Le Maroc tend l'oreille aux femmes battues

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 12 Janvier 2006.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Le Maroc cherche à briser le tabou ancestral sur la violence à l'égard des femmes, et la société civile comme le gouvernement incitent désormais les victimes à témoigner et tentent de les aider à se défendre.

    Entre le 23 décembre, jour du lancement d'un numéro vert pour recueillir les appels de femmes en détresse, et le 5 janvier, les deux équipes de trois écoutantes ont répondu à 800 interlocutrices.

    "La plupart des femmes se plaignent de la violence de leur mari", indique Hanane Ennadir, responsable des Affaires féminines au secrétariat d'Etat chargé de la Famille.

    "L'agresseur est-il l'un de vos proches ? Quel type de violence vous a-t-il fait subir ? Où vous a-t-il agressé ?". Installées dans un local moderne dans un quartier aisé de la capitale, trois téléconseillères d'une trentaine d'année multiplient les questions et conseillent les personnes qui appellent de tout le royaume.

    Le lancement de ce numéro d'appel a été précédé d'une campagne dans la presse, les radios et à la télévision, dans un pays où plus de la moitié des femmes sont analphabètes.

    Licenciée en psychologie, Leïla, une écoutante de 33 ans, est surtout surprise par "l'immense besoin des femmes de raconter ce qu'elles endurent". "Quand elles commencent, rien ne peut plus les arrêter, comme si tout sortait d'un coup", assure-t-elle.

    Ce numéro vert a été mis en place par le secrétariat d'Etat à la famille. L'objectif est d'écouter et d'assister les femmes en détresse, puis de les orienter vers l'un des cinquante centres mis en place par des associations.

    Des femmes victimes de violence se sont par exemple adressées à l'Union de l'action féminine (UAF), à Rabat, après avoir appelé le numéro vert.

    C'est le cas de Nadia, 26 ans, qui se plaint d'avoir été abusée sexuellement par l'homme avec lequel elle devait se marier. "Il m'a forcée à coucher avec lui avant de disparaître. Ayant perdu ma virginité, je ne trouverai plus de mari et je suis rejetée par ma famille", explique cette jeune femme en djellaba.

    "J'espère que l'avocate du centre trouvera une solution. Peut-être peut-elle le forcer à m'épouser", déclare-t-elle désorientée à l'écoutante de l'UAF.

    L'UAF et son réseau de centres, appelé Ennajda, accueillent une quarantaine de femmes par jour. "Elles viennent parler de toutes les formes de violence qu'elles subissent, qu'il s'agisse de brutalité, d'expulsion du domicile, d'humiliation", explique Fatima El Maghnaoui, responsable du réseau Ennajda.

    "Nous militons pour que l'Etat s'implique d'avantage dans la lutte contre la violence à l'égard des femmes", explique Mme El Maghnaoui, qui a participé à la création du numéro vert.

    Il n'existe pour le moment aucun chiffre pour quantifier l'ampleur du phénomène et le gouvernement ainsi que les associations veulent créer une base de données, recensant les cas de femmes battues.

    "Avant la campagne de sensibilisation de 1998, l'Etat ne reconnaissait pas ce phénomène et la société civile luttait seule. Mais depuis, la situation a beaucoup évolué", ajoute-t-elle, citant la réforme en 2004 du Code de la famille, qui accorde plus de droits aux femmes.

    "Les femmes témoignent de plus en plus. Nous avons réussi à briser le silence", se félicite Mme El Maghnaoui.

    Selon Badia Nassiri, membre de l'Association démocratique des femmes marocaines (ADFM), il reste beaucoup à faire, notamment dans les campagnes où le poids de la société est plus lourd. "Les femmes parlent très peu de leur sort dans les régions reculées", assure-t-elle.


    Elle cite par ailleurs un sondage réalisé par l'ADFM en 2000: Nous avons demandé à mille hommes et femmes s'ils étaient pour ou contre la violence conjugale. Une majorité a répondu "contre, sauf si la femme le mérite".

    AFP
    Jeune Afrique
     
  2. youssfi3

    youssfi3 Visiteur

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    Re : Le Maroc tend l'oreille aux femmes battues

    jam3iat ho9o9 lmar2a ra gha bid3a, wach baghieen ktar men hadchi li wasslo lih had l3yalat ??? baghin irakbo 3lina ??? wa tla9 ra wallaw teital9o rioss8om brioss8om, rajel teikhrej men dar o lmra tatb9a fiha, l3ialat 3amro ga3 lmo9ata3at ma khalaw lchoban msakan fin ikhadmo, khasshom ghir chiwa o idero lbard3a lerjal, la hawla wala 9owata illa bellah.

    teibano lihom had nass hado ghir les femmes victimes amma les hommes victimes ma teibanoch ??? wa dolm hada :(
     
  3. nadr

    nadr Visiteur

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    Re : Le Maroc tend l'oreille aux femmes battues

    A mon avis, on doit pas orienter le débat vers une comptétition entre les hommes et les femmes. Mais plutôt voir le côté humain de la situation, aucun être humain n'a le droit de maltraiter ou de battre un autre. C'est le droit minimum à une vie digne et honorable.

    Personnellement, j'arrive pas à comprendre qu'un homme peut lever la main sur sa femme, sa moitié, ou est la clémence et l'amour (AL MAWADA ET RAHMA) que le bon dieu a créer entre les mariés...

    La violance n'été jamais une solution pour résoudre les problèmes ou des situations de crise...

    A vous wlad lablad, est ce que vous imaginer capable de faire une chose parielle ???
     
  4. samira

    samira Visiteur

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    Re : Le Maroc tend l'oreille aux femmes battues

    [17h] Le Maroc cherche à briser le tabou ancestral sur la violence à l'égard des femmes, et la société civile comme le gouvernement incitent désormais les victimes à témoigner et tentent de les aider à se défendre.

    Entre le 23 décembre, jour du lancement d'un numéro vert pour recueillir les appels de femmes en détresse, et le 5 janvier, les deux équipes de trois écoutantes ont répondu à 800 interlocutrices.

    hihou mabrouk a3lina...hadi lbidaya, mazal mazal... [28h] [28h]
     
  5. almagribi

    almagribi Visiteur

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    Re : Le Maroc tend l'oreille aux femmes battues

    torahaaat wa akadiiib
    fakit chiiaaarat ourida minhaa tahkik agraad chirira
    yharbou baada homa darb almaraa f bladhoum aad yjiw adnaa
     

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