Le Maroc et l’UE s’acheminent vers la conclusion d’un mini-accord de partenariat

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 14 Juillet 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Tout semble indiquer que le Maroc et l’Union Européenne s’acheminent vers la conclusion d’un nouvel accord de pêche.

    A en juger par les éléments d’information véhiculés en ce début de semaine, il semblerait qu’au terme d’une réunion tenue à Bruxelles, le Conseil permanent de l’UE, constitué de ministres des Affaires étrangères, ait donné son feu vert au Commissaire européen et à ses proches collaborateurs pour entamer les discussions avec la partie marocaine à propos des termes d’un nouvel accord de pêche.

    Toujours est-il que, selon ces mêmes informations, cette approche demeure conditionnée par l’approbation des ministres européens de la Pêche qui auront à se réunir lundi prochain à Bruxelles.

    Côté marocain, l’on affirme, selon des propos attribués au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, que le Maroc n’a jamais mis un terme aux débats et discussions avec ses partenaires communautaires.

    L’on évoque aussi la fin de l’étude scientifique menée conjointement par le Maroc et l’Union Européenne. Laquelle étude fait état d’une “nette” amélioration de la ressource.

    Et, ce sont, semble-t-il, les résultats de cette étude qui détermineront les tenants et aboutissants des négociations de chacune des parties.


    Les négociations qui, normalement, devaient débuter à la mi-juillet ont été reportées au 25 du même mois.

    Du côté européen, les négociateurs souhaitent que le nouvel accord entre en vigueur, au plus tard en mars ou avril 2006.

    D’ici là tout dépendra des conditions qu’exigerait ou imposerait la partie marocaine. D’emblée, il est à retenir qu’il ne s’agirait pas d’un accord proprement dit, mais plutôt d’un “mini-accord de partenariat” qui aurait à rompre avec la manière avec laquelle s’opérait l’ancien accord.

    En d’autres termes, les premières dispositions excluent les céphalopodes (poulpes et calamars) et les crustacés (crevettes et langoustes) du champ d’application de ce mini-accord.

    Parallèlement, le nombre de bateaux de la flotte communautaire serait révisé à la baisse.

    Déjà, certains pays européens manifestent leurs vifs intérêts pour certaines espèces dont la pêche au merlu, au thon et celle en eau profonde.

    D’autres ont un penchant vers la pêche pélagique, dont les sardines, l’anchois...

    Face à cette nouvelle donne, tout semble indiquer que le Maroc, en tout cas pour le moment, ne veut pas dévoiler ses cartes.

    Lesquelles cartes auraient à prendre en considération l’ensemble des opportunités offertes.

    N. B.
    L'Opinion
     

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