Le Maroc est-il foutu ?

Discussion dans 'Discussion générale' créé par mohamed1983, 13 Juillet 2005.

  1. mohamed1983

    mohamed1983 Visiteur

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    On aime bien venir au Maroc ; on aimerait même s’y installer puisqu’il y fait bon vivre. Mais on n’aime pas dire du bien du Maroc. Ce paradoxe a toujours poursuivi ce pays tel une malédiction impossible à exorciser. On n’éprouve aucune difficulté à encenser, de loin, des contrées où l’on ne mettrait les pieds pour rien au monde. Mais dès qu’il s’agit du Maroc, il y a chez certains journalistes français en particulier, et plus particulièrement ceux du journal “Le Monde” comme un réflexe conditionné qui se déclenche. C’est le genre de la “maison”, par excellence et depuis toujours. Un article positif sur le Maroc, il n’y en a quasiment jamais eu dans ce quotidien parisien. Et puisque “Le Monde” est la référence de la presse indépendante et objective qui n’écrit que la vérité vraie, il faut donc croire qu’il n’y a jamais rien eu de positif au Maroc. “Rien de rien” comme dirait Edith Piaf qui ne lisait pas “Le Monde”.
    Il y a toujours eu un “monsieur Maroc” dans “Le Monde”. Depuis quelque temps, c’est Jean Pierre Tuquoi qui s’occupe de nous et sévit à loisir sur ce registre.
    Jean Pierre Tuquoi, ou J-P-T pour les intimes, est une vieille connaissance. Rappelez-vous, c’est lui qui nous avait traités de “tournesols”, parce que à la disparition de Hassan II, nous avions dit “le Roi est mort, vive le Roi”. Cela n’entrait pas dans les catégories qu’avait mijotées pour nous J-P. Tuquoi, le spécialiste du Maroc pour qui nous étions devenus son sujet. Il nous “étudie” comme une curiosité anthropologique aux allures d’Ancien régime français. Donc appelés à disparaître.
    C’est d’ailleurs le premier défaut qu’il nous trouve : être une monarchie. Quelle idée, une monarchie, pire, une succession dynastique sur plusieurs siècles, dans un pays du tiers-monde ! Il ne peut y avoir de monarchies que les républiques héréditaires ou les présidences à vie dans le monde arabe ; en dehors, évidemment, des têtes couronnées d’Europe. Ainsi soit-il, puisque ainsi en a décrété J-P-T. Les révolutions, c’est connu, mangent leurs enfants et dénaturent leurs petits-enfants. Si J-P Tuquoi est l’héritier de 1789, c’est que celle-ci a bien enfanté quelques bâtards.
    Six ans après son intronisation, SM Mohammed VI règne sur un Maroc qui n’a rien à envier à celui de Hassan II. Le rien revient encore et toujours. Il n’y a eu ni révision du code de la famille qui réhabilite la femme dans ses droits, au même titre que son vis-à-vis masculin ; ni extoriarisation publique des atteintes aux droits de l’homme par le passé, une démarche par laquelle l’État, dans sa continuité séculaire, reconnaît ses torts, mais enclenche un processus de réconciliation nationale ; ni un immense effort d’infrastructures au niveau des équipements de base, tels le réseau routier et autoroutier, l’électrification des campagnes, l’irrigation, l’optimisation des installations portuaires et aéroportuaires, ni l’extension des libertés collectives et individuelles dont essentiellement la liberté de la presse…
    De tout cela, monsieur Tuquoi n’a rien voulu voir et n’en a pas tenu compte. Ce qui ressort de ses écrits répétitifs, c’est un énorme “cachez-moi ce Maroc qui bouge, et que je ne saurais voir; je ne veux voir que mon Maroc à moi, immobile et immuable, celui que je traite à partir de la littérature de Pierre Loti et des gravures de De La Croix”. De sa rédaction parisienne, J-P Tuquoi dessine son Maroc, un peu comme le “Petit Prince” de Saint Exupéry.
    Et pourtant, les problèmes pointés de façon exclusive et superbement éclectique, par J-P Tuquoi, sont réels. Le chômage des jeunes, les bidonvilles, la pauvreté, les difficultés économiques, le tassement de la croissance, y compris même une certaine distance ou une distance certaine entre le Palais royal et le gouvernement. Il faut reconnaître à J-P Tuquoi que pour s’informer, il s’est donné la peine de se déplacer. Sachant, pertinemment qu’il allait non seulement entrer et circuler librement au pays, mais trouver des informateurs bénévoles tout aussi libres de s’exprimer et qu’il aurait très bien pu nommer, sans coup férir pour eux. Peut-être même qu’ils le lui avaient demandé.
    Sauf que J-P Tuquoi avait besoin d’envelopper ses sources sous le voile de l’anonymat pour forcer le trait de l’image d’un Maroc où la liberté d’opinion n’est pas permise. Et pour donner à sa énième escapade marocaine, et à l’intention de ses lecteurs, un peu de tonus, comme s’il avait pris un maximum de risque en s’aventurant sous des cieux farouchement dictatorieux.
    On ne peut pas se targuer de connaître profondément le Maroc, sans placer celui-ci dans son contexte régional. Cette lapalissade, M. Tuquoi ne peut pas l’ignorer. Aussi, pour relativiser ses jugements de valeur à l’emporte pièce et ses stéréotype sur le Maroc, il devrait s’essayer au même exercice dans les autres pays du Maghreb. Prenons l’Algérie, au hasard, aurait-il pu y entrer, se balader et dialoguer tout aussi librement ? Pourquoi ne s’est-il jamais professionnellement intéressé au cas de l’Algérie ; car, c’est réellement un cas.
    Voilà un pays qui dispose d’une manne pétrolière monstrueuse (50 milliards de dollars annuels) et qui ne produit pas que des bataillons de jeunes chômeurs, candidats à l’émigration sans retour. Mais aussi l’une des plus sanglantes guerres civiles pour cause de fausse démocratie sous haute surveillance d’une junte militaire qui a détourné l’immense richesse énergétique du pays vers les banques suisses. Question à un baril de pétrole pour M. Tuquoi : lorsqu’il recueille la “vérité” sur la situation politique au Maroc de la bouche de Nadia Yassine, ne voudrait-il pas, en son for intérieur, à lui ou de ceux qui commanditent ses articles, que l’on bascule dans le cauchemar algérien ? Autre question, à un plein d’essence, cette fois-ci ; Si M. Bouteflika consentait enfin à accorder à son peuple ; qui paraît-il, l’assurait élu; la liberté de circulation, en ouvrant les frontières avec le Maroc dans quel sens se dirigerait le mouvement migratoire des populations, vers l’Algérie ou vers le Maroc ?
    On comprend que le pétrole fasse fonctionner le monde, mais pas les rédactions, encore moins celle d’une publication-institution tel “Le Monde”.
    [21h]

     
  2. aghanja

    aghanja Citoyen

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    Re : Le Maroc est-il foutu ?

    littlebigman ... w-rak 3aref ....
     
  3. LeRouge

    LeRouge Citoyen

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    Re : Le Maroc est-il foutu ?

    Wayli ??
    Aghanja yamkane f8amtak : CTRL+C et CTRL+V ;-)
     
  4. lordvoldemor

    lordvoldemor Visiteur

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    Re : Le Maroc est-il foutu ?

    @le rouge hihihi ctrl+c ctrl+v ma3likche en plein ds le mille
    @mohammed1983 oui consernant ta question le maroc est foutu a 200% ila kanou fih des gens kom toi alors je le repete 1 bne foi pr tte hder mzyane wla njib lik : eletar, humex, et le reste de la compagnie et puis 1 autre conseil ana mzaaaaaaaaaaweg fik baraka matn9el wtji tlasse9 lina hna.
    @aghanja littlebigman hihihi
     
  5. benaaouiss

    benaaouiss Visiteur

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    Re : Le Maroc est-il foutu ?

    le maroc n'a pas besoin de lui pour donner une bonne image du pays,il y a les marocains eux meme,les autres medias comme escale national geo tv 5 france 5 ect...les français ne sont pas cons.dieu merci le maroc est la 2 destination des français.il faut l'ignorer, ce n'est qu'un charlaton parmis d'autre.le maroc bouge à son rytme,vive le maroc.
    il y a mieu que le monde.
     

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