Le Maroc est-il un pays à haut risque?

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 27 Février 2007.

  1. Le_Dictateur

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    Dans notre beau pays, il y a la sécurité, la liberté, la stabilité. Mais aussi le chômage, la pauvreté, l'intégrisme…

    Les nouvelles qui rendent compte de la situation au Maroc sont de deux types: économiques et sécuritaires. On savait que ces deux domaines ont toujours été les deux faces d'une même monnaie. Mais ils n'ont jamais été aussi proches l'un de l'autre, voire aussi réciproquement réversibles, que par les temps actuels.

    L'économie s'est mondialisée, le terrorisme intégriste aussi. Ils ne peuvent donc être exclusivement traités en interne; en vase clos. La coopération internationale vaut pour les deux. Appréciation de l'état de l'économie nationale à partir d'un regard externe, et conjonction des efforts transfrontaliers dans la lutte anti-terroriste. Sur ces deux registres, des signaux très forts nous parviennent, ces derniers jours, d'ailleurs et de chez nous.


    Le Maroc est-il un pays à risque pour les investissements étrangers potentiels? Comment gère-t-il son économie et dans quel état se trouve celle-ci, à partir de paramètres conventionnellement reconnus? Quelles initiatives sont prises? Quelles réformes sont entreprises pour faire face aux manifestations saillantes du sous-développement; aux séquelles criantes d'un mal-développement; bref, aux défis, présents et à terme, d'un pays qui se veut émergent?

    Ce questionnement qui interpelle notre système de gouvernance dans ce qu'il a, ou qu'il n'a pas, d'opératoire; et notre bouclier sécuritaire dans sa capacité de parade et d'étanchéité, a été lancé par la Coface (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur).

    La Coface dispose d'une échelle de notation de A à D, surmultipliée en sept niveaux d'évaluation. La classification va du général au particulier, dans une relation de cause à effet. On progresse ainsi du haut de la “situation politique et économique”, vers le bas du “comportement de paiement des entreprises”, en passant par d'autres critères intermédiaires, pour aboutir à un indice de risque. Le canevas qui constitue une sorte de grille de lecture de la situation globale du pays est tout en subtilité dans l'approche et tout en précision dans la graduation des indicateurs retenus.

    Qu'en est-il du Maroc, vu de cette lunette d'observation? Un peu de patience pour le classement final; voyons, d'abord, le cheminement du diagnostic.

    Il nous est reconnu des “points forts” en termes “d'atouts significatifs” dont on relèvera, particulièrement, “la position géographique”, “les ressources naturelles”, “un vaste potentiel touristique” et, surtout, “la stabilité politique”. On nous gratifie également “d'importantes réformes structurelles” en matière de macroéconomie. De même qu'on nous concède “la consolidation du système bancaire, qui contribue à l'amélioration régulière de l'environnement des affaires”; ainsi qu'un “endettement extérieur modeste”. Ceci côté jardin, avec des éloges de saison. À vrai dire, pas mal du tout.

    Côté cour, nos “points faibles” sont du même tonneau et du même ton de franc parler. C'est ainsi que notre “économie demeure vulnérable aux aléas du secteur agricole”; que “la dette publique interne reste élevée”; que “la croissance est toujours insuffisante”; que “la pauvreté et le chômage (surtout des jeunes) sont des sources de tensions sociales”.

    Et que “le problème non résolu du Sahara occidental, qui affecte les relations avec l'Algérie, réduit les bénéfices que le Maroc pourrait tirer de l'intégration régionale”. Sur cette question, qui touche à l'intégrité territoriale du Maroc et dont la récurrence trentenaire n'a d'égal que la tentation hégémonique et anachronique d'Alger, le rapport de la Coface pèche par défaut, malgré les clauses de style qui relèvent du “je me comprends”. On a effectivement compris. La pierre d'achoppement de cette “intégration régionale”, si ardemment invoquée en fausses invocations oratoires, est à Alger; pas à Rabat.

    Toujours est-il que, l'un dans l'autre, entre “points forts” et “points fables”, nous avons décroché la classe A, le top. Autrement dit, le label d'un pays où “la situation politique et économique très stable influe favorablement sur le comportement de paiement des entreprises, généralement très bon”.

    Et où “la probabilité de défaut est très faible”. Pour avoir des parallèles comparables et des repères comparatifs, la Coface nous a mis en compétition avec quatre pays, la Jordanie, la Turquie, l'Egypte et la Tunisie. Les trois premières n'ont eu droit qu'à la classe B, pour des raisons de sécurité interne en rapport avec la géo-stratégie de lutte anti-terroriste laquelle, elle, “influe” négativement sur l'économie et présente “des risques” non négligeables sur la stabilité politique et les projets potentiels d'investissement étrangers.

    Quant à la Tunisie, elle a eu la même notation que nous, le A.
    Selon les mêmes critères formellement définis. Il n'y a aucune raison pour se plaindre d'être en si bonne compagnie. Bien au contraire. Sauf que, toutes choses étant par ailleurs égales, il y a un gros “mais”, tout à fait amical d'ailleurs.

    Il est évident que la menace du terrorisme intégriste constitue un point nodal dans la démarche d'observation et de classification de la Coface. Il est considéré comme un facteur majeur de risque, entre autres dysfonctionnements de gestion de la chose politique, des affaires économiques et des questions sociales.

    Or, dans l'endiguement de ce phénomène, nous n'évoluons pas, nous et nos frères tunisiens, dans le même “environnement politique”, selon l'expression de la Coface. Il y a, entre les politiques des deux pays face au même danger, la différence entre “une main de fer dans un gant de velours” et “une main de fer dans un gant de fer”.


    Cette deuxième posture, celle de la Tunisie, passe, à tort ou à raison, pour être liberticide, asphyxiante de la liberté de conscience et d'expression. La nôtre est plutôt faite d'un semblant de laxisme “libertaire”, sous haute surveillance; d'une fermeté à tous crins; d'une batterie sécuritaire de parades sans faille face à toute velléité de noyautage islamiste ou, encore moins, de tentative de violence intégriste.

    En gros, l'islamisme pacifiste “oui” ; l'intégrisme radical, “non”.
    Une bivalence qui ne signifie pas ambivalence, aussi vrai que la vérité, c'est ce que les imbéciles appellent paradoxe. Cette façon de faire a permis au PJD (Parti de la Justice et du Développement), d'obédience islamiste, d'exister, voire de prospérer, à ciel ouvert, sur l'échiquier politique national.

    Et à ses ténors, tels Saâdeddine Elothmani, Lahcen Daoudi et autre Abdelilah Benkirane, d'avoir leur organe de presse et leur temps d'antenne, à la radio et à la télévision, pour s'exprimer librement à l'adresse du sens de discernement populaire.

    Cette manière de procéder est également à l'origine de la tolérance à l'égard des radicaux de Al Adl Wa Lihsane, à la fois peu comprise par les anti-islamistes qu'outrancièrement exploitée par les adeptes de Abdeslam Yassine et de ses rêveries de grand soir intégriste (Qaouma), à commencer par son égérie, sa propre fille, Nadia Yassine.

    Retour au facteur risque que recèle le spectre intégriste, et qui n'est jamais très loin ni de la stabilité politique, évidemment; ni du capital-confiance des opérateurs étrangers.

    La Coface peut être rassurée parce que le Maroc ne dort pas sur ses deux oreilles. Sans ostentation gesticulatoire, et sans être, Dieu merci, en état de guerre civile ouverte, il s'est mis en situation de veille permanente, de mobilisation vigilante de toutes ses instances de sécurité.

    Le dimanche 11 février 2007, les responsables de tous les secteurs de sécurité du Royaume se sont retrouvés dans un conclave de briefing interactif et de réflexion interservices, à l'académie de police de Kénitra.

    Étaient présents à cette rencontre exceptionnelle, sous la présidence du ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, le ministre délégué à ce même département, Fouad Ali Al Himma. Mohamed Yassine Mansouri, directeur général de la DGED; Charki Draïss, directeur général de la Sûreté nationale; Abdellatif Hammouchi, directeur général de la DST; et Mouhieddine Amzazi, Wali chargé des affaires intérieures au ministère du même nom. Cette réunion ressemblait à une cellule de crise. Il n'y avait, certes, pas le feu en la demeure; mais le personnel du renseignement était, néanmoins, dans tous ses états.

    Les informations, méticuleusement recoupées au travers des circuits spécialisés de filtrage et d'authentification, se rejoignaient sur un point de concordance chargé de menaces aussi larvées qu'imminentes. Le résultat en est que les pays du Maghreb sont devenus le socle à déstabiliser et les points de mire des protubérances terroristes inféodées à Al Qaïda. Tout récemment, le GSPC algérien (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) a ouvertement dévoilé sa véritable identité.

    Il a tout simplement troqué son sigle contre l'appellation provocatrice de Al Qaïda pour le Maghreb. Nos groupuscules de la même pâte intégriste ne sont pas loin de lui emboîter le pas, tels le GICM (Groupe islamiste pour le Combat marocain) ou Ansar Al Mahdi. On peut avancer, de science certaine, que des noyaux de la même filiation tentaculaire s'harmonisent à travers tous le Nord-Ouest africain.

    Il y aurait même tout un programme d'attentats, d'ores et déjà planifiés, contre des sites jugés non conformes au dogme intégriste, qu'ils soient d'intérêt local ou étranger, dans les pays du Maghreb. Face à ce danger annoncé, qui frappe aux portes des frontières en faisant fi des frontières, le Maroc en a appelé à une concertation maghrébine. Force est de constater que le Maghreb anti-terroriste a, jusqu'ici, mieux fonctionné que le Maghreb de l'intégration économique.

    Le Maroc n'en a pas moins compté sur ses propres moyens pour se défendre et s'immuniser. Depuis les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca, et même bien avant, le ratissage des cellules dormantes n'a pas cessé. Celles-ci ont été, à ce jour, méthodiquement et systématiquement expurgées de leur tanière évanouie dans le tohu-bohu du peuple ordinairement musulman.

    Un travail de fourmi, tant la contagion est insidieuse. Au jour d'aujourd'hui, il est explicitement reconnu au Maroc d'avoir su et pu réfréner la déferlante islamiste, à propension intégriste, avec la garantie de stabilité politique et la plus-value d'assurance économique. C'est ce qui lui a valu le label de classe A attribué par la Coface

    Source - Maroc Hebdo
     
  2. ذات النقاب

    ذات النقاب أختكم في الله

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    Re : Le Maroc est-il un pays à haut risque?

    achman securite wa chamkara dayrin 7ala

    kamloha had talfin

    wa tkhaf ghir ykhalto kolchi [21h]
     
  3. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

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    Re : Le Maroc est-il un pays à haut risque?

    Lala matkhafch 7na dima mooor makaté7 el fass f rass kanjam3o kolchi loooool

    Hal 3ar lama chadi pseudo wa7ed kola merra kant9oleb kangoul wajh jadid loool
     
  4. ذات النقاب

    ذات النقاب أختكم في الله

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    Re : Le Maroc est-il un pays à haut risque?

    hani chadit lard mab9alich credit , [22h]amoula hiya hiya [28h]
     

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