Le Maroc importe deux fois plus ce qu’il exporte

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 19 Juin 2006.

  1. Le_Dictateur

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    Les exportations marocaines n’arrivent toujours pas à décoller. A fin avril de cette année, leurs recettes n’ont guère dépassé les 33,4 milliards de dirhams, alors que les importations ont atteint 61,754 milliards DHs. Conséquences directes : le déficit commercial ne cesse de s’aggraver (11,7 % à fin avril 2006) et le taux de couverture (des importations par les exportations) se creuse davantage (54%).

    Le bon comportement des ventes des phosphates et dérivés maintient, toutefois, le volume de nos exportation à des niveaux acceptables. La part des ventes du groupe OCP (Office chérifien des phosphates) dans le total des exportations ne cesse de s’améliorer, se situant aux environs de 20%.

    S’il est vrai que le renchérissement des cours de pétrole explique cette détérioration des échanges extérieurs du Maroc (la hausse de la facture pétrolière contribue à hauteur de 21% dans le total des importations), l’absence d’une politique cohérente et efficace pour doper nos ventes à l’étranger en est une des principales causes. Ce qui se traduit, entre autres, par une offre d'exportation imitée et à faible valeur ajoutée.

    Une bonne nouvelle toutefois : « un contrat-programme pour la promotion des exportations entre l'ASMEX (Association marocaine des exportations) et le gouvernement est en cours d'élaboration », confie notre ministre du Commerce extérieur, Mustapha Mechahouri, dans un entretien à La Vie Eco.

    Les grands axes de ce contrat sont déjà perceptibles. Le ministre les résume en trois points : diversifier l'offre de nos exportations, adopter une promotion de proximité et une forte coordination entre l'ensemble des intervenants dans le commerce extérieur (ils sont légion). Dans la foulée, le budget alloué à la promotion de nos exportations devra passer de 250 millions Dh actuellement à 400 millions Dh. De quoi se mettre à armes égales avec nos concurrents du pourtour méditerranéens (Tunisie, Egypte et Turquie).

    Accord d’Agadir, où en est-on ?
    Concernant la mise en oeuvre de l'accord d'Agadir (zone arabe de libre-échange regroupant le Maroc, La Tunisie, l’Egypte et la Jordanie), M. Mechahouri estime qu'" il reste l'étape de la notification par voie diplomatique", ajoutant que du côté marocain, cette procédure n'a pas encore été entamée car l'agriculture, qui constitue un secteur sensible, doit avoir un traitement spécifique. " La solution que nous proposons à nos partenaires de l'accord d'Agadir est de l'appliquer tout en essayant de trouver une alternative pour les produits du secteur agricole", a noté le ministre, soulignant que le Maroc propose que "les exportations agricoles ne soient exonérées des droits de douane que si le pays d'origine est un exportateur net de ces produits ".

    Source - Menara.Ma

     

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