Le Maroc pour une coopération internationale étroite et concertée dans la lutte contre le terrorisme

Discussion dans 'Info du bled' créé par oisis73, 31 Octobre 2006.

  1. oisis73

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    Le Maroc souligne la nécessité "d'une coopération internationale étroite, concertée et coordonnée" en matière de lutte contre le terrorisme nucléaire. "Afin de faire face à cette menace globale (terrorisme nucléaire), sans limites de dévastation et de cruauté, une coopération internationale étroite, concertée et coordonnée est plus que jamais indispensable", a affirmé le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Omar Hilale, qui a ouvert, lundi à Rabat, les travaux de la première réunion de l'Initiative globale de lutte contre le terrorisme nucléaire.

    Cette coopération doit être renforcée et multidimensionnelle, qui allie engagement politique, plateforme juridique et action opérationnelle, a ajouté M. Hilale, soulignant que la réunion de Rabat "témoigne de la détermination de la communauté internationale à lutter sans relâche, contre le fléau du terrorisme sous toutes ses formes".


    Cette réunion, a-t-il dit, "confirme également notre prise de conscience collective que le terrorisme nucléaire constitue un danger réel, actuel et transfrontalier", relevant que "la communauté internationale est, plus que jamais, exposée à cette menace terroriste, dont les victimes innocentes pourraient se chiffrer en dizaine de milliers de personnes".

    "L'existence de matières nucléaires en errance, la confirmation d'un marché noir des techniques et matières à double usage, la crise chronique des instances multilatérale en charge du désarmement et de non-prolifération, conjuguée à une situation internationale instable, voire explosive dans certaines régions, accentuent ce risque qui nous interpellent tous", a indiqué M. Hilale.

    Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a affirmé que le Maroc, qui partage les préoccupations de la communauté internationale à l'égard du terrorisme nucléaire, a inscrit depuis de longues années, son action dans le cadre des efforts internationaux visant à lutter contre le terrorisme international et la prolifération des armes de destruction massive.

    M. Hilale a ajouté dans ce sens que le Royaume "a dès le départ milité et adopté une approche globale et multidimensionnelle pour lutter contre ce phénomène et circonscrire ses causes profondes", rappelant la signature et la ratification par le Maroc "de la quasi-totalité des conventions relatives à la lutte contre le terrorisme international".

    A cet égard, le Royaume, a-t-il dit, "a développé des stratégies nationales, régionales et internationales, a soumis régulièrement ses rapports aux organes compétents des Nations unies, et a été le premier pays à recevoir une délégation du Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité (CTC)".

    En Effet, a rappelé M. Hilale, le Maroc est partie à toutes les conventions internationales et autres instruments juridiques relatifs à la non-prolifération nucléaire. Le Royaume a, toujours, considéré que la lutte contre la prolifération des équipements et des matières nucléaires passe par le renforcement du régime multilatéral de non-prolifération, la confirmation de la place primordiale du TNP, le respect des accords de garantie et de leur protocole additionnel et la consécration du rôle important de l'Agence internationale de l'énergie atomique dans le dispositif institutionnel de non-prolifération, a affirmé M. Hilale.

    "Ces efforts et cet engagement ont amené la communauté internationale à confier au Royaume de nombreuses responsabilités dans ce domaine, notamment la présidence du Code de La Haye sur les missiles balistiques, la coordination du G21 au sein de la conférence de désarmement, la récente élection à l'unanimité au sein du Conseil des gouverneurs de l'AIEA ( )", a ajouté le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.

    Le Maroc est convaincu que la meilleure démarche pour garantir la paix et la stabilité dans le monde consiste à adopter une approche multilatérale effective à l'égard de la sécurité internationale, y compris le désarmement et la non-prolifération, a réitéré M. Hilale, soulignant que l'Initiative globale de lutte contre le terrorisme nucléaire répond à cette conviction.

    L'Initiative globale de lutte contre le terrorisme nucléaire se distingue par le caractère ouvert et volontaire de ses engagements, son approche pragmatique et opérationnelle et son fondement sur le référentiel juridique international déjà existant, a souligné M. Hilale, notant que "ce sont là, autant d'atouts qui font de cette Initiative une contribution efficace et adéquate aux efforts internationaux de lutte contre le terrorisme nucléaire et un outil approprié pour le renforcement de la coopération entre les Etats dans ce domaine".

    Il a ajouté que la participation de l'AIEA à cette première réunion est un signal politique fort qui appelle à être conforté par la mise à profit de sa longue expérience et son expertise sans égales en matière de contrôle des installations et des matières nucléaires et de la mise en place d'une base de données sur le trafic illicite des matières nucléaires dans le monde.

    Par ailleurs, M. Hilale a estimé que la réussite de cette Initiative passe par "le respect de l'équilibre subtil, consacré par le TNP, entre le droit inaliénable des Etats parties de développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques et leurs obligations internationales relatives à la non-prolifération des armes nucléaires, et ce, par le respect scrupuleux et permanent du droit international y afférant".

    La réunion de Rabat, dont les travaux se poursuivent à huis clos, "constitue incontestablement une étape importante dans la lutte contre le terrorisme international dans toutes ses formes et ses manifestations", a souligné M. Hilale, indiquant que la communauté internationale "devrait nécessairement se pencher sur les causes profondes de ce phénomène à travers la résolution des conflits internationaux et régionaux, la lutte contre les injustices, les frustrations et la misère, l'instauration d'un partenariat solidaire et engagé en faveur du développement durable, la promotion du dialogue entre les cultures, les religions et les civilisations, ainsi que l'encouragement des efforts endogènes pour la consolidation de l'Etat de droit et la démocratie".

    Outre les Etats-Unis et la Russie, la première réunion de l'Initiative globale de lutte contre le terrorisme nucléaire, dont les travaux se poursuivront aujourd'hui, est marquée par la participation de plusieurs pays, à savoir l'Allemagne, l'Australie, le Canada, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon, le Kazakhstan, la Turquie, en plus de l'AIEA et du Maroc en tant qu'observateurs.

    Annoncée par les Présidents américain George W. Bush et russe Vladimir Poutine lors du Sommet du G8 de Saint-Pétersbourg en Russie le 15 juillet dernier, cette initiative s'inscrit dans la logique qui a toujours prévalu dans la politique du Maroc dans ce domaine, à savoir la stricte conformité avec le droit international, le respect scrupuleux du référentiel onusien et particulièrement les conventions internationales et les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité, le caractère volontaire de l'engagement et enfin le droit d'accéder aux utilisations pacifiques des techniques nucléaires.

    le matin​
     

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