Le Maroc, premier réformateur de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 14 Septembre 2006.

  1. Le_Dictateur

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    Le Maroc a été jugé «premier réformateur» dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient pour ce qui est de la facilité des affaires en 2005/2006. Cette notation émane des dernières conclusions du dernier rapport de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (SFI). En effet, le Royaume a fait des progrès dans trois des domaines étudiés par le rapport Doing Business 2007.

    Primo, le pays s'est acheminé vers un encouragement à la création d'entreprise en ramenant le capital minimum exigé de 100.000 à 10.000 dirhams. Secundo, la facilitation du transfert de propriété qui s'est traduite par la baisse du droit de transfert de 5 à 2,5% de la valeur du bien a, largement, contribué à l'avis favorable de l'institution internationale vis-à-vis du Maroc. Le troisième critère de démarcation du Maroc représente également la simplification des règles fiscales.

    Il est important de souligner que les indicateurs intégrés dans Doing Business portent sur une partie des éléments qui constituent le climat des affaires, notamment ceux relatifs aux procédures légales. En clair, le Maroc a réduit les coûts de création d'une entreprise, de mise en conformité avec ses obligations fiscales et de transfert de propriété, des mesures qui peuvent favoriser la création d'emploi. Ce qui s'avère être un enjeu crucial dans la région.

    Classé 115e sur 177 pays dans l'édition 2007 dudit rapport de l'institution internationale, le Maroc a, sans conteste réalisé des progrès considérables dans divers domaines essentiels au climat des affaires. Ces derniers n'ont pourtant pas été mesurés par le Doing Business. Il s'agit notamment des réformes macroéconomiques, relatives à l'ouverture aux capitaux étrangers, au commerce extérieur et aux privatisations… L'aboutissement d'ailleurs de certains réformes ou projets en cours devrait permettre une amélioration prochaine des indicateurs.

    Il faut dire que le classement des nations réalisé se fonde sur les coûts et le temps nécessaires à satisfaire aux exigences des gouvernements concernant la création des entreprises, les principales opérations, le commerce international, la fiscalité et les procédures collectives. Il ne tient nullement compte de variables telles que la politique macroéconomique, la qualité des infrastructures, l'instabilité des devises, la perception des investisseurs ou le taux de criminalité. Des indicateurs qui devraient tout de même pris en considération.

    Le classement des pays en serait sans aucun doute modifié.Le rapport souligne que dans le cadre de sa coopération avec la Banque mondiale et la SFI, un dialogue sur plusieurs sujets est en cours avec les autorités marocaines, accompagné selon les domaines par des travaux dédiés ou des projets qui ont été réalisés ou sont en cours (études sur le foncier, sur le climat des investissements et sur la logistique…).


    Enfin, dans plusieurs domaines essentiels au développement des entreprises, le Maroc demeure mal classé et gagnerait à entreprendre des réformes qui permettraient d'atteindre un rang qui reflèterait réellement son potentiel économique. Dans le cas d'espèce, il s'agit en particulier du droit régissant la protection des créanciers et des investisseurs minoritaires, de la flexibilité du marché du travail, de la rapidité dans l'exécution des décisions de justice et du règlement des litiges commerciaux et in fine dans la simplification et l'accélération de certaines procédures administratives.

    Source - Le Matin
     

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