Le Maroc engagé en faveur de l’autonomie

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 19 Février 2007.

  1. Le_Dictateur

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    Trouver une réponse définitive et durable à la question du Sahara. C’est cette démarche qui sous-tend la diplomatie du Royaume chérifien depuis des années. Dans son discours du 6 novembre 2006, le Roi Mohamed VI rappelait à propos, la volonté de son pays « d’épargner à cette espace ainsi qu’à la région du Sahel et aux rives méridionales et septentrionales de la Méditerranée, les risques calamiteux de balkanisation et d’instabilité qu’engendrerait l’implantation d’une entité factice». Le Royaume du Maroc, on le sait, propose, au Conseil de sécurité des Nations Unies et à l’ensemble de la Communauté internationale, une «solution politique définitive» et mutuellement acceptable sur le Sahara.

    Cette offre marocaine rencontre du reste, l’adhésion de l’actuel Secrétaire général des Nations Unies, le Sud-coréen Ban Ki-Moon qui préconise aux parties «de continuer à coopérer pleinement avec l’ONU pour mettre fin à l’impasse actuelle et progresser vers une solution politique ». Pour sa part, le Maroc dont les initiatives restent contrariées par un certain nombre de pays dont l’Algérie, tuteur traditionnel du Front Polisario, continue de peaufiner son projet d’autonomie permettant aux provinces du Sud et à leurs populations de « gérer leurs propres affaires dans le cadre de la souveraineté du Royaume ».

    A cet effet, le Royaume chérifien a mis sur place un Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), composé de 140 membres. Cet organe, dirigé par Khallil Ould R’Chid, a initié diverses consultations. Le choix de l’autonomie du Sahara occidental s’intègre parfaitement dans le projet de société démocratique initié par le Roi et approuvé par son peuple marocain. La démarche participative qu’il a initiée à cet effet en impliquant les chefs du tribu, les partis politiques et l’Instance équité et réconciliation, tend à ancrer le projet dans les consciences du monde rural et urbain.
    Malgré le différend qui l’oppose au Polisario sur la question du Sahara, le gouvernement marocain n’en reste pas moins préoccupé quant au développement des provinces du Sud. De gros efforts ont été déployés afin de permettre aux populations des provinces sahariennes de vivre paisiblement. Trois secteurs prioritaires ont été ciblés. Ce sont : l’urbanisation, les infrastructures de base et l’alimentation en eau potable. Le Maroc a même mis en place une Agence de développement des provinces sahariennes.

    Cependant les efforts du Royaume sont contrariés par le pouvoir local dont l’influence et l’autorité, s’effritent de plus en plus. « La direction du Polisario objet de dissensions profondes en son sein, s’entête à contrarier le courant de l’histoire et à servir les intérêts stratégiques de leurs protégés, contre la volonté des populations sahraouis séquestrées à Tindouf. D’ailleurs, des centaines de sahraouis continuent de fuir cette situation intenable, en retournant dans leur pays le Maroc. De plus en plus conscients des enjeux de ce drame, de hauts cadres et membres influents du Polisario qui ne cessent de croître, se sont ralliés au Maroc et continuent de rejoindre leur pays, vidant cette structure séparatiste de l’essentiel de sa substance», souligne un site d’information du Royaume.


    Malgré tout, la bienveillance du Pouvoir du Rabat au chevet d’une région conflictuelle, suscite le grand intérêt porté par la communauté internationale à l’égard de la proposition d’autonomie du Roi. L’Assemblée générale des Nations Unies, à l’issue du vote du 14 décembre 2006, a souhaité que le projet marocain soit présenté. Le représentant du Royaume Uni a déclaré que son pays attendait « avec intérêt, de nouvelles initiatives susceptibles de faire avancer la situation au-delà de l’impasse actuelle », souhaitant que « des progrès soient réalisés sur la voie d’une solution dans les prochains mois ». L’Allemagne a noté « avec intérêt que le Maroc est en train d’élaborer de nouvelles propositions » et qu’elle accueillera « favorablement la présentation de ce plan ». D’autres puissances telle la France, l’Espagne, les États-unis et la Chine, ont appuyé le projet marocain à l’instar de nombreux pays africains tels le Gabon, le Sénégal, la Gambie, le Togo, le Congo Brazzaville, la RDC, la RCA et le Soudan.

    Le Maroc, il faut le rappeler, est soutenu par l’ensemble des pays arabes et musulmans. La Côte d’Ivoire qui entretenait, jusqu’à là de très bonnes relations avec le Royaume chérifien, semble avoir découvert de nouveaux alliés. A la surprise générale, Laurent Gbagbo soutient l’axe Alger-Prétoria contre Rabat. Chose impensable il y a quelques années.

    Source - LePatriote.net
     

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