Le Maroc attire l’attention de l’ONU

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 5 Février 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

    J'aime reçus:
    52
    Points:
    48
    Le Maroc a attiré l’attention de l’Organisation des Nations Unies sur la gravité des agissements, observés dans la zone tampon, des autres parties au différend du Sahara qui " se sont écartées de la légalité internationale et dressent de plus en plus d’obstacles devant les efforts de la communauté internationale pour parvenir à une solution politique négociée de la question du Sahara ".

    Dans une lettre adressée au Secrétaire Général de l’ONU, M. Kofi Annan, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaissa, a souligné que ces parties " devraient s’acquitter de leurs obligations, s’abstenir de passer des accords ou des contrats relatifs au territoire et faire preuve de volonté politique nécessaire, en s’impliquant dans la négociation souhaitée et voulue par la communauté internationale".

    "Le Maroc est, pour sa part, disposé à entamer ces négociations dans les meilleurs délais possibles et présentera, prochainement, un projet d’autonomie à cet effet ", a assuré M. Benaissa dans cette lettre rendue publique, mercredi, au siège de l’ONU et dans laquelle il demande à M. Annan d’en assurer la distribution aux membres du Conseil de sécurité et la publication en tant que document du Conseil.

    Le ministre a, à cet égard, exprimé l’espoir du Maroc de voir les autres parties se joindre à cet effort commun pour mettre fin définitivement à ce différend, dans l’intérêt de toute la région du Maghreb.

    M. Benaissa a rappelé que le cessez-le-feu qui a été proclamé par les Nations-Unies, le 6 septembre 1991, avec l’accord de toutes les parties avait pour objectif d’arrêter complètement les hostilités dans le territoire en vue de favoriser le règlement politique définitif de cette question.

    La zone tampon qui a été conservée entre le mur de sécurité et la frontière avec l’Algérie était destinée à atténuer les tensions entre les deux pays et à éviter tout risque d’escalade, a dit M. Benaissa, soulignant qu’il n’a jamais été question de consacrer une division du territoire ou de légitimer la notion de "territoire libéré", puisqu’il s’agissait d’une zone tampon inhabitée.

    La preuve, a-t-il noté, en est que les réfugiés recensés à Tindouf devraient se rendre à l’ouest du mur, dans les centres habités, pour participer à toute opération de vote. A cet égard, il y a lieu de rappeler qu’aussi bien à la veille qu’après la mise en place du cessez-le-feu, le Royaume du Maroc n’a pas manqué, à chaque occasion, d’attirer l’attention des Nations Unis, soit par écrit, soit à travers des démarches entreprises auprès de leurs responsables, à tous les niveaux, sur les atteintes au statut de cette zone en tant que zone tampon inhabitée, a rappelé le ministre. C’est ainsi qu’après l’incursion d’éléments du " polisario " dans la région de Tifariti, feu SM Hassan II avait adressé, dès le 3 septembre 1991, une lettre à M. Javier Pérez De Cuéllar lui demandant de "prendre les mesures urgentes pour que les choses se retrouvent dans la situation qui se doit, notamment par le retrait hors du territoire de ces bandes armées", a poursuivi M. Benaissa.

    Et le ministre de souligner que cette position a été réaffirmée successivement le 16 décembre 1991, dans un aide-mémoire adressé au Président du Conseil de Sécurité, le 13 mai 1992 dans une lettre du Représentant permanent du Maroc au Chef du Département des opérations de maintien de la paix, et le 23 août 1995 dans une lettre adressée au prédécesseur de M. Annan par le ministre marocain des Affaires étrangères.


    Les Nations Unies, ayant conclu à l’inapplicabilité du projet de référendum prévu par le plan de règlement de 1990, sont entrées, depuis l’an 2000, dans un processus de recherche d’une solution politique alternative, a-t-il encore rappelé, notant toutefois que les autres parties au différend sur le Sahara, au lieu de s’engager dans un réel processus de négociation, tentent de plus en plus de créer un fait accompli dans la zone tampon, en y implantant artificiellement des édifices, en y déployant des "activités diplomatiques" et en allant même jusqu’à conclure avec des sociétés pétrolières des contrats de complaisance pour la prospection pétrolière.

    " Le Royaume du Maroc tient à attirer l’attention des Nations Unies sur la gravité de tels agissements visant à accréditer l’existence d’une assise territoriale pour une pseudo-république au Sahara ", a indiqué le ministre, soulignant que le Royaume " considère que toutes ces activités sont complètement illégales, car ceux qui y procèdent n’ont aucune autorité pour le faire ".

    " En effet, tant que la solution politique n’a pas été définitivement adoptée, le Maroc demeure, en vertu des Accords de Madrid du 14 novembre 1975 conclus avec l’Espagne, la seule autorité qui dispose des compétences d’administration sur tout le territoire du Sahara ", a fait observer M. Benaissa.

    Il a ajouté que de telles compétences ont été confirmées par le Plan de règlement de 1990 et confortées par les propositions qui l’ont suivi et notamment par l’Accord-cadre de juin 2001 à la présentation duquel le secrétaire général de l’ONU a exprimé sa conviction que le "Gouvernement marocain, en tant que puissance administrative au Sahara occidental, est disposé à offrir à tous les habitants et anciens habitants du territoire ou à appuyer un transfert de responsabilité dans certains domaines".

    Il apparaît, ainsi, a-t-il déploré, que les autres parties au différend se sont écartées de la légalité internationale et dressent de plus en plus d’obstacles devant les efforts de la communauté internationale pour parvenir à une solution politique négociée de la question du Sahara.

    Ces parties, a-t-il insisté, devraient s’acquitter de leurs obligations, s’abstenir de passer des accords ou des contrats relatifs au territoire et faire preuve de volonté politique nécessaire, en s’impliquant dans la négociation souhaitée et voulue par la communauté internationale.

    Le Maroc est, pour sa part, disposé à entamer ces négociations dans les meilleurs délais possibles et présentera, prochainement, un projet d’autonomie à cet effet. Mon pays espère que les autres parties se joindront à cet effort commun pour mettre fin définitivement à ce différend dans l’intérêt de toute la région du Maghreb, a réaffirmé M. Benaissa.


    LOPINION
     
  2. MATAPAYOS

    MATAPAYOS Citoyen

    J'aime reçus:
    4
    Points:
    38
    Re : Le Maroc attire l’attention de l’ONU

    le pire c est q kele (españoles ) ici veulent construire des (ambassades) pour les polz ,il considerent deja q c est (territoir libere!!!!!)
    a mon avis toute activite derriere le mur de defense ne doit jamais tolere par le maroc , l onu ne fait rien seulment elle obesrve les trafiquants des plz qui passent devant leur nez
     

Partager cette page