Le modèle marocain de gestion de l’eau examiné à Rome

Discussion dans 'Info du bled' créé par titegazelle, 28 Février 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    L’expérience marocaine de gestion de l’eau a été au centre des travaux de la 32ème conférence de la FAO tenue cette semaine à Rome.

    L’expérience du Maroc dans le domaine de l’eau a toujours été un modèle et un exemple à suivre dans la région du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, affirme Mohamed Bazza, chargé des ressources en eau et irrigation auprès de l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

    Dans une déclaration à la MAP en marge des travaux de la 32è conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, l’expert marocain a fait observer que le Royaume a investi depuis les années 60 dans ce domaine, comme en témoigne la politique de construction des barrages adoptée par Feu SM Hassan II, une initiative qui a donné amplement ses fruits.

    L’expérience marocaine comme modèle pour la région MENA et l’Afrique

    Outre la politique des barrages, "une expérience bien réussie", la politique des périmètres irrigués, les infrastructures et autres mesures d’accompagnement ont permis au Maroc d’accumuler une importante expérience dans la gestion de ses ressources hydriques, a relevé l’expert marocain.

    La FAO continue à travailler avec le Maroc "en cas de besoin", mais surtout pour faire bénéficier des pays tiers de son expérience à travers les échanges d’experts dans le cadre de la coopération sud-sud, a-t-il fait observer, rappelant, en ce sens, les accords signés ces derniers jours avec des pays africains. "Ces actions sont très encouragées par la FAO et visent à faire bénéficier des pays en développements de l’expérience dans ce domaine de pays émergents comme le Maroc", a-t-il poursuivi.

    La gestion n’est pas seulement une question de fonds

    Évoquant la question du budget nécessaire pour financer les différentes initiatives retenues par les participants à cette conférence, l’expert marocain estime que "le problème n’est pas toujours un manque de financement de projets, mais c'est l’utilisation des fonds dont on dispose qui pose problème, autrement dit l’orientation et la bonne direction qu’on doit réserver à ces investissements".

    "Le financement du projet n’est qu’un volet mais il n’est pas le principal", a-t-il fait remarquer. Après avoir rappelé que les objectifs stratégiques de la FAO ont été revus à la baisse après le changement à la tête de la FAO en passant de 10 à 5 en 2012, l’expert marocain a expliqué qu'au lieu d’attendre 2014 pour commencer l’exécution des 5 objectifs stratégiques retenus, la FAO avait décidé de créer cinq initiatives pilotes dans cinq régions du monde pour piloter ce qui va se faire à partir de 2014-2015. Dans le cas de la région MENA, il s’agit de l’Initiative sur la raréfaction de l’eau.

    Des solutions durables à la rareté de l’eau

    En effet, la FAO indique, à cet égard, que son Bureau régional lance sur un an le plan "Initiative régionale sur la raréfaction de l’eau 2013" pour aider les États membres à définir des stratégies, des politiques et des pratiques qui facilitent la mise en place de solutions durables pour résoudre les problèmes posés par la rareté de l’eau et l’insécurité alimentaire. Selon l’organisation onusienne, la raréfaction de l'eau est l'un des problèmes les plus urgents de sécurité alimentaire auxquels sont confrontés les pays du Proche-Orient et d'Afrique du Nord. Les disponibilités d'eau douce de la région devraient fléchir de 50 pc d'ici à 2050.

    Les disponibilités d'eau douce par habitant dans les pays de la région ont chuté des deux tiers au cours des 40 dernières années, suscitant un regain d'inquiétude sur la dégradation de la qualité de l'eau et l'impact du changement climatique, fait observer la FAO, relevant que "l'évolution démographique ajoute un caractère d'urgence au problème: la sous-alimentation chronique dans la région est estimée à 11,2 pc pour la période 2010-2013, tandis que la population continue à croître au rythme de 2 pour cent, soit près du double du taux mondial".

    Stress hydrique : l’état des lieux


    La FAO indique que l'agriculture et les autres activités connexes consomment plus de 85 pc des ressources disponibles en eau pluviale, eau d'irrigation et eaux souterraines, et la demande de produits agricoles devrait grimper avec l'expansion des populations urbaines et la hausse des exportations.

    Les participants à la Conférence devraient donner des recommandations concernant les secteurs prioritaires d'action, ajoute la FAO, ajoutant que durant la phase pilote de l'Initiative lancée en juin 2013, six pays (Égypte, Jordanie, Maroc, Oman, Tunisie et Yémen) ont commencé à passer en revue l'état de leurs disponibilités et de leurs utilisation d'eau, ainsi que le potentiel d'accroissement de la production agricole.

    Ces pays ont également commencé à répertorier et à établir l'ordre de priorité des options pour les approvisionnements alimentaires futurs par rapport à leurs coûts économiques et à leurs exigences en eau et à analyser les performances de la gestion de l'eau dans l'agriculture et les politiques, la gouvernance et les questions institutionnelles s'y rapportant. Le travail accompli dans le cadre de cette Initiative encouragera les pays de la région à s'inspirer de leurs succès pour améliorer la gestion et l'utilisation des systèmes pluviaux, irrigués et d'eaux souterraines par le biais d'une approche innovante.




    Crédit image : Barrages: le taux de remplissage a atteint 72,5% à la date du 3 décembre | Menara
    Menara avec MAP / 28.02.2014 : 11h41

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