Le drame des enseignants grévistes de la faim: Pourquoi cette indifférence ?

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 5 Octobre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

    J'aime reçus:
    145
    Points:
    0
    Des enseignantes et des enseignants observent depuis plusieurs semaines une grève de la faim en signe de protestation contre l’attitude du ministère de l’Education nationale qui leur refuse le droit au regroupement familial.

    Une telle attitude de la part de ce département est incompréhensible et injustifiée et même condamnable du fait qu’il observe un silence coupable et fait preuve d’indifférence face à la dégradation de la situation des grévistes dont la vie est en péril.

    Pourtant, les solutions ne manquent pas et si ce n’était l’intransigeance et l’obstination de certains responsables qui n’accordent aucun intérêt à ce drame humain, on aurait pu depuis longtemps trouver une solution équitable à quelques dizaines de femmes enseignantes séparées de leurs maris et de leurs enfants et des enseignants qui vivent en célibataires alors qu’ils ont toute une famille à nourrir et des enfants à éduquer.

    Laisser ces enseignantes et ces enseignants livrés à leur sort et passer le Ramadan séparés des leurs et courir le risque d’une agonie lente et d’une mort certaine, constituent une grave violation des droits humains et une remise en cause des principes et des valeurs qui doivent constituer le fondement de tout système d’éducation.

    Les centrales syndicales, les ONG, les associations des Droits de l’Homme, le Conseil consultatif des Droits de l’Homme et tous ceux que le sort de ces grévistes préoccupe doivent se mobiliser pour les sauver, pour sensibiliser l’opinion publique nationale sur leur situation et pousser les responsables à trouver une solution urgente à ce drame.

    On ne peut rester passif devant ce suicide collectif de ceux qui sont censés éduquer nos enfants et leur servir d’exemple et de référence.

    Nous sommes encore au début de l’année scolaire et les enseignants qui désirent une permutation sont nombreux. Il suffit que les responsables disposent de la bonne volonté et se penchent sérieusement sur ces cas pour qu’une solution satisfaisante soit trouvée et pour que des vies humaines soient sauvées.


    Le département de l’Education nationale, en particulier, et le gouvernement, en général, doivent assumer leurs responsabilités et mettre fin à une situation qui n’a que trop duré.

    Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI
    L'Opinion
     

Partager cette page