Le fantôme du père

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 22 Avril 2006.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Moudawana, amazighité, droits de l’homme… Pas à pas, Mohammed VI “déhassanise” le système. Mais l’assume-t-il vraiment ?

    Entre politique et psychologie, enquête sur une succession inachevée


    En tant que gestionnaire politique, Mohammed VI n'a rien inventé… mais il a tout réinventé. Que ce soit sur la femme, les années de plomb ou le sahara, il a su recycler le legs de son père. Tenez, le Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) est, à a base, une idée lancée par Hassan II en 1981 pour orienter le référendum onusien. Aujourd'hui, Mohammed VI réoriente le CORCAS pour enfanter un projet d'autonomie marocain. Peu importe si la coquille est la même. Le fils cherche à se démarquer de son père, “dans la continuité”, rappelle-t-il de plus en plus souvent. Prenez le Conseil consultatif des droits de l'homme (CCDH). Feu Hassan II le crée en mai 1990, plus pour masquer la vérité que pour la révéler. Son fils remanie ce même CCDH en avril 2001, lui donne un peu plus de crédit, puis crée l'IER en juillet 2004, justement pour que les Marocains cessent de se raconter des histoires. Dans la foulée, il effectue le toilettage de la Moudawana en octobre 2003. Son père avait entamé la réforme dix ans plus tôt, sans perturber les ressorts du patriarcat. Que fait le fils ? Il récupère à son tour le dossier, va un cran au-dessus et établit (presque) l'égalité des sexes, sans transgresser le credo religieux.

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    “Tout compte fait, commente le politologue Abdelhay Moudden, la même philosophie préside aux réformes initiées par la monarchie. Il y a juste le style qui change, d'un roi à l'autre”. Mais la rupture n'a pas vraiment de place dans le style M6. La preuve, par le CORCAS encore une fois : c'est un mandarin mis sur un piédestal par Hassan II (Khelli Henna Ould Rachid), que Mohammed VI remet en selle. C'est aussi à un conseiller de son père, assez discret et travailleur, Abdelaziz Meziane Belfqih, qu'il confie l'évaluation des années Hassan II, justement. C'est clair, Mohammed VI cherche à se démarquer de son père, mais sans fracas. On est loin des spéculations de début de règne. Les psychanalystes à la petite semaine prédisent alors, sans sourciller, qu'il va rompre le cordon ombilical, tuer le père pour mieux s'affirmer. Finalement, il n'ira pas aussi loin. Mais d'où vient cette impression ?



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  2. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Le fantôme du père

    comme d'hab casawia tu nous poste le bon ...
    je dirai que : le debut d'une mission debut du fonds compliqué et rejoint en fin par les bon resultats juste, le continu ca aura incha2 allah le but volu, patiente c'est ce que nous devant avoire...
     
  3. freil

    freil Libre Penseur

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    Re : Le fantôme du père

    J’ai lu l’article et c’est vraiment succulent comme plat, un flash back qui permet de comprendre le présent je vous recommande vivement de le lire, quand j’ai terminer l’article je me suis dit : wallahila on avance, doucement mais très sûrement gspr que ça va continué...


    Travail & Contnuité
     

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