Le Kosovo proclame dimanche son indépendance

Discussion dans 'Info du monde' créé par osiris, 18 Février 2008.

  1. osiris

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    Journée historique pour les Albanais du Kosovo proclamé indépendant

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    Des Albanais du Kosovo en liesse à Pristina, le 17 février 2008

    Le Kosovo a proclamé dimanche son indépendance, rêve de plusieurs générations d'Albanais de la province, mais catégoriquement rejetée par Belgrade, avec le soutien de la Russie qui réclame son annulation, et par les Serbes du Kosovo qui menacent de faire sécession. Evènement

    Le Parlement du Kosovo, réuni à Pristina, a approuvé par acclamation l'indépendance de la province du sud de la Serbie à majorité albanaise.

    "Nous sommes désormais un Etat indépendant, libre et souverain", a déclaré le président du Parlement, Jakup Krasniqi, après l'adoption de la déclaration d'indépendance lue par le Premier ministre kosovar Hashim Thaçi.


    L'indépendance, soumise pour une durée indéterminée à une supervision internationale, devrait être reconnue rapidement par les Etats-Unis et plusieurs grands pays de l'Union européenne.

    Washington a "pris note" de la proclamation et appelé toutes les communautés du Kosovo au calme. "Nous évaluons cette question et nous en discutons avec nos alliés européens", a déclaré le département d'Etat.

    La Russie a aussitôt réclamé l'annulation de la proclamation et demandé la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.

    Mais le Conseil de sécurité a de nouveau constaté sa division sur le Kosovo, ont déclaré des diplomates à l'issue de la réunion.

    "Les différences d'opinion que nous connaissions déjà sont restées fondamentalement les mêmes", a déclaré l'ambassadeur du Panama, Ricardo Alberto Arias, président du Conseil pour février.

    "Aucun pays n'a soutenu la demande de la Russie d'annuler la proclamation d'indépendance du Kosovo", a déclaré l'ambassadeur de Grande-Bretagne, John Sawers.

    La Russie veut que l'ONU déclare "nulle et non avenue la proclamation unilatérale d'indépendance", avait indiqué avant la réunion l'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vitaly Tchourkine.

    Cette proclamation constitue "une violation de la souveraineté de la Serbie", "de la Charte de l'ONU et de la résolution 1244 du Conseil de sécurité" qui a mis fin au conflit de 1998-1999, selon le ministère russe des Affaires étrangères.

    C'est aussi la position de la Serbie, dont le président, le pro-occidental Boris Tadic, a demandé dans une lettre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon l'annulation de la déclaration d'indépendance.

    Plusieurs pays de l'UE ont simplement pris acte de la proclamation kosovare et ont appelé à la modération, dans l'attente d'une déclaration officielle qui devrait être faite lundi à Bruxelles à l'issue d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères.

    Le diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, a appelé "tout le monde à agir calmement et de façon responsable".

    Mais Belgrade et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10% de la population) ont répété qu'ils ne reconnaîtraient jamais une souveraineté kosovare.

    La Serbie a prévenu qu'elle s'opposerait par tous les moyens "diplomatiques, politiques et économiques" à une proclamation "illégale". "La Serbie ne reconnaîtra jamais l'indépendance du Kosovo", a répété le président Tadic après la proclamation.

    "Pour la Serbie, il n'y a pas et il n'y aura jamais d'Etat fantoche du Kosovo sur son territoire", a renchéri le Premier ministre serbe, le nationaliste Vojislav Kostunica.

    M. Kostunica s'en est pris au président américain George W. Bush et à "ses partisans européens" qui ont encouragé les Albanais à proclamer l'indépendance. "La politique destructrice, cruelle et immorale des Etats-Unis a conduit à cette illégalité sans précédent", a-t-il lancé.

    A Pristina, la proclamation a été accueillie par des hourras dans les rues de la ville, qui vibrait aux cris d'"Indépendance" dans le bruit des klaxons et des pétards. Des dizaines de milliers de Kosovars brandissaient des drapeaux albanais - aigle noir bicéphale sur fond rouge - et des drapeaux américains.

    Le nouveau drapeau du Kosovo indépendant, représentant en jaune le tracé du territoire accompagné de six étoiles sur un fond bleu foncé, n'a été dévoilé que dans l'après-midi au Parlement.

    Le Premier ministre Hashim Thaçi a souhaité la "bienvenue" à la mission de l'Union européenne qui doit se déployer au Kosovo pour superviser les débuts de l'indépendance.

    Ce déploiement va intervenir alors que l'UE est divisée sur la question de l'indépendance. La majorité de ses membres sont prêts à la reconnaître. Mais six pays (Chypre, Grèce, Espagne, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie) ont dit clairement qu'ils ne la reconnaîtraient pas, la jugeant dangereuse car de nature à alimenter les séparatismes à travers le monde.

    Signe de la réalité de ce risque, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, deux régions séparatistes et pro-russes de Géorgie, ont annoncé peu après la proclamation kosovare qu'elles allaient demander à la Russie et à l'ONU de reconnaître leur indépendance.

    Et le Sri Lanka, qui combat les séparatistes tamouls, a estimé que la proclamation kosovare, "violation de la Charte des Nations unies", était un "grave précédent" qui pourrait "constituer une menace grave pour la paix et la sécurité internationale".

    Malgré ses divisions, l'UE a décidé de déployer au Kosovo une mission de quelque 2.000 policiers et juristes qui doit prendre à terme la relève de la Mission de l'ONU (MINUK).

    La MINUK a commencé à administrer le Kosovo en 1999, après que des bombardements de l'OTAN eurent contraint le président Slobodan Milosevic à retirer de la province les forces serbes, qui combattaient la guérilla de l'Armée de libération du Kosovo (UCK).

    Une force commandée par l'OTAN, la KFOR, est chargée depuis 1999 d'assurer la sécurité au Kosovo.

    Parmi les scénarios possibles figure une sécession du nord du Kosovo, où vivent 40.000 des 120.000 Serbes vivant sur le territoire.

    Le Premier ministre Hashim Thaçi et le président du Kosovo Fatmir Sejdiu ont promis de garantir la sécurité des Serbes et des autres minorités.

    Mais ignorant par avance la souveraineté kosovare, les Serbes du Kosovo ont annoncé dès vendredi qu'ils organiseraient dans leurs zones les élections municipales prévues en mai en Serbie et formeraient leur propre "Parlement du Kosovo".

    Des violences entre les deux communautés sont à craindre.


    Deux grenades ont été lancées dimanche à Kosovska Mitrovica, dans le nord du Kosovo, sans faire de victimes. L'une a explosé dans la cour d'un tribunal de l'ONU, l'autre, lancée contre le bâtiment où doit s'installer la mission de l'UE, n'a pas explosé.

    A Belgrade, des centaines de jeunes Serbes ont manifesté dans la soirée, parfois violemment. Selon les médias, un policier a été légèrement blessé lors d'une échauffourée devant l'ambassade des Etats-Unis.


    AFP
     
  2. osiris

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    Le Kosovo proclame son indépendance, Moscou proteste

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    Au prix d'une guerre, au terme d'une longue attente et avec le soutien des puissances occidentales, le Kosovo a proclamé dimanche son indépendance près de neuf ans après le début des bombardements de l'Otan contre la Serbie.

    L'avènement du Kosovo indépendant referme un long chapitre du démantèlement de l'ex-Yougoslavie mais renforce une nouvelle ligne de front ethnique dans les Balkans.

    Le Kosovo est "un Etat indépendant, souverain et démocratique", a déclaré le président du Parlement, Jakup Krasniqi, à l'issue de l'adoption à main levée, par l'ensemble des 109 députés présents, de la proclamation d'indépendance.

    Onze membres de minorités ethniques, notamment des Serbes, étaient absents.

    Le Premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, a aussitôt après condamné dans une allocution télévisée "un faux Etat" promu illégalement par les Etats-Unis "prêts à violer l'ordre international dans leur propre intérêt militaire".

    "Tant que le peuple serbe existera, le Kosovo sera serbe", a affirmé Kostunica à Belgrade, où les rues étaient calmes en fin d'après-midi.

    De son côté, la Russie, alliée de la Serbie et détentrice d'un droit de veto au Conseil de sécurité, a demandé des consultations à huis clos du Conseil de sécurité des Nations unies sur la proclamation unilatérale d'indépendance du Kosovo.

    Une porte-parole de la représentation russe à l'Onu a déclaré que ces consultations devraient se tenir ce dimanche à 18H00 GMT.

    Moscou a fait savoir qu'il "soutient entièrement les revendications justifiées de la Serbie" concernant le rétablissement de l'intégrité territoriale du pays. Les Russes ont formulé l'espoir que des forces de l'Onu et de l'Otan prendraient "des mesures immédiates pour exécuter leur mandat (...) notamment en annulant les décisions des instances de Pristina".

    MISE EN GARDE DE MOSCOU

    La déclaration d'indépendance du Kosovo, peuplé à 90% d'albanophones, crée un risque d'escalade dans la violence ethnique et de nouveau conflit dans les Balkans, a souligné le ministère russe des Affaires étrangères.

    "Ceux qui envisagent de soutenir le séparatisme devraient comprendre les conséquences dangereuses que leurs actes risquent d'avoir pour l'ordre mondial, la stabilité et l'autorité des décisions du Conseil de sécurité de l'Onu qu'il a fallu des décennies à édifier", poursuit le communiqué du ministère russe.

    A Washington, les Etats-Unis ont pris acte de la proclamation d'indépendance du Kosovo et salué l'engagement de son gouvernement d'appliquer les dispositions du plan de l'émissaire de l'Onu Martti Ahtisaari en vue de protéger les minorités ethniques.

    Sans aller jusqu'à reconnaître l'indépendance du Kosovo, le département d'Etat fait savoir que les Etats-Unis "examinent la question et en discutent avec leurs partenaires européens" et il annonce la diffusion sous peu d'une déclaration.

    Il invite en outre toutes les parties à faire preuve "de la plus grande retenue et à s'abstenir de tout acte provocateur".

    Le Kosovo sera "une société respectant la dignité humaine" et il est déterminé à faire face à "l'héritage douloureux du passé récent dans un esprit de réconciliation et de pardon", assure le texte lu au Parlement par le Premier ministre kosovar Hashim Thaci.

    ENGAGEMENT DE LA KFOR

    Après la Slovénie, la Croatie, la Macédoine, la Bosnie et le Monténégro, le Kosovo est le sixième Etat indépendant à s'extraire de l'orbite de Belgrade, le dernier à échapper à la Serbie.

    Le Kosovo devient le 193e Etat indépendant au monde, mais la Serbie assure que grâce notamment au veto russe, il n'obtiendra jamais de siège aux Nations unies.

    La minorité serbe du Kosovo a promis de ne jamais renoncer à cette terre où son histoire est millénaire et, rejetant l'indépendance, pourrait consacrer la partition de facto qui existe déjà entre le sud et le nord du Kosovo.

    Moins de la moitié des 120.000 Serbes restés au Kosovo vivent dans le Nord, tandis que les autres sont éparpillés dans des enclaves protégées par la Kfor.

    Cette dernière a promis de continuer à assurer la sécurité du Kosovo et a invité toutes les parties à faire preuve de retenue.

    "Toutes les parties devraient reconnaître que la Kfor continuera à assumer ses responsabilités pour un environnement sûr sur toute l'étendue du territoire du Kosovo (...) à moins que le Conseil de sécurité (de l'Onu) en décide autrement", a déclaré Jaap de Hop Scheffer, secrétaire général de l'Alliance atlantique, dans un communiqué.

    "La Kfor continuera à garantir la sécurité de tous les citoyens du Kosovo, qu'ils appartiennent à la majorité ou à la minorité, de manière impartiale et juste comme auparavant.

    "Pendant cette période sensible, la Kfor ripostera de manière ferme et rapide contre quiconque usera de la violence au Kosovo", a ajouté le secrétaire général, qui a prié toutes les parties impliquées à faire preuve de la plus grande retenue et modération.

    L'UE a approuvé samedi l'envoi de l'"Eulex Kosovo", une force de police et de justice de 2.000 hommes, qui prendra le relais de l'Onu au terme d'une période transitoire de 120 jours suivant l'indépendance.

    De leur côté, les ambassadeurs des pays membres de l'Otan se réuniront lundi à Bruxelles pour examiner le dossier.


    Reuters
     
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    Moscou évoque le risque d'un nouveau conflit au Kosovo

    La Russie a exhorté les Nations unies à annuler la proclamation unilatérale d'indépendance du Kosovo et mis en garde contre le risque d'escalade des violences ethniques dans les Balkans.

    "Nous attendons que la mission de l'Onu et les forces de l'Otan présentes au Kosovo interviennent immédiatement pour metttre en oeuvre leur mandat (...) comprenant l'annulation de la décision des institutions autonomes de Pristina et pour prendre des mesures administratives énergiques à leur encontre.

    "La décision des dirigeants du Kosovo crée un risque d'escalade de la tension et des violences inter-ethniques dans la province, et d'un nouveau conflit dans les Balkans", a ajouté le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.


    Reuters
     
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    L'Otan à la rescousse de la police kosovare dans le Nord

    Des incidents mardi dans la partie nord à majorité serbe du Kosovo soulignent les défis qui attendent la mission civile de l'Union européenne dans le nouvel Etat albanophone qui s'est séparé dimanche de la Serbie.

    Les soldats de l'Otan, présents sur place depuis près de neuf ans, ont été appelés à la rescousse par la police kosovare alors que des Serbes du Kosovo, hostiles à l'indépendance de ce qu'ils considèrent toujours comme une province serbe, attaquaient et saccageaient deux postes frontière, dont l'un, à Jarinje, a été incendié.

    Dans les environs de Zubin Potok, un millier de manifestants, certains masqués, ont attaqué le poste frontière, obligeant les policiers kosovars à trouver refuge dans un tunnel.

    On ne faisait état d'aucune victime mais les postes ont été fermés et désertés par les policiers des Nations unies, qui sont partis à bord de véhicules blindés, après avoir détruit les documents officiels et emporté les ordinateurs.

    "Les manifestants semblaient bien organisés, comme le prouve le nombre de cars que nous avons vus se diriger vers le Nord", a dit un porte-parole de la KFOR.

    Le porte-parole n'a pas précisé de quel contingent les soldats envoyés sur place étaient issus. La Kfor compte 17.000 hommes venus de 35 pays.

    "Nous ne sommes vraiment pas loin de la partition" entre le Nord à majorité serbe du Kosovo et le reste du nouvel Etat, a estimé un responsable occidental sur place.

    Il a ajouté que la fermeture des ponts par la Kfor sur la rivière Ibar, qui sépare les quartiers albanais et serbe de la ville de Mitrovica, n'était "qu'une question de temps".

    PARTITION DU NORD DU KOSOVO ?


    Quelque 120.000 Serbes vivent toujours au Kosovo, principalement entre Mitrovica et la frontière serbe au nord, les autres isolés dans des enclaves plus au sud, au milieu de deux millions d'albanophones musulmans.

    Un porte-parole de la mission civile de l'Union européenne (Eulex), dont le chef, le néerlandais Pieter Feith, est arrivé dans l'après-midi au Kosovo en compagnie du porte-parole de la diplomatie européenne Javier Solana, a déclaré qu'il n'était pas prévu de retirer les éléments précurseurs déjà déployés dans la partie de Mitrovica peuplée de Serbes. "Ils vont rester et remplir leur mission", a-t-il dit à Reuters.

    Les Serbes du nord du Kosovo, appuyés par Belgrade et la Russie, considèrent comme illégale la mission civile de l'UE qui doit prendre le relais des Nations unies pour aider les autorités kosovares à instaurer un Etat de droit.

    Cette mission sera composée de 2.000 policiers, magistrats et administrateurs civils.

    Mais les manifestations serbes et deux nuits de vandalisme prenant pour cibles les symboles et les véhicules des organismes internationaux soulignent la difficulté de la tâche qui attend l'Eulex.

    Belgrade a rappelé ses ambassadeurs en poste dans plusieurs pays qui ont reconnu le Kosovo indépendant, notamment la France et les Etats-Unis, mais a souligné ne pas vouloir rompre ses relations diplomatiques.

    La Russie a de nouveau mis en garde la communauté internationale contre les dangers qu'entraîne selon elle l'indépendance kosovare pour la stabilité non seulement dans la région mais à travers le monde.

    MOSCOU ET PEKIN REDISENT LEURS CRAINTES


    Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s'est entretenu lundi au téléphone avec son homologue américaine Condoleezza Rice, rapporte mardi le ministère russe des Affaires étrangères. Il a réaffirmé l'opposition du Kremlin à la proclamation d'indépendance de Pristina, un "acte unilatéral inacceptable" qui ouvre une "boîte de Pandore".

    Pour le chef d'état-major des forces armées russes, le général Youri Balouïevski, la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo "viole grossièrement les accords conclus à Yalta en 1945 et à Helsinki en 1973 sur l'inviolabilité des frontières".

    "Les pays étrangers qui connaissent des problèmes de séparatisme ne se sont pas précipités pour reconnaître le Kosovo. Pourquoi le Canada ne l'a-t-il pas déjà fait ? Parce qu'il y a le Québec", a-t-il dit à l'agence de presse Itar-Tass.

    Au sein de l'UE, l'Espagne, notamment, confrontée au séparatisme basque, n'a pas non plus reconnu le nouvel Etat.

    Les Etats-Unis, pour leur part, ont tenté de vaincre les réticences de la Chine en soulignant le caractère "unique" du dossier kosovar.

    "Comme je l'ai répété à mes interlocuteurs chinois, on a au Kosovo une situation vraiment unique, il n'y a rien de comparable ailleurs dans le monde", a dit le secrétaire d'Etat adjoint Christopher Hill qui était en visite mardi à Pékin.

    Peu auparavant, le ministère chinois des Affaires étrangères avait redit l'hostilité de Pékin à l'indépendance kosovare.


    Reuters
     

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