Le ministère de l'agriculture renforce sa stratégie de lutte contre les aléas climati

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 12 Mars 2012.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Le ministère de l'agriculture renforce sa stratégie de lutte contre les aléas climatiques

    L'équipement des surfaces se trouvant à proximité des 12 barrages en construction déjà enclenché. 20% des superficies destinées à la céréaliculture seront reconvertis à l'arboriculture. Semences et plants certifiés seront généralisés et la mécanisation renforcée.



    L e ministère de l’agriculture et de la pêche maritime a fait clairement de la lutte contre les aléas climatiques une de ses priorités majeures. Dans un pays semi-aride à aride et où les ressources en eau sont limitées, toute cette stratégie ne peut faire l’économie de la rationalisation de l’utilisation. Il est avéré que sur les 9 à 10 milliards de m3 d’eau qui vont à l’irrigation, 60% sont gaspillés. Le programme national d’économie d’eau en irrigation (PNEE) prévoit une économie de près de 1,5 milliard de m3 par an. Cela va être assuré par le raccordement de 395 000 ha à la grande hydraulique. Il s’agit d’un programme scindé en deux. D’un côté, les agriculteurs (175 000 ha) vont se raccorder individuellement au réseau existant. D’un autre côté, le ministère compte en faire de même pour 220 000 ha recensés après des études.
    Le système de subvention va de 80% à 100% pour les exploitants qui ont moins de 3 ha. Le périmètre irrigué actuel est de 1,46 million d’hectares et le patrimoine hydro-agricole contribue pour 45% de la valeur ajoutée agricole. Et puis, dans le cadre de la valorisation des surfaces, l’Etat a engagé des programmes d’accompagnement se rapportant à l’aménagement hydro-agricole des périmètres d’irrigation en équipant de nouvelles superficies à l’aval des nouveaux barrages. On parle de près de 144 000 ha dont près de 109 000 ha déjà réalisés à l’aval des barrages et 35 200 ha associés aux onze grands barrages en cours de réalisation.
    Dans la même veine, il y a aussi la nécessité de repenser les surfaces agricoles, selon leur nature, leur vocation et la probabilité de les cultiver pour en tirer les meilleurs rendements. «Il est plus opportun de reconvertir certaines superficies céréalières en d’autres cultures plus viables dans des zones fortement exposées au risque climatique», indique Ahmed Bentouhami, directeur du développement des filières agricoles.


    L’introduction des produits d’assurance constitue un levier de taille​


    Il explique que «le choix est de reconvertir un million d’hectares en arboriculture fruitière, tout en se concentrant sur les 4 millions de céréales pour en tirer un meilleur profit en adaptant les plantations au changement climatique comme le prévoient les Plans agricoles régionaux».
    Parmi les autres leviers, les plus importants pour accroître la productivité, figure le développement de la mécanisation. On prévoit, par exemple, d’ici 2020, d’arriver à 80 000 tracteurs, portant l’indice de mécanisation à 1 CV/ha (contre 0,4 CV/ha aujourd’hui). A cet effet, 700 MDH ont été mobilisés en 2010. En parallèle, le ministère de l’agriculture, s’appuyant sur l’assistance technique du Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a réalisé une étude prélude à l’élaboration d’une stratégie nationale de mécanisation. Les axes de cette stratégie portent sur le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire pour la coordination, la concertation et le pilotage, notamment en matière d’aide de l’Etat et de financement, la promotion d’une agriculture durable répondant aux objectifs du Plan Maroc vert, le renforcement du partenariat public/privé dans le domaine de la mécanisation…
    Le ministère travaille aussi sur la professionnalisation de l’encadrement et de l’orientation des agriculteurs à travers la création de l’Office national du conseil agricole, la valorisation des produits et le renforcement des axes recherche-formation-enseignement et le développement de l’agrégation.
    Il y a aussi des actions corollaires comme l’amélioration de l’utilisation des engrais pour atteindre 6 millions de tonnes au lieu du million actuel et une carte de fertilité des sols cultivés aidera à la prise de décision. L’utilisation des semences et plants certifiés est plus que jamais à l’ordre du jour avec des objectifs de 100% pour la betterave et la canne à sucre, 45% pour les céréales (soit 2,8 millions de quintaux) et 10 à 30% pour les autres cultures.
    Par ailleurs, les contrat-programme et les interprofessions sont d’autres moyens pour mettre à niveau les filières agricoles. Depuis le début de l’exécution du Plan Maroc vert, 15 interprofessions agricoles ont été constituées, dont 10 pour les filières végétales (agrumes, olivier, arboriculture, palmier-dattier…) et 5 pour les filières animales (viandes rouges, lait, aviculture, apiculture).
    Mais dans la stratégie de développement de l’agriculture dans le pays, on ne saurait oublier la grande avancée avec la mise sur le marché des premiers produits d’assurances pour protéger les agriculteurs contre les aléas climatiques. En effet, avec ces premiers produits, ce ne sont pas moins de 332 000 ha qui ont été assurés au titre de l’actuelle campagne. On projette d’en assurer un demi million d’hectares en 2013 pour arriver à un million en 2015.



    et la préservation de la biodiversité.




    Mohamed El Maâroufi. La Vie éco



    Source : lien

     
  2. rayaning

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    je sais pas pourquoi mais cette conversion vrs l'arboriculture fruitière me fait tjrs peur!!!

    certes ce sont des cultures à forte valeur ajoutè cepednant ces chiffres ne deviennent interessants que sur des sperficies moyennes idem pour la mecanisation cependant ce qu'il faut revoir c'est la polituqe d'appui aux petits agriculteurs !! il faut s'axer sur l'agregation et le regroupement c'est ce qui pourrait les maintenir en vie s'axer sur l'encadrement (le vrai machi hadak li kaydiro les agents des DPA ...)


    tant d'elements qu'on ne peut dèbattre ici mais bon lah ywefe9
     
  3. popo40

    popo40 Accro

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    rayaning@, avant tout ravis de te relire..
    je partages totalement ta peur concernant cette conversion vers l'arboriculture fruitière, dés la première lecture du texte instinctivement j'ai fait le lien avec le dernier accord avec l'union européenne (relation euromed).
    je ne vois rien d'autres qu'une destruction de l’agriculture familiales , des exploitations personnels qui représentent une partie non négligeable de la population active.
    les consommateurs (classe moyenne et pauvre) seront dans une situation périlleuse, impuissants face aux spéculations de produits agricoles sur le marché mondiale et surtout européen. Certes cette agriculture est plus rentable = plus de dividendes qui reviennent aux grands groupes , le citoyen lambda n'aura que ces yeux pour pleurer et compter les cagots qui partent vers l’étranger.
    Étant donné que le pouvoir d'achat est très faible et insignifiant contre le marché européen, ceci risque de causer de sérieux problèmes et déstabiliser l'autonomie de notre marché local..
    Nous pouvons nous posez une question simple: cette conversion répond elle à un besoin local ? ou s'inscrit elle dans une politique de profit politico- financière?
    C'est malheureux à dire, mais si l'état investit en masse il faut qu'elle récupère des parts de ce dividende et surtout en devises!! la participation des citoyens restent très très faible: individualisme oblige sans pitié pour l'argent public.
    Le jour ou le simple citoyen se rendra compte et surtout se rangera pour cotiser et arrêter de piller, l'état le prendra plus en considération = restant dans l'agriculture sans semence pas de récolte même avec les OGM.
     
  4. rayaning

    rayaning Accro

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    @ popo : merci à vous
    @ saad : merci pour l'article qui nous a permit cet échange

    concernant la cerealicuture certes elle est fonction d'aleas climatiques mais entre nous la production nationale en céréales pour un pays comme le notre est un indice d’indépendance et de gouvernance alors je crois que cette vocation à convertir le patrimoine céréalier en terrains arboricoles ou cultures intensives tout cela nécessite une transformation non seulement des vocations culturales mais aussi des modes de gestion !!!! en essayant de passer vers des regroupement

    à signaler que le contexte marocain n'est pas très receptif pour le systeme de regroupement c'est une question de mentalitè o bini o binkom wach ls cooperatives makhedmoch f l'urss o ghadi ykhedmo f lmaghrib !!!!!

    daba on achete le ble tendre des USA à 150 dhs des fois meme à 70 dh dans le cadre d'aides!! alors que la production nationale se vend à 250dh/Quintal iwa la concurrence pourrait tuer had le secteur d production locale en plus c'est une perte de devise o fo9 hadchi kamel ana j veux que mon pays produise sa nourriture machi il l'importe !!!!
     

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