Le mariage gay

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par @@@, 8 Novembre 2008.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    Peter Westphalen, 27 ans, et Ben Blanco, 32 ans, ignorent ce qui va advenir de leur mariage. Idem pour Craig et John Terrien, 44 ans. Profitant d’une décision de la Cour Suprême de Californie en mai dernier autorisant l’union de personnes du même sexe, les deux couples se sont mariés en août dernier en présence de leurs familles et amis, le premier dans un hôtel ultra chic de Big Sur, sur la côte californienne, le second dans un club de Los Angeles. J’ai assisté au mariage de Peter et Ben. Par la suite, je suis allée passer quelques heures avec John, Craig et leurs enfants chez eux à Woodland Hills, pour les besoins d’un reportage sur le mariage gay. Au surlendemain de la victoire de Barack Obama et du raz-de-marée démocrate, le mariage des quatre hommes est dans les limbes. La proposition 8, soumise par référendum aux Californiens le 4 novembre, est passée, presque comme une lettre à la poste. 53% des électeurs ont ainsi manifesté leur désir d’ajouter un amendement à la constitution californienne, stipulant que le mariage ne peut être l’union que d’un homme et d’une femme. Les mairies ont cessé de distribuer des licences de mariages aux homosexuels On ne sait pas encore ce que cela signifie pour les couples déjà mariés. On sait par contre que, depuis avant-hier, les mairies ont cessé de distribuer des licences de mariages aux couples du même sexe. En apprenant la nouvelle, j’ai immédiatement pensé à Peter, Ben, Craig et John, à leur bonheur d’être mariés, à leurs noces si joyeuses. J’ai appelé John, qui est instituteur.

    - Hier, j’étais complètement abattu, m’a-t-il confié. Surtout lorsque j’ai entendu que notre notre licence de mariage pouvait être invalidée. Mais je me sens mieux ce matin depuis qu’Edmund Brown (le ministre de la justice californien) a annoncé qu’il allait défendre nos droits. - Que signifie le passage de la Proposition 8 pour vous? - Surtout de perdre nos droits. Finalement, le mariage en tant que tel n’a rien changé à notre relation. Nous sommes ensemble depuis vingt ans. Mais si Craig se retrouvait aux urgences ou s’il mourait à l’hôpital, je n’aurais pas le droit de lui rendre visite ou de réclamer son corps parce qu’officiellement, sans mariage, je ne fais pas partie de sa famille. C’est absurde et ça me brise le cœur.

    Je n’ai pas pu assister au mariage de John et Craig. Mais en me rendant à celui de Peter et Ben, je me demandais ce que j’éprouverais à voir deux hommes se dire oui et échanger des alliances: malaise, indifférence ou satisfaction de savoir qu’ils bénéficiaient enfin des mêmes droits que les hétérosexuels. Je ne connaissais ni le couple ni son entourage. Très vite, j’ai surtout été frappée par le côté très traditionnel de la fête. Peter le blond était particulièrement nerveux. Il suait à grosses gouttes. Ben le brun était plus calme. Ils s’aimaient et se mariaient. Leurs parents, leurs frères et sœurs, étaient radieux. Pas de quoi fouetter un chat. Comme si le mariage hétéro était une parfaite réussite A part le fait, bien-sûr, que leur mariage était un énorme pas en avant pour la communauté gay américaine. Qui ça pouvait bien déranger à part les intolérants de tous poils qui argumentent depuis des mois, et même des années, qu’autoriser les homosexuels à convoler met en danger l’institution même du mariage? Comme si le mariage hétérosexuel était une parfaite réussite, ici ou ailleurs, avec les taux de divorces qui ne cessent de grimper. Comme si on les empêchait d’élever des enfants en couples.

    La première fois que je me suis trouvée en présence de familles composées de deux parents du même sexe, j’ai ressenti un léger malaise. C’était en 2004, pendant la campagne présidentielle, à la convention des "Log Cabin Republicans", la faction gay du parti. L’événement se déroulait à Palm Springs, une mecque homosexuelle de la Californie du sud. J’avais été invitée à un cocktail privé auquel assistaient deux cents convives environ. J’étais l’une des seules femmes. La sauterie n’avait pas attiré beaucoup de lesbiennes. Il faut dire que peu d’entre elles se reconnaissent dans le parti républicain. Il y avait une bonne vingtaine d’enfants, fils adoptés ou biologiques de couples gay. Et pas une seule mère à l’horizon. Rien que des pères. Par la suite, je me suis trouvée plusieurs fois au sein de telles familles. En mai dernier, j’ai passé une journée avec John Perry et Robert Picciotto et leurs deux enfants à San Francisco. Les deux hommes ont lancé une association, The Compact, visant à sevrer ses membres de leurs frénésies de consommation. Ils se sont promis de ne plus rien acheter de neuf, à part des slips et des pneus. "John est “papa” et Robert “daddy”" Je n’étais pas venue les voir pour parler de leur famille, mais du Compact. Encouragée par le couple, j’ai cependant posé toutes les questions qui me passaient par la tête. J'ai demandé à leurs enfants comment ils prenaient le fait d’avoir deux pères, comment réagissaient leurs amis. John est "papa" et Robert "daddy".


    - Ce n’est absolument pas un problème, m’a répondu leur fils aîné de 11 ans. Mes copains n’en pensent rien de spécial. - A San Francisco, c’est une situation assez normale, a précisé John. Nous sommes entourés de couples gays. Evidemment, je ne pense pas que les gens seraient aussi tolérants dans le Mid-west.

    John et Robert ne sont pas mariés. Ils ne croient pas au mariage. Ce qui ne les empêche pas de réclamer pour leur minorité les mêmes droits que les autres. Ce qu’ils pourraient bien finir par obtenir une fois pour toutes. Loin de s’avouer vaincus au lendemain de la défaite, les gays californiens ont déjà annoncé l’ouverture de trois poursuites judiciaires pour empêcher l’application de la Proposition 8. La lutte continue donc.


    http://www.rue89.com/california-dre...ay-a-peine-autorise-et-deja-remis-en-question
     
  2. anasamati

    anasamati Accro

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    pourquoi vous nous ramenez comme ces articles bidons?
    ça vaut meme pas la peine de le lire. On s'en fout des gays.
     
  3. @@@

    @@@ Accro

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    c'est pour le savoir . le savoir n'a pas de limites.
     

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