en train de prendre de l’ampleur et nul n’est en mesure de prévenir ses dégâts .

    En effet , plus de six enseignants et enseignantes par jour, ont été transportés, dont un cas comateux, aux urgences de l’hôpital Ibn Sina à Rabat.« Ces derniers souffrent, d’une hypoglycémie due à la faim et risquent bien entendu leur vie », nous a confirmé le docteur Imade El Kouarty qui a signalé que ces grévistes ont refusé tout soin qui pourrait interrompre leur grève de la faim, comme par exemple la perfusion. L’hypoglycémie pourrait entraîner chez certaines personnes un arrêt cardiaque et par conséquent leur décès.

    La cause de ces professeurs a connu aussi un soutien de la part de responsables français socialistes contactés par les grévistes, nous a déclaré M. Fouad Hraja, coordonnateur du comité national des familles du personnel de l’enseignement lésé par l’absence de mutation en vue du regroupement familial.

    Cependant, ces enseignants qui se trouvaient depuis la fin du mois d’août en sit-in devant le siège du Ministère de l’Education Nationale avant d’être dispersés par les forces de l’ordre et être hébergés à Dar Marassa où ils ont entamé une grève de la faim, il y a presque une semaine, ont pris la ferme décision d’aller jusqu’au bout dans leur grève même si cela devait leur coûter la vie.


    LOPINION
     
  2. benaaouiss

    benaaouiss Visiteur

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    Re : Le drame des enseignantes séparées de leurs familles se poursuit

    simple question,il est de quel parti politique ce ministre?
     

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