Le Maroc et « les 7 régions » !

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 1 Décembre 2007.

  1. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

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    L'Agence américaine pour le développement international, l'USAID, a mené pendant quelques mois une enquête profonde sur les régions du Maroc les plus compétitives, créatrices de valeurs et d'emplois.

    Il s'agit du Souss Massa Drâa ; Meknès Tafilalet ; Chaouia Ouardigha ; Tanger-Tétouan ; Gharb Chrarda Bni Hsein ; Marrakech –Tensift el Haouz, enfin de l'Oriental. Soit sept en tout. On remarquera d'emblée qu'avec quelques autres, les provinces du Sud, Tan-Tan, Guelmim où Sa Majesté le Roi déploie depuis une semaine une intense activité pour le développement, Smara, Laâyoune, Boujdour, Dakhla sont littéralement absentes du répertoire…

    Si le champ de l'enquête n'est donc pas aussi exhaustif comme l'on aurait souhaité, l'intérêt des investigations conduites par des experts de l'Agence américaine reste vif. «L'amélioration du climat des affaires», évoquée par la directrice Monica Stein-Olson, relève d'une connotation bien américaine, elle est d'autant plus directe qu'elle semble restrictive : la compétitivité est un critère économique, certes, elle participe d'une vision qui met les entreprises, les opérateurs et les hommes dans une course au gain et aux chiffres d'affaires.

    Mais sa portée resterait toutefois limitée voire injustifiée si l'objectif de développement restait absent ou ignoré. La région, depuis sa création il y a quelques années, est perçue et pas seulement dans les textes comme une entité homogène, elle promeut la compétitivité pour le bien-être des hommes et des femmes, elle s'assigne une finalité humaine avec à la clé les investissements nécessaires, les infrastructures, les équipements et une politique de désenclavement. C'est sur ce socle que s'articulera toute compétitivité et que se justifiera le climat des affaires.

    Une remarque s'impose d'elle-même : les régions considérées comme compétitives par l'enquête reflètent bien une autre donnée, elles ont bénéficié soit d'un flux d'investissement de la part de l'Etat, soit d'un apport plus que privilégié en termes d'implantations de projets économiques, industriels, touristiques ou autres. Leur compétitivité n'est, de toute évidence, ni l'effet du hasard ni celui d'une baguette magique.

    Le Maroc d'aujourd'hui ne saurait être qu'un espace homogène, globalement compétitif parce que la vision royale, extensible et laborieuse, n'exclut aucune partie, nul recoin de ce pays qui – on le voit chaque jour désormais – prend à travers ses régions son envol de manière différente, certes, mais d'un seul tenant. C'est se méprendre, c'est cautionner cette arbitraire dichotomie du «Maroc utile et du Maroc inutile» que d'oublier qu'il n'est de développement, de croissance et «in fine» de compétitivité que globaux. L'émulation entre les régions est une chose, nécessaire et juste, mais la disparité dans un monde globalisé est un handicap majeur à toute évolution sociétale…


    Source - Par LE MATIN
     

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