Le foncier, talon d'Achille de développement de la métropole

Discussion dans 'Info du bled' créé par alphomale, 26 Février 2006.

  1. alphomale

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    Le schéma directeur franchit l'étape du diagnostic


    L'Agence urbaine de Casablanca (AUC), a rendu publique, jeudi dernier au siège de la wilaya, la deuxième phase du Schéma directeur d'aménagement urbain (SDAU). Ainsi cette rencontre avec différents partenaires publics et privés a été marquée par la présentation du «diagnostic et enjeux du développement» de la région du Grand Casablanca. De ce diagnostic, il ressort une multitude de problèmes économiques, sociaux, fonciers et urbains, déjà connus et qui achoppent la mise à niveau de la métropole.


    Dans ce contexte, cette étude a attiré l'attention sur le fossé créé entre le développement urbain et la croissance démographique. Pour redresser la situation, la métropole doit connaître la réalisation de 25.000 logements par an jusqu'à l'horizon 2025, sachant que le nombre de ménages augmentera de plus de 500.000 familles par an alors que le nombre de la population connaîtra une croissance de 870.000 habitants.

    Le Bureau chargé du schéma directeur urbain a, également, souligné la nécessité de répertorier le foncier public disponible pour faire face à ces besoins de logement, du fait que le plan d'aménagement ne répond plus au rythme urbanistique de la métropole, estimé entre 700 et 1.000 ha par an.

    Par ailleurs, les participants à cette rencontre ont mis l'accent sur d'autres secteurs créateurs d'emploi et porteurs d'avenir : tourisme, économie de service et secteurs industriels de pointe. Abordant le problème de l'emploi, ils ont affirmé que le futur enjeu sera de consolider les acquis et soutenir l'entrepreneuriat afin de combler la croissance de la population active.

    Selon les estimations du SDAU, le nombre d'actifs, aujourd'hui est de 1,3 million dont 281.000 chômeurs, pourra augmenter de plus de 350.000 personnes à l'horizon de 2025. Dans sa stratégie d'ouverture économique, Casablanca connaîtra également une propagation plus importante des grandes surfaces.


    Un phénomène qui va bouleverser le marché intérieur, selon le diagnostic présenté à la wilaya. S'agissant des défaillances soulevées au niveau du transport en commun, les participants ont insisté sur l'amélioration quantitative et qualitative du parc de transport, qui ne couvre actuellement que 30 % des besoins hautement évolutifs. Ainsi, pour améliorer la qualité de vie dans la métropole et développer son attractivité économique, les intervenants à cette rencontre ont souligné l'urgence d'accroître le nombre d'autobus et de rééquilibrer les services assurés par le chemin de fer en faveur du transport de voyageurs.

    A cela s'ajoute la nécessité d'organiser le transport des marchandises, marqué par une croissance du rythme des échanges commerciaux stimulés par l'ouverture du Maroc sur l'extérieur.

    Dans ce cadre, il conviendra de répartir le trafic des conteneurs sur les ports de Casablanca et Mohammedia, alors que le trafic des céréales sera réparti avec le port de Jorf Al Asfar.

    D'un autre côté, des mesures doivent être prises pour mieux organiser le métier de transporteur. Mise à part la situation inquiétante de la mobilité et du développement urbain, le SDAU devra gérer les dysfonctionnements liés à l'environnement, à savoir les différentes formes de pollution et le manque d'espaces verts. Rappelons que Casablanca dispose de moins d'un mètre carré par habitant au lieu de dix mètre carré selon les normes de l'Organisation mondiale de la santé.

    Dans ce contexte, l'AUC a prévu un schéma d'assainissement des eaux usées et des rejets industriels. Pour relever ces défis, les participants à cette rencontre, Mohamed Kabbaj, wali du Grand Casablanca et Fouzia Lmensar, gouverneur, directrice de l'Agence urbaine de Casablanca ont appelé les acteurs de l'aménagement de la ville à participer dans ce plan de développement.

    Et d'ajouter qu'il est temps de rattraper le retard accumulé afin de propulser Casablanca sur le devant de la scène économique mondiale et lui donner une stature de métropole internationale. Ainsi ce diagnostic est ouvert à toutes les suggestions afin de mettre en place un scénario de développement et dépasser l'échec du schéma directeur de 1985.

    Nadia Ouiddar
    Le Matin
     

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