Le monde histoire et faits…

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par kochlok03, 19 Juillet 2007.

  1. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    L’histoire du monde est chose que nous devons savoir pour évaluer le monde futur, j’ai vu d’un sens que il est toujours important de la rappeler même si cette procédure est plus monotone mais j’ai fait le choix de la prendre comme un passe temps. Comme ont fait nous prédécesseur a travers l’histoires des uns ont bâtis des empires pour leurs successeurs
    Bon mon 1er choix est :



    دولتِ عَليه عُثمانيه
    Devlet-i Âliye-i Osmâniyye
    L'Empire ottoman
    Osmanlı İmparatorluğu


    Fondé par une horde turque « oghouze » en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faîte de sa puissance sur toute « l'Anatolie », « les Balkans », le pourtour de « la Mer Noire », « la Syrie », « la Palestine », « la Mésopotamie », « la péninsule arabique et l'Afrique du Nord » (hors Maroc du faite de la force du régime {empire-saadite} existant durant la même période).


    Ces débutes :

    L'Empire ottoman a été fondé par une famille issue des « Kayı », l'une des 26 tribus turques oghouzes qui avaient conquis l'Anatolie au XIe siècle, au détriment de « l'Empire romain d'orient » dit : Empire byzantin. Pendant que le premier Sultanat turc seldjoukide se désagrège, cette tribu va commencer son extension sous le règne d'Osman Ier.{عثمان الأول}


    développement :


    En 1299, Osman Ier conquit la ville byzantine de Mocadène, aujourd'hui Bilecik, et cette date marque généralement le début de l'Empire ottoman. Jusqu'à sa mort en 1324, Osman Ier conquit plusieurs autres villes et places fortes byzantines, ainsi que certaines des principautés turques voisines.
    Ses successeurs continuèrent sa politique d'expansion. L'Empire ottoman conquit « Gallipoli », son premier territoire européen, en 1347, puis s'étend à travers les Balkans. En 1389, il remporte une victoire décisive à la bataille de « Kosovo Polje » en Serbie ou appler aussi « bataille du champ des Merles », mettant fin à l'existence des royaumes serbes et albanais . La Serbie fut définitivement annexée par les Ottomans après la chute de Smederevo, en 1459. En 1453, commandé par « le sultan Mehmet II », il s'empare de Constantinople et met fin à l'Empire byzantin, établissant ainsi sa domination sur la partie chrétienne de la méditerranée orientale {Les Turcs appeleront les populations chrétiennes Roumis, en référence à leur origine issue de l'Empire romain d'orient.}.
    Les sultans ottomans voient leur titulature s'enrichir au XVe siècle du vieux titre turc de khan, puis de celui de Calife au XVIe siècle, c'est-à-dire successeur de Mahomed SWS ( عليه أزكىالسلام).


    Liste des Sultans Ottoman


    Osmân Ier, v. 1280-v. 1324
    Orkhân, Ghâzî, v. 1324-v. 1362
    Murâd Ier, Khudavendigâr, v. 1362-1389.
    Bâyezîd Ier, Yi1dirim, 1389-1402
    Mehmed 1er, Tchelebi, 1413-1421.
    Murâd II, Kodja, 1421-1444,1446-1451
    Mehmed II, Fâtih, 1444-1446,1451-1481
    Bâyezîd II, Velî, 1481-1512
    Selîm Ier, Yavuz, 1512-1520
    Süleyman II, Kânünî (Soliman le Magnifique), 1520-1566
    Selîm II, Sarkhoch, 1566-1574
    Murâd III, 1574-1595
    Mehmed III, `Adlî, 1595-1603
    Ahmed Ier, Bakhtî, 1603-1617
    Mustafâ II, Deli, 1617-1618, 1622-1623
    Osmân II, Gendj, 1618-1622
    Murâd IV, Ghâzî, 1623-1640
    Ibrâhîm Ier, Deli, 1640-1648
    Mehmed IV, Avdjï, 1648-1687
    Süleymân II, 1687-1691
    Ahmed II, 1691-1695
    Mustafa II, Ghâzî, 1695-1703
    Ahmed III, 1703-1730
    Mahmud II, Kambur, 1730-1754
    Osmân III, 1754-1757
    Mustafâ III, 1757-1774
    Abdül-Hamïd Ier, 1774-1789
    Selîm III, Djihândâr, 1789-1807
    Mustafa IV, 1807-1808
    Mahmûd II, `Adlî, 1808-1839
    Abdül-Medjîd Ier, Ghâzî, 1839-1861
    Abdül=Azîz, 1861-1876
    Mehmed Murâd V, 1876
    Abdül-Hamîd II, 1876-1909
    Mehmed V, Rechâd, 1909-1918
    Mehmed VI, Vahîdeddîn, 1918-1922
    Abdül-Medjîd II (seulement calife), 1922-1924



    Le contrôle qu'ils exercent sur leurs terres est variable ; les provinces lointaines de Tunis et d'Alger jouissent d'une large autonomie, ainsi que le khânat vassal des tatars de Crimée. Certains états chrétiens, comme les anciennes principautés roumaines de Valachie, Moldavie et pour un temps la Transylvanie, payent au Sultan un tribut aux XVe siècle-XVIe siècle, mais ne deviennent pas pour autant provinces ottomanes, comme le montrent par erreur le plupart des ouvrages occidentaux.
    Enfin en Afrique, l'Egypte et son Khédive (الخديوي) , théoriquement soumis au Sultan ottoman, mènent en fait une politique indépendante, allant parfois jusqu'à lui faire la guerre!
    Les populations chrétiennes des Balkans, de l'Anatolie, de Syrie et d'Egypte fournissent à l'Empire (le plus souvent par la conscription forcée des jeunes garçons) son principal corps militaire, celui des janissaires (altération du turc yeniçeri « nouveau soldat »), institué au XIVe siècle par le sultan Orhan. Mais de très nombreux chrétiens pauvres (slaves, grecs, arméniens, etc.) passent à l'islâm pour ne plus payer le haraç (impôt sur les non-musulmans) et deviennent des Turcs : à ce titre, les Turcs ont une ascendance Européenne que n'ont pas les turcophones d'Asie centrale.


    Fin de la premiere partie
    et
    Bonne lecture
    :)
     
  2. ounas

    ounas Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…

    c'est beau ça, merci khoya
     
  3. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…

    de rien frero, merci pour ton passage :)

    _________________________________________________


    [​IMG]

    Suite


    Annexe : du cours de Mr GILLES VEINSTEIN

    le pouvoir familial et la succession ? ===> aperçu

    On a souvent parlé à propos des premiers beys ( avec création de l'empire les premier chef d'Etat surnomer beys {الباي} ) ottomans de « partage familial du pouvoir », en voulant appuyer sur le contraste avec la solitude absolue du sultan ultérieur. Nous avons été naturellement conduit à mettre cette notion à l’épreuve.
    Il faut commencé par interrogation sur la manière dont le bey s’impose aux autres membres de sa famille en accédant au pouvoir, ou, en d’autres termes, sur les premières modalités successorales ottomanes. Des frères d’Osmân sont attestés, mais c’est d’une rivalité avec son oncle, Dündar, à partir de Nechri, font état, plus ou moins allusivement. Dans un premier temps, l’oncle cède pacifiquement la place au neveu, comprenant qu’il avait davantage de soutiens. Par la suite un désaccord intervient entre les deux hommes, ressenti par Osmân comme une atteinte à son autorité. Il décoche une flèche contre son oncle et le tue : épisode réel (après tout, Dündar est une figure historiquement attestée) ou apologue purement symbolique ? Dans cette dernière hypothèse, on pourrait y voir la trace de l’abandon par les Ottomans du séniorat(ekber-i nesebî), au profit de la succession en ligne directe (‘amûd-i nesebî) — sans indication au demeurant d’un ordre de priorité entre les frères. Mais on peut y déceler également une incitation à se prémunir contre un concurrent potentiel et donc une justification a posteriori par des historiens ultérieurs de la pratique du fratricide dont ils sont les témoins. Les conditions dans lesquelles Orhan a succédé à son père Osmân, telles qu’elles sont rapportées par les historiens, à partir du siècle suivant, tiennent du casse-tête pour l’historien : tous s’accordent à présenter Osmân comme encore vivant au moment où son fils prend la ville de Bursa, mais, selon les cas, il a abdiqué en faveur d’Orhan ou, du moins, confié à ce dernier le commandement
    de l’armée. Malade, soit il est resté à Sög üt, soit il prend part à la campagne, mais dans un rôle passif. Tous s’accordent à le faire mourir au moment où Orhan s’empare enfin de la ville mais, avec forces variantes sur les circonstances précises, les uns le font enterrer à Sög üt, les autres à Bursa.
    suite plus un supplément sur le debuts >>>>>>ICI


    Suite du développement de l'empire :

    [img width=650 height=545]http://img266.imageshack.us/img266/6379/715pxottomanhh2.jpg[/img]
    L'Empire connaît son apogée au XIVe siècle, sous le règne de Soliman le Magnifique dont les armées parviennent jusqu'à Vienne en 1529 et 1532, mais dont elles font le siège en vain. Mais inversement, cette avancée marquera la limite de l’expansion de l'Empire en Occident. L'Empire crée une flotte militaire, tente de s'imposer en Méditerranée au détriment des cités italiennes et y parvient un moment. La défaite navale de Lépante en 1571, devant les flottes espagnole et vénitienne, met fin à sa suprématie. Réorganisée par Sokullu Mehmed pacha, la flotte ottomane restera certes ensuite une puissance importante, et les possessions vénitiennes (Chypre et des îles en mer Égée) rejoindront progressivement l'Empire, mais le commerce en Méditerranée demeurera aux mains des européens de l'ouest.

    Déclin :

    L'Empire décline lentement à partir du XVIIIe siècle, ne parvenant pas à suivre la croissance rapide des pays européens. En 1683, l'échec de l'ultime siège de Vienne (une défaite désastreuse) est souvent pris comme début du déclin effectif, déclenchant les premières pertes territoriales.
    En 1782, la Russie de Catherine II s'empare de la Crimée sans que la Sublime Porte {الباب العالي أو يعرف أسيثانيا} (ainsi qu'on désigne parfois l'Empire d'après le nom de la porte d'honneur monumentale du Grand Vizirat à Istanbul, siège du gouvernement du Sultan) ne réagisse, ne pensant pas être de force à s'y opposer. En 1798, les Français prennent pied en Égypte et y restent trois ans tout en se réclamant d'une « amitié » avec la Sublime Porte. Cette attitude en demi-teinte fit l'admiration de Mehmet Ali qu'elle inspirera plus tard dans une action similaire (et qui mentionnera toujours son admiration pour Bonaparte).
    Au XIXe siècle, l'Empire — surnommé « l'homme malade de l'Europe » — se désagrège. Ce même siècle, il entame un processus de modernisation afin de retrouver sa puissance et sa prospérité d'antan. Cette période débute en 1808 avec la charte de l'Union (Sened-i Ittifak) signée entre le sultan et les chefs féodaux et qui confirme le pouvoir de ces derniers face à l'administration centrale. Vient ensuite l'Edit de Tanzimat (Tanzimat Fermani) en 1839 où l'administration centrale annonce des mesures législatives dans le but de moderniser l'empire. Durant cette période, des pays européens tels que la France et le Royaume-Uni ont beaucoup influencé l'Empire ottoman. Une autre réforme entreprise à cette époque est l'abolition de l'esclavage en 1847. La fin de cette période de réformes qui est appelée "Tanzimat" s'achève par la Ière Constitution Monarchique en 1876.
    En 1830, la Grèce, soutenue par les puissances occidentales, obtient son indépendance. Le gouverneur de l'Égypte, Mehmet Ali, se comporte comme un souverain indépendant et obtient que son fils lui succède, ce qui constitue un précédent. La France s'empare de l'Algérie. L'Empire ne fait face à l'expansion de la Russie que parce que le Royaume-Uni et la France le protègent, notamment au cours de la guerre de Criméefrance. Au tournant du siècle, l'Empire finit de perdre les Balkans, sauf un petit territoire en Thrace orientale où se En 1913, la défaite de la seconde guerre balkanique amène les Jeunes-Turcs (Parti Union et Progrès) au pouvoir.
    En 1915, le noyau du parti organise, sous le commandement du ministre de l'Intérieur Talaat Pacha, une politique de déportation et de massacre contre les Arméniens ottomans, politique appelée Génocide arménien (Talaat Pacha et les autres responsables ont pourtant été condamnés par la justice turque à l'époque). En fait, on considère qu'il s'agit du premier génocide du XXe siècle : les deux tiers de la population arménienne de l'Empire ottoman furent exterminés sans que les pays occidentaux n'interviennent.


    La Fin :

    La Première Guerre mondiale ( avec l'erreur fatale des arabes a soutenir les forces britannique et donc automatiquement une perdre Palestine et la maitre au mais des juifs du fait en 1917 le pacte Sykes-Picot qui promets au juif un État) achèvera son démembrement ; les territoires arabes qu'il contrôle (Syrie, Palestine, Liban, Irak, Arabie) sont placés par décision de la Société des Nations sous protectorat britannique et français, le Caucase est perdu.

    En 1922, le maréchal Mustafa Kemal Atatürk(*) abolit l'Empire ottoman et fonde en 1923 sur le territoire restant, l'Anatolie et la Thrace Orientale, la Turquie moderne ou la République de Turquie, État successeur de l'Empire ottoman. En 1924, il met fin au califat, dernière trace des institutions impériales.


    Edite : pour erreur de Date ;)

    Fin de de phase N° 1
     
  4. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…


    phase N° 2

    étape d'interprétation théorique

    Bon vous vous demander pourquoi j'ai débuter par la fin ? L’histoire de l’empire ottomane est bien sur similaire a ces précédentes en nomes générale est aussi englobante de toutes les erreurs commissent par civilisation (le contrôle, les rébellion, les successions dualiste autoritaire bien d’autre facteurs…)
    Revenant maintenant a la notion Histoire en elle-même n’est elle pas une source de se poser des question sur elle comment arrive – elle a nous et comment nous la percevant. Alors de la une petite analyse du mot s’impose :

    L’histoire désigne aussi bien ce qui est arrivé que le récit de ce qui est arrivé ; l’histoire est donc, soit une suite d’événements, soit le récit de cette suite d’événements. Ceux-ci sont réellement arrivés : l’histoire est récit d’événements vrais, par opposition au roman, par exemple. Par cette norme de vérité, l’histoire, comme discipline, s’apparente à la science ; elle est une activité de connaissance.
    Toutefois l’histoire s’oppose à la science, si l’on prend ce mot en un sens étroit et si on le réserve à des disciplines telles que la physique ou l’analyse économique ; en effet, l’histoire est connaissance d’événements, c’est-à-dire de faits, alors que la science est connaissance des lois qui régissent les faits. La physique établit la loi de la chute des corps ; si un historien s’occupait de corps qui tombent, ce serait pour raconter des chutes. Il en ressort que l’opposition qu’on établit trop souvent entre les faits historiques, qui seraient « ce que jamais on ne verra deux fois », et les faits physiques, qui se répéteraient, est erronée ; un « fait » physique (la chute de telle feuille de tel arbre) est non moins unique, dans l’espace et le temps, qu’un fait « historique » (la chute de tel empereur) : il n’est pas moins historique que ce dernier. La véritable différence n’est pas entre les faits, mais entre les disciplines : la connaissance historique est un corps de faits et la science est un corps de lois. Il peut donc exister, et il existe effectivement, une histoire des faits physiques (par exemple, l’histoire de la Terre ou celle du système solaire) ; inversement, il peut ou pourra y avoir un jour des sciences relatives aux événements humains : ce sont les « sciences humaines », telles que la théorie économique ou la linguistique générale ; mais ces sciences humaines ne raconteront pas ce qui est arrivé aux hommes : elles établiront des lois relatives à des événements humains.

    Comme on le voit, « histoire » n’est nullement synonyme d’« histoire humaine » : la nature, elle aussi, a son histoire et ses historiens. Il serait inexact de croire que seul l’homme a une histoire, ou que seule l’histoire des hommes nous intéresse parce que nous sommes hommes nous-mêmes ; l’histoire est une discipline intellectualiste, elle ne répond pas essentiellement à un besoin existentiel, elle n’est pas taillée sur le patron d’un anthropocentrisme ou d’un humanisme. On comprend néanmoins quelle est l’origine de cette erreur : quantitativement, pour ainsi dire, on écrit beaucoup plus d’histoire humaine que d’histoire de la nature ; on peut donc estimer qu’en gros il n’est d’histoire que des hommes. Après tout, on raconte des chutes d’empereurs et de rois, mais non des chutes de corps pesants ; il existe bien une histoire de la nature, mais elle se borne à quelques secteurs étroitement délimités, histoire de la Terre, histoire de l’évolution et de la diffusion des espèces vivantes. Si l’on raconte des chutes de rois, et non des chutes de balles de plomb, ne serait-ce pas parce que les rois et leurs sujets nous intéressent comme hommes, alors que les balles de plomb n’éveillent en nous aucun écho humaniste ? ( l'importance de l'événement donne un besoin de le transmettre suiveur : une morale hypothétique )

    Il n’en est rien; notre attitude devant l’histoire de la nature est exactement la même que devant l’histoire humaine. Certes, si nous faisons l’histoire de la Terre ou des plantes cultivées, nous ne racontons pas, en revanche, celle des chutes des différentes feuilles : mais c’est pour les mêmes raisons qui font que, racontant les vicissitudes des empires et les variations des coutumes, nous ne racontons pas cependant, une par une, les coupes de cheveux des différents hommes ou leurs naissances et noces. Ces raisons sont au nombre de deux :

    1-La première est que, par définition, il n’est d’histoire que de ce qui change.
    2-La seconde raison qui décide de quoi il y aura histoire est plus subtile, mais elle est capitale pour comprendre quelle est l’essence de la connaissance historique.

    Voilà pourquoi l’histoire humaine ne se présente pas comme le recueil des biographies de tous les hommes un par un, et pourquoi l’histoire de la nature ne raconte pas des coups de foudre un à un. Voilà aussi d’où vient l’idée confuse que l’histoire humaine n’est pas l’histoire des individus, mais celle « des sociétés humaines », ou « de l’homme en société », de ce qu’il y a de « collectif » chez l’homme. En fait, le mot juste est celui de spécificité ; donnons-en deux exemples, empruntés, l’un aux choses humaines, l’autre à la nature.



    bon je n'est pas voulu trop charger des différentes exemples et théorie philosophique tel :
    1- Histoire de l’histoire en vue épistémologiques
    2- analyse par les courant pensée (néo-malthusienne, marxiste, ...) considéré comme obsolète actuellement.
    3- ou bien par typologie : de pensée de mentalité ou même d'appréciations réflectif...



    bonne lecture
     
  5. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…

    Annexe II Suite { Partie théorique } : Comment écrit-on l’histoire ????

    En me basant sur des écrit de "Paul Veyne" principalement ( d'autre d'ordre arabe) bon qui c'est plus intéressé a une seul notion bien sur en élargissant l'analyse a plus de points...

    Bon sans trop charger je vous laisse avec son point de vue :

    Les historiens contemporains, plus que leurs prédécesseurs, ont sur leur travail une attitude réflexive. Ils observent, mettent en question et étudient leurs méthodes et leurs finalités presque autant qu’ils observent, mettent en question et étudient la matière et la forme de cette histoire qu’ils se donnent pour tâche de connaitre et de faire connaitre. L’histoire, celle qui est « histoire de… » en effet n’existe pas en elle-même ; elle est le produit d’une activité humaine, en l’occurrence d’historiens qu’ils soient des historiens officiels et conscients ou des historiens tels que peuvent l’être les hommes qui dans leur vie sociale pensent et par lent de leur passé et de leur présent. Dans le monde historique, tout se donne comme histoire et rien ne se donne comme histoire : des choix, des constructions et reconstructions, des
    points de vue, des questionnements restent toujours à faire pour donner forme à ce qui est en soi chaos informel. Pour autant l’histoire est-elle subjective et arbitraire, foncièrement relativiste?
    L’historien Paul Veyne, dans l’extrait suivant, réfléchissant sur son métier,dégage les principaux principes de sa méthode, autour de la « construction d’intrigues » ./.


    La suite >>>>> >>>>ICI<<<<

    NB : je préfere laisser les texte tel qu'il son pour ne pas compliquer le style et pour que ca reste agréable a lire : )

    Fin de la phase theorique
     
  6. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…

    Espérant que c'est intéressant même si c'est un peut tenant de la lourdeur de l'éditeur et de ces édition

    bonne lecture
     
  7. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…

    Annexe III : éclairage sur les personnalité de l'empire Ottomane { Inclus phase N° 1 }

    Naissance ou rappel :

    Vers 1230-1240, l'invasion de l'Asie centrale par les Mongols héritiers de Gengis Khan {lien} chasse devant elle de nombreuses tribus turkmènes de la branche oghouz, notamment les Kayi, menés par leur chef Erto, qui s'installent en Anatolie occidentale. Entrés au service du sultan seldjoukide Alâeddin{علاء الدين السلجوقي}, ils reçoivent en récompense, vers 1260, la région de Seuyut (Söüt) avec mission de la défendre contre les Byzantins. De ce petit territoire, coincé entre un Empire grec fantôme et quelques principautés turcomanes dépendant du sultan seldjoukide {lien}de Konya, va naître l'Etat ottoman. Osman I er , successeur d'Erto et fondateur de la dynastie ottomane "Osmanli", s'attaque aux Grecs et contrôle la partie orientale de la Bithynie byzantine. Son fils Orhan Gazi, plus offensif, prend Brousse 1326, Nicée 1330 ou 1331 et Nicomédie 1337, et triomphe de l'émirat de Karasi, établi sur le rivage méridional de la mer de Marmara et des Dardanelles 1340-1345.


    Le règne d'Orhan Gazi 1326-1360

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    L'Etat ottoman est alors en gestation; Orhan, habile organisateur, met en place un embryon d'administration, frappe monnaie, et entreprend dans Brousse - sa capitale a l'époque de création - la construction de mosquées et d'écoles de théologie. Son armée devient d'autant plus importante que ses premiers succès lui valent le ralliement de nombreux gazis (membres de confréries religieuses prêts à combattre pour l'islam). Enfin, les Ottomans ont créé un corps militaire original, les janissaires{lien}; ce corps de mercenaires, constitué d'enfants chrétiens enlevés aux divers points de l'Empire puis élevés dans la religion musulmane, va constituer pendant très longtemps une troupe de choc pour l'armée ottomane.
    Les Ottomans finissent par se lancer à l'assaut de la Thrace, prennent le fort de Gallipoli puis la ville d'Andrinople, d'où Murad I er entreprend une série de raids victorieux en Macédoine, en Bulgarie et en Serbie (bataille de Kosovo, juin 1389, au cours de laquelle il est assassiné). Tout comme Orhan, Murad I er avait poursuivi l'œuvre d'organisation de l'Etat. A son initiative est mise en place une administration centralisée (le divan) composée d'une multitude de bureaux placés sous l'autorité d'un haut dignitaire: le grand vizir. La gestion des provinces (sandjak) était assurée par l'attribution de tenures à des militaires qui, en contrepartie, garantissaient la levée des impôts, mais fournissaient aussi l'armée en soldats. Toutefois, cet empire naissant demeure fragile.


    Le règne de Bayezid I 1389-1402

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    Venu au pouvoir en 1389, il entreprend de le consolider en soumettant l'Anatolie occidentale et centrale, à l'exception de l'émirat de Karaman. A l'ouest, en Europe balkanique, la menace qu'il fait peser sur la Hongrie catholique suscite la réaction occidentale. La confrontation, encouragée par le pape Boniface IX, survient le 25 septembre 1396 à Nicopolis. Les croisés (Hongrois, Français, Allemands, Anglais et Italiens) sont écrasés par les troupes ottomanes; confortées par cette retentissante victoire, celles-ci s'aventurent plus profondément dans les Balkans, s'implantent en Albanie et occupent la Morée1397.
    Cependant, depuis la lointaine Transoxiane, les Mongols guettent le flanc oriental des territoires ottomans. Tamerlan (Timour Lang), déjà maître de l'Iran et de l' Irak, poursuit son épopée en direction de l'Anatolie. L'affrontement survient à Ankara; le 20 juillet 1402, Bayezid, vaincu, est fait prisonnier. Cette défaite déstabilise l'Etat ottoman. Tamerlan annexe l'Anatolie, où, pour parer à tout risque de renaissance ottomane, il reconstitue de nombreux émirats turcomans.
    >>>Dix années de discorde
    La débâcle entraîne aussi la mésentente entre les fils de Bayezid, qui, dix ans durant, se disputent le pouvoir. L'ordre rétabli en 1412, Mehmed Ier rétablit l'unité de l'Empire morcelé. Murad II (1421-1451) relance l'expansion, ce qui suscite encore une vaine riposte catholique. Les croisés, après avoir massacré des milliers de prisonniers ottomans et détruit des églises sous prétexte qu'elles étaient schismatiques, finissent par s'incliner à Varna le 10 novembre 1444.


    Mehmed II 1451-1481

    [​IMG]

    Le 29 mai 1453, Mehmed II réalise enfin le rêve que caressait déjà Bayezid I er : se donner pour capitale la prestigieuse ville de Constantinople. L'Etat ottoman, devenu empire à vocation universelle, étend sa domination sur le Péloponnèse, l'Albanie, la Bosnie et la Moldavie. A l'est, en Anatolie, les turbulents Karamanides sont assujettis (1474). En mer Noire, le khanat de Crimée tombe sous la souveraineté ottomane.
    La République de Gênes perd Caffa, Azov et Lesbos; Venise peut poursuivre ses activités orientales mais doit se résigner à payer un fort tribut annuel. Mehmed II, étant lui-même poète, bon connaisseur de l'arabe, du persan, du grec et grand amateur de théologie et de sciences, s'emploie à faire de sa capitale un véritable foyer culturel. Ainsi, il réforme les medreses, où l'enseignement de l'arabe, du persan, du droit et de la théologie islamiques, de l'arithmétique, de la médecine et de l'astronomie devient courant; puis une université, où des savants de toutes confessions sont invités, est fondée.
    Mehmed II invite à sa cour de nombreux intellectuels et artistes chrétiens, dont le peintre Gentile Bellini. Cependant, son goût pour la culture ne lui fait pas perdre de vue la nécessité de parfaire l'organisation de l'Empire. Sous son égide, Istanbul s'enrichit de 4'000 familles venues des Balkans et d'Anatolie, ainsi que d'artisans et de marchands chrétiens; ceux-ci bénéficient de sa protection et, à partir de 1461, disposent de leur propre patriarcat. L'administration, assainie, se voit imposer des normes définies par des lois séculières réunies en recueils. Une réforme foncière consistant à confisquer au profit des militaires des terres privées (molk) et des biens religieux (wakf) permet d'augmenter les ressources de l'Etat en revenus et en hommes.


    Bayezid II 1481-1512

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    L'ascension de l'Empire ottoman se poursuit sous le règne de Bayezid II. Avec la construction de nouveaux bateaux et le recrutement de corsaires expérimentés, le souverain se dote d'une force navale qu'il oppose avec succès aux Vénitiens, leur ravissant Coron, Lépante, Modon et Durazzo. Toutefois, face à l'Etat mamelouk d' Egypte, les campagnes militaires restent infructueuses, et les Ottomans doivent se résigner à la conclusion d'une paix en mai 1491; il en est de même avec les Hongrois (1503). Ces trêves sont d'autant plus nécessaires que dans l'émirat de Karaman les tribus turcomanes tourgout et varsak sont entrées en rébellion. Incapable de parer à la lente décomposition de l'Anatolie ottomane, Bayezid II, contesté par son fils Selim (aidé des janissaires), abdique en 1512.

    Selim I 1512-1520

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    Sous les deux sultans suivants, l'Empire ottoman connaît sa période la plus faste. Selim I met fin à la crise anatolienne et prend l'Azerbaïdjan, la Cilicie et le Kurdistan. De même, il s'attaque aux Mamelouks, alors à la tête d'un véritable empire s'étendant de la haute Egypte à l'Anatolie en passant par la Syrie et la Palestine, dont l'autorité est reconnue jusqu'au Hedjaz, où ils comptent comme vassal le chérif de La Mecque.
    Leur prestige est d'autant plus grand que leur capitale, Le Caire, accueille le calife, chef spirituel de l'islam sunnite. En 1516-1517, les troupes ottomanes prennent la Syrie, la Palestine et l'Egypte.
    Ayant reçu l'allégeance du chérif de La Mecque, Selim I, devenu officiellement le «protecteur et serviteur des deux villes saintes», transfère le calife abbasside à Istanbul. Ainsi, les Ottomans deviennent les chefs politiques et religieux de l'islam. La conquête se poursuit avec l'arrivée au pouvoir du fils de Selim I, connu, en Orient, sous le nom de Kanuni Süleyman (Soliman le Législateur).



    Soliman le Magnifique 1520-1566

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    Ce souverain compte parmi les figures les plus célèbres de l'histoire universelle. Sous son règne, l'Empire, à son apogée, est la puissance majeure du Vieux Monde. Tous les pays arabes, à l'exception du Maroc - avec qui il entretient cependant d'intenses relations diplomatiques -, reconnaissent directement ou indirectement sa suzeraineté.
    L'Occident lui concède encore Belgrade, Rhodes - prise à l'ordre des chevaliers de Saint-Jean { la fierté européenne bas } -, de nouveaux territoires en Hongrie et la Transylvanie. Son espace maritime couvre le bassin oriental de la Méditerranée, le sud du bassin occidental jusqu'aux abords du Maroc, la mer Noire, la mer Rouge et le sud-ouest du golfe Arabo-Persique. Grâce à une diplomatie active, son rayonnement parvient jusqu'en Afrique subsaharienne, où il établit des relations soutenues avec l'Empire songhaï et le royaume de Bornou.
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  8. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…

    Salam aux lecteurs :

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    Bon vous vous demander pourquoi j'ai débuter par la fin ? La partie initial est a comme une introduction, par l’histoire la plus proche de notre aire (l’histoire moderne) bien sur cela nécessite un retour en arrière vers les ages les plus anciens, bien sur vers des ages que nous considérant comme un passer sans une vrais valeur a l’étude…
    Bon sans trop charger je vous présente ma suite d’idées :
    - Comme première section : une présentation des ages
    - L’explication des du contenu de ces ages
    - Annexe comme compléments d’histoire
     
  9. tarix64

    tarix64 Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…

    ca c'est un sujet interessant , merci kush [:Z]
     
  10. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…

    >>>Suite<<<

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    l'Univers n'est jamais figé
    _________________________________________________
    Les ages, bien sur c’est les périodes vécu par l’homme ayant une caractère commun au niveau de l’ensemble des nation ayant existait durant l’époque en question…
    A ce titre a on dénombre 4 principaux ages :


    1 – Antiquité :

    La question se pose ???? Où et comment et quand ???? . Les dates se partagent entre 378 après J.-C. (désastre romain à Andrinople, face aux Goths), 395 (mort de Théodose et division de l'Empire romain en deux parties), 410, plus généralement admise (prise et sac de Rome par Alaric), 415 (fondation du royaume wisigoth de Toulouse), ou 476 (déposition du dernier empereur d'Occident, Romulus, dit Augustule, par Odoacre, date qui marque l'écroulement définitif de l'Empire romain).
    L'Antiquité, qui est concept culturel, devrait avoir des frontières culturelles, des événements qui symbolisent le passage d'une conception de l'homme à une autre. C'est sur ce point que se creuse le fossé entre les sociétés antiques proprement dites, qui ont une idée de l'homme, et celles, archaïques, qui les précèdent ou les côtoient, où une telle pensée est absente.


    2- Moyen Age :

    L'expression «moyen âge» date du XVIIe siècle : Christophe Kellner (Cellarius), mort en 1707, professeur d'histoire à l'université de Halle, serait le premier qui l'aurait a employée, en 1688 (Historia medii aevi). La définition, commode chronologiquement, suggérait que cette période de mille ans, archaïque, barbare, ayant rompu avec les modèles classiques de la première (l'Antiquité), n'était que l'attente obscure des prestiges de la seconde (l'Epoque moderne). Depuis les années 1930, les historiens s'attachent à rendre son identité à cette longue période de lentes mutations, au cours de laquelle s'épanouit, en Occident, une société complexe.

    Pour délimiter un cadre chronologique, on ne peut se référer à des dates politiques. Si 395 marque la fin de l'unité de l'Empire romain, avec la séparation entre Empire d'Orient et Empire d'Occident, 476 voit la disparition du dernier empereur romain d'Occident. A l'autre extrémité de la période, la prise de Constantinople par les Turcs en 1453 est surtout significative pour l'Orient. En revanche, le dernier roi «médiéval» serait Louis XI, mort en 1483. Mais le voyage de Christophe Colomb en 1492 ne fut-il pas plus lourd de conséquences ?

    La rupture avec les périodes qui encadrent le Moyen Age n'est pas aussi nette qu'on le laisse souvent entendre, et, bien que les repères chronologiques soient indispensables, les évolutions se dessinent plus sûrement dans les mutations économiques et sociales qui, en aucun domaine, ne furent brutales.




    A suivre
     
  11. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…


    merci {الزوفري} pour le commentaire & le passage
    profite ont de cette lecture d'un amateur ; )
     
  12. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Le monde histoire et faits…

    >>>Suite II<<<

    4- l'age ou l'époque moderne :

    L’époque de la croissance et des mutations :

    Les Grandes Découvertes : L'Espagne, le Portugal, la France, les Pays-Bas et l'Angleterre forment des puissances économiques, maritimes et militaires qui recouvrent le globe. Colomb découvre l'Amérique en 1492. Le commerce maritime se déploie, les échanges entre l'Europe, l'Asie et l'Amérique se multiplient. Dès les années 1500, les Européens partent à la conquête du monde à la recherche de nouvelles voies maritimes (Colomb, Vespucci, Magellan).

    La Renaissance : Aux 15 eme et 16 eme , un puissant élan intellectuel s'étend à toute l'Europe. Des savants remettent en question les idées et les croyances traditionnelles (Copernic, Galilée, Léonard de Vinci, Erasme, etc). Gutenberg met au point l'imprimerie (1450). La Renaissance qui débute en Italie s'étend en Europe, ce renouveau artistique coïncide avec une reprise économique.

    La Réforme et les guerres de religion : Martin Luther et Jean Calvin créent la Réforme au début du 16 eme . En quelques années, l'Europe du Nord devient protestante, tandis que l'Europe du Sud reste catholique. Des guerres de religions meurtrières diviseront la France ( Saint-Barthélemy), puis l'Europe. Entre 1562 et 1598, les guerres de Religion ensanglantèrent la plupart des provinces du royaume français; elles constituent l'un des épisodes les plus tragiques de l'histoire de France.

    L'Empire ottoman : L'Empire ottoman s'étend de la Méditerranée aux rives de la mer Noire. Sa civilisation, expression d'un équilibre subtil entre différentes religions et cultures, est alors l'une des plus importantes au monde. Cependant, après le règne de Soliman le Magnifique, l'Empire, en butte à des difficultés intérieures, s'affaiblit et pose à la diplomatie européenne la «question d'Orient».

    L'Afrique et ses royaumes : Plusieurs grands royaumes africains jalonnent l'histoire du continent noir. Si les origines lointaines de ceux-ci sont encore mal connues, notamment pendant l'Antiquité, ils émergent de l'histoire telle que les Occidentaux la conçoivent avec l'intense trafic d'esclaves vers la côte orientale de l'Afrique, que les marchands arabes organisent dès le Moyen Age ( ou Haut moyen age).

    Les monarques absolus : Des souverains européens se réclamant de "la philosophie des lumières" s'efforcent de mieux organiser leurs etats et d'améliorer le sort de leurs peuples. Louis XIV en France, Charles I au Royaume-Uni, Pierre le Grand en Russie, Frédéric II en Prusse et Joseph II en Autriche. En Asie, c'est les Qing (dynastie mandchoue en Chine) et l'ère des Tokugawa au Japon.

    Les Lumières : Le siècle des Lumières est, en Europe, une période de grand essor scientifique et d'épanouissement de la raison critique. Les philosophes français, comme Rousseau, Diderot et Voltaire, énoncent des principes généreux sur le droit naturel, l'égalité entre les hommes, et disent la nécessité d'améliorer la société, de libérer les opprimés, d'instruire les pauvres.

    Les Révolutions anglaises et française : Révolution modèle, les Révolutions anglaises ne se sont cependant pas faites sans heurts: de 1642 à 1660, les îles Britanniques ont été soumises à un déferlement de violence, ponctué d'idées utopiques où le sectarisme le disputa à l'inspiration, où la générosité sociale des «partageux» se heurta à la défense de la propriété. Entre 1789 et 1799, la France a connu un bouleversement dont les conséquences et la mémoire ne cessent d'influer sur le quotidien du XX eme siècle: la Révolution française a proclamé les droits de l'homme, institué l'égalité civique et le système métrique, créé les départements, supprimé - dans un temps - l'esclavage, donné au pays un panthéon de héros et de martyrs.

    Napoléon I : Napoléon Bonaparte (1769-1821) remporte de brillantes victoires, réorganise l'administration et cherche à dominer l'Europe. Il est vaincu à Waterloo en 1815, une nouvelle carte de l'Europe se dessine.


    4- la période moderne :

    Les révolutions industrielles : Les révolutions industrielles, qui ont marqué les 18 eme et 19 eme siècles, est un moment charnière dans l'histoire de l'Occident, elle a donné lieu à des mutations techniques, économiques et sociales importantes. La Révolution industrielle se décompose, par ailleurs, en plusieurs révolutions : la révolution agricole, la révolution urbaine, la révolution commerciale, la révolution technique et la révolution sociale.

    La naissance des Etats modernes : Au 19 eme siècle, on assiste dans tous les pays industrialisés à la transformation de la société. La population déplace vers les villes. Les ouvriers vivent dans des conditions difficiles, des grèves éclatent souvent. La bourgeoisie domine la vie économique, elle détient les richesses et le pouvoir politique. Des pays se transforment et connaissent la prospérité économique : L'unité italienne (1861). La création de l'Empire allemand (1871). Le Second Empire en France et La Commune (1871). L'empereur Mutsuhito ouvre le Japon au monde occidental (1867).

    Colonisation et décolonisation : L'expansion coloniale des grandes puissances européennes aboutità une sorte "d'européanisation" du monde. Après avoir achevé, durant la première moitié du XIX e siècle, de soumettre l'Inde à sa domination, la Grande-Bretagne a pris possession de vastes territoires en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique. La France, qui a reconstitué son empire colonial en conquérant l' Algérie et la Tunisie, puis, après s'être emparée des pays de la côte occidentale de l'Afrique et du golfe de Guinée, se tourne vers Madagascar et l'Indochine. La décolonisation opérée après la Seconde Guerre mondiale a revêtu le plus souvent les aspects d'un affrontement entre les nationalismes indigènes et les impérialismes blancs. Elle a emprunté plusieurs formes.

    Les deux guerres mondiales : Le 20 eme siècle est meurtri par deux guerres mondiales. La Première Guerre (1914-1918), puis le nazisme et la deuxième guerre mondiale en (1939-1945). Les nouvelles donnes (1945-1989) Après la seconde guerre mondiale, un monde s'éteint et un autre s'apprête à émerger avec une redistribution des cartes dans un «jeu» où les superpuissances vont bien vite tenter d'organiser, chacune à son avantage, la nouvelle donne géostratégique. Certes tout ne se fera pas du jour au lendemain. C'est bien à partir de 1945 que s'affirment dans tous les domaines - stratégique, politique, social, économique et scientifique - des changements fondamentaux.

    La fin du XXe siècle : De la fin XX e siècle à l'entrée dans le troisième millénaire, le monde verra se dérouller , la domination américaine, le début de la construction européenne( ca reste encore subjectif ) , la croissance du continent asiatique, les crises du Moyen-Orient, le sous développement de l'Amérique latine et l'Afrique, la montée en puissance de la Globalisation (mondialisation) des marchés et les réactions d'organisations anti-mondialistes (cette dénomination a changer actuellement).

    >>>Fin de la presentation des Ages<<<
     
  13. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    >>>Suite : second point ;



    Dans cette étape c'est plus narratif des évènements, Alors Lets Go ;) :

    1- Durant le Moyen Age :

    dans cette partie je vais vous citer un suite nation ayant vécu cette age parmi eux :


    1-1- Les royaumes barbares,
    1-2-L'Empire byzantin,
    1-3-L'Empire Sassanide;
    1-4-La conquête arabe & les empires arabes;
    1-5-La Chine médiévale;
    1-6-Le Japon médiéval;
    1-7-Les croisades;
    1-8-L'Empire Mongol;
    1-9-L'Etat russe.
     
  14. kochlok03

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    Les invasions barbares (ou grandes invasions) désignent la grande migration des peuples barbares qui, aux IVeme et Veme siècles, déferlèrent sur l'Empire romain, provoquant son effondrement. Fuyant la menace d'envahisseurs venant d'Asie, des peuples germaniques bousculent, dès le IVeme siècle, l'Empire romain déclinant et hâtent sa chute. Concurrençant l'expansion du christianisme romain, les Germains, dont les communautés conservent leurs coutumes, leurs langues et ne reconnaissent que leurs lois, morcellent l'Occident en royaumes, embryons de futurs pays, et y imposent, en alliance avec la papauté qui a su les convertir ou en dépit de leurs conflits avec elle, des valeurs et des règles qui annoncent le monde féodal.


    Dans cette partie des royaume barbares : (
    Les Huns, Les Wisigoths,Les Vandales, Les Suèves, Les Alains, Les Goths, Les Ostrogoths, Les Francs, Les Burgondes, Les Germains, Les Alamans, Les Lombards), je vais juste citer les plus important a mon sens bien sur toute chose est importante (mais par modestie et rigueur) je citerai se qui suit :

    Les Huns



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    Venus probablement d' Asie centrale, les Huns étaient des nomades qui vivaient dans les steppes du nord du Caucase. Les Chinois les mentionnent pour la première fois au III eme siècle av. J.-C. Les Huns ont fortement marqué l'imaginaire des peuples de l'Empire romain finissant, par le caractère particulièrement cruel de leurs exactions. La chronique a ainsi attribué à Attila le surnom de «fléau de Dieu».

    La marche des Huns vers l'ouest
    C'est vers la fin du IV eme siècle après. J.-C. que les Huns apparaissent dans le bassin de la Volga. Après avoir écrasé les Alains, ils s'installent entre ce fleuve et le Don, avant d'envahir le royaume Ostrogoth implanté dans les plaines d'Ukraine. Poursuivant alors leur progression vers l'ouest, ils défont les Wisigoths, établis dans l'actuelle Roumanie, et atteignent les frontières de l'Empire romain sur le Danube.

    Selon les descriptions laissées par l'historien romain Ammien Marcellin, les Huns sont des pasteurs nomades qui ignorent l'agriculture, ne possèdent pas d'habitations permanentes et parcourent sans répit la steppe à la recherche de pâturages et de points d'eau pour leurs troupeaux. Ils subsistent grâce à la chasse et à la cueillette, sont vêtus d'habits de lin et de fourrures. Vivant presque constamment à cheval, ils ne semblent pas avoir de vrai roi, chaque clan ayant son propre chef.
    Guerriers redoutables, archers, cavaliers montés sur de petits chevaux robustes, les Huns surprennent leurs ennemis en se livrant à des charges rapides, des retraites inattendues, un harcèlement permanent. Des tombes hunniques retrouvées près du Dniepr attestent leur goût pour le pillage.
    Après avoir traversé et dévasté les plaines roumaines, les Huns franchissent les Carpates et s'installent dans la plaine de Pannonie (Hongrie actuelle) vers 396. Peu inquiète, Rome les laisse agir à leur guise au-delà du limes (fortification marquant la frontière de l'Empire romain), car les Huns s'en prennent aux Goths, ennemis traditionnels de Rome.
    Mais la situation change brutalement en 408, date à laquelle les Huns pénètrent en territoire romain en lançant de nombreuses razzias. Vers 425, un empire hunnique semble s'être formé sur le moyen Danube.Etendant leur domination sur les populations germaniques, les Huns enrôlent des Germains dans leur armée. En 430, l'empereur Théodose II accepte de leur payer un tribut annuel, qui est doublé cinq ans plus tard, puis multiplié par cinq en 443.


    Attila, le fléau de Dieu


    Le chef huns Attila arrive au pouvoir en 441. Sous son règne, la puissance des Huns atteint son apogée. En effet, après 445, date à laquelle il fait assassiner son frère Bléda, il gouverne en autocrate. Il charge des émissaires, les logades, de parcourir l'empire pour réclamer des tributs sous peine de destruction. Avide de butins, il lance chaque année des raids sur l'Empire d'Orient et ruine régulièrement les villes des Balkans.

    En 450, il se retourne contre l'Empire d'Occident. Il passe le Rhin à Mayence et pénètre dans l'est de la Gaule, avant que son armée soit mise en déroute par le Romain Aetius près de Troyes (bataille des champs Catalauniques, 451). Les Huns refluent alors vers l'est.
    Un an plus tard, Attila lance un nouveau raid vers l'Italie. Il dévaste la plaine du Pô, rencontre le pape Léon le Grand et décide brutalement de rentrer en Pannonie avec son armée. Il meurt en 453, laissant un empire riche, mais dont l'autorité se lézarde sous les révoltes successives des peuples vassaux.
    Incapables de s'unir, ses fils sont battus en 455 sur la Nedao, en Pannonie, par une coalition de Gépides et d' Ostrogoths. Cette défaite marque la fin de la puissance hunnique.

     
  15. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Les Vandales

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    Au Ier siècle Apre J.C, le nom des Vandales recouvre un groupe de peuples germaniques divers installés entre la Vistule et l'Oder. Par la suite, il s'appliquera à deux tribus menant une existence parallèle, les Silings, installés sur le Main supérieur, et les Hasdings, établis en Pannonie (romanie).
    Des migrations successives les entraînèrent au IV eme siècle des bords du Danube jusqu'aux rives du Rhin, puis à travers la Gaule et l'Espagne, jusqu'en Afrique du Nord, où ils fondèrent au Ve siècle un éphémère royaume.

    L'itinéraire Vandale : Le peuple vandale est mal connu: archétype de la barbarie, il servit de bouc émissaire; on a vu les Vandales partout, et ils ont été confondus avec d'autres peuples. Vivant au Ier siècle après J.-C. sur les rives méridionales de la Baltique, aux côtés des Goths dont ils étaient proches, ils s'installèrent ensuite en Pannonie (région d'Europe centrale située entre le Danube et l'Illyrie), d'où ils furent chassés par les Huns au début du V eme siècle. Mêlés à d'autres peuples, ils participèrent au passage du Rhin (406) et à l'invasion de la Gaule, qu'ils traversèrent rapidement.

    Espagne : Dès 409, ils pénétrèrent en Espagne et résistèrent, non sans mal, à une attaque des Wisigoths. Cette étape espagnole fut capitale pour eux, car ils s'initièrent à la navigation et acquirent, seuls de tous les peuples germaniques, la maîtrise de la mer. Aussi, l'Espagne pillée, purent-ils, sous la direction du roi Genséric, franchir le détroit de Gibraltar (429) et, progressant le long des côtes, s'installer en Numidie.

    Le royaume vandale d'Afrique : L'installation des Vandales en Afrique fut brutale. En 439, les Vandales s'emparèrent de Carthage, la capitale de l'Afrique romaine, et envahirent la Tunisie actuelle. En 442, Rome dut accepter de leur céder ces territoires, les plus riches d'Afrique du Nord.


    La confiscation des terres :
    Les Vandales confisquèrent les terres nécessaires à leur implantation et expulsèrent les propriétaires. Ce fut le seul peuple barbare en voie de fixation à ne pas appliquer le régime de l'hospitalité (partage des terres entre le propriétaire et le nouveau venu barbare). Certes, tous les propriétaires romains ne furent pas dépossédés: les Vandales n'étaient pas plus de 80'000. En outre, les coutumes romaines furent conservées, tant dans la vie quotidienne que dans le régime d'exploitation des terres: les tablettes Albertini, document daté des années 493-496, décrivent un régime agraire identique à celui du Bas-Empire.


    La coexistence politique et religieuse :
    Sur les plans politique et administratif, les Vandales appliquèrent naturellement le système dualiste dans lequel les Romano-Africains conservaient leurs structures traditionnelles; les Vandales, regroupés en colonies militaires sous l'autorité d'un agent du roi, étaient chargés de la défense. C'est l'organisation que Théodoric introduira un peu plus tard en Italie.

    Cependant, par les modalités de leur implantation, les Vandales rendirent impossible toute fusion avec les populations romano-africaines. Les problèmes religieux renforcèrent l'hostilité. Les Vandales ariens se heurtèrent à l'Eglise catholique la plus puissante et la mieux implantée d'Occident; cette Eglise n'accepta le pouvoir vandale que comme un pouvoir de fait et mena une véritable opposition politique. En réalité, Genséric et ses successeurs ne surent jamais comment se comporter vis-à-vis de l'Eglise: leurs politiques contradictoires ne feront qu'accroître leur isolement.

    La politique méditerranéenne : Les Vandales, maîtres de la Méditerranée occidentale, ont-ils eu l'idée de fonder un empire maritime, un empire du blé? La question peut être posée car ils se sont emparés, dans l'Occident méditerranéen, des régions productrices de céréales, celles qui approvisionnaient Rome et l'Italie: l'Afrique, la Sicile, la Sardaigne, ainsi que la Corse et les Baléares (moins intéressantes pour le blé). Ils ont mené des raids de pillage le long des côtes espagnoles, italiennes et grecques, saccageant Rome de fond en comble (455).

    Pour certains, les Vandales furent seulement des pirates, mais, dans ce cas, on comprend mal leur obstination à s'emparer de la Sicile. Pour d'autres, les Vandales comprirent vite que, grâce à leur flotte, ils tenaient Rome à leur merci; les tenants de cette hypothèse (celle d'une politique consciente de mainmise sur les régions à blé) rendent les Vandales responsables de la chute de l'Empire romain d'Occident. Ne pouvant réaliser la conquête de l'Italie (qu'ils ont peut-être souhaitée), les Vandales ont pu envisager de l'asphyxier économiquement.

    L'échec des Vandales : Après la mort de Genséric, le royaume vandale s'affaiblit. Les rivalités entre les héritiers du trône (le système de succession, dit de la tanistry, imaginé par Genséric, confiait le pouvoir d'abord aux collatéraux du roi défunt, les enfants devant attendre leur tour), l'incohérence de la politique religieuse, la résurgence de la menace des peuples berbères que Rome avait réussi à contenir minent un Etat qui ne peut compter que sur la force pour survivre. Aussi, lorsque Justinien entreprend de reconquérir l'Occident, c'est par l'Afrique qu'il commence. En 533-534, les Vandales sont vaincus, déportés en Asie, intégrés aux armées de Byzance. Ils disparaissent en tant que peuple. Aucune trace de leur passage ne subsiste en Afrique. Ils n'ont rien laissé, excepté leur nom.


    Vandales et vandalisme :
    La postérité a fait porter la responsabilité de la barbarie, du pillage, de la destruction aveugle aux seuls Vandales. En 1734, Voltaire utilisa pour la première fois le mot « vandale» dans le sens péjoratif qu'on lui connaît depuis lors; il est probable qu'il l'a repris de Pope, puisque les Britanniques employèrent le mot dès le XVII eme siècle. On doit le mot «vandalisme» à l'abbé Grégoire, qui l'utilisa dans un rapport à la Convention en 1794. Son succès fut immédiat. Comme l'écrit Grégoire, le mot vandalisme fut «naturalisé dans toutes les langues cultivées de l'Europe».
     
  16. kochlok03

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    >>> Suite...

    Les Goths

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    Les Goths viennent des rives de la Baltique et forment un groupe relativement cohérent, assez uni par la langue pour que la Bible soit traduite pour eux au IVe siècle dans une langue aujourd'hui disparue; leur histoire avant la fin du I er millénaire avant J.-C. concerne les rapports globaux des Germains et des Celtes.
    Originaires de Scandinavie, les Goths étaient installés au I er siècle avant notre ère sur les bords de la Vistule. Ils atteignirent les côtes de la mer Noire au début du III eme siècle et, dès lors, se livrèrent à de fréquentes attaques contre l'Empire romain, ravageant la Thrace et la Mésie et tuant l'empereur Dèce en 251. Après avoir été écrasés par l'empereur Claude II le Gothique à Naissus, ils furent repoussés derrière le Danube par Aurélien et s'installèrent sur la rive gauche en 270. Mais leurs tentatives de conquêtes sur l'Empire reprirent et ils arrachèrent la Dacie vers 275.
    Dans le courant du IV eme siècle, la religion chrétienne pénétra chez eux sous la forme de l'arianisme, dont le propagateur fut l'évêque Ulfila. A cette période, ils étaient partagés entre Ostrogoths (Goths orientaux) et Wisigoths (Goths occidentaux). L'arrivée des Huns, en 375, eut pour conséquence de dissocier les deux branches, qui allaient suivre des destinées différentes. Tandis que les Ostrogoths se soumettaient aux Huns, les Wisigoths passèrent le Danube (376) et dès lors suivirent leur destinée particulière



     
  17. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    >>> Suite :

    Les Francs

    Au Ier siècle, des tribus installées sur la rive droite du Rhin inférieur opéraient des raids maritimes et terrestres dans l'Empire romain. Ces tribus ne formaient pas encore un peuple, avec ses caractères ethniques, son histoire et ses coutumes.
    Au III eme siècle, certaines de ces peuplades s'unirent contre les Romains pour former une ligue de guerriers que l'on appela les «Franci». Leurs expéditions dévastatrices en Gaule (en 258 et 276) provoquèrent une crise très profonde, que les Romains surmontèrent difficilement.
    Cependant, à la fin du III eme siècle, les tribus franques, vaincues par l'empereur Maximien, furent installées par les Romains sur la rive gauche du Rhin et soumises au paiement d'un tribut, tandis que les autres groupes continuaient à vivre indépendants au-delà du limes, la frontière fortifiée qui défendait l'Empire.

    A la conquête d'un royaume (IV eme-VI eme siècle) : Au IV eme siècle, l'Empire romain, partagé et affaibli, se trouva menacé par les Barbares, et l'armée avait de plus en plus recours à ceux de ces peuples déjà installés sur le territoire. Certains Francs accédèrent ainsi aux postes les plus élevés de la hiérarchie militaire romaine. Les Francs Saliens (installés à l'ouest dans ce qui est aujourd'hui la région de l'Overijssel, aux Pays-Bas), et les Francs rhénans, à l'est, devinrent des peuples fédérés, c'est-à-dire entretenus en échange d'un service militaire accompli sous la conduite de leurs roitelets tribaux.


    Les Francs, fédérés de Rome : Lors de la grande invasion des Vandales en 406-407, les Francs défendirent, aux côtés des armées romaines, le limes rhénan contre les vagues de Germains poussés vers l'ouest par l'avancée des Huns. Ils contribuèrent notablement à la défaite d' Attila à la bataille des champs Catalauniques, en 451. En même temps, ils opérèrent une lente descente vers le sud, occupant la Belgique actuelle, le nord de la France ainsi que des villes romaines, comme Tournai ou Cambrai à l'ouest, Cologne ou Trèves à l'est.
    La tombe du roi des Francs Saliens, Childéric, découverte à Tournai en 1653, ainsi que les fouilles récentes menées dans cette ville témoignent du caractère composite de la civilisation franque au V eme siècle. Le roi a été inhumé comme un prince barbare, avec ses armes et de magnifiques pièces d'orfèvrerie cloisonnée d'origine orientale. On a pratiqué le sacrifice rituel de plusieurs chevaux, enterrés à proximité de la tombe royale. Dans cette dernière, l'influence romaine se manifeste par le dépôt de nombreuses pièces d'or romaines, qui constituaient probablement la solde des guerriers francs. Un anneau sigillaire représente le roi avec ses longs cheveux, insigne de la royauté chez les Mérovingiens, et revêtu du paludamentum, le manteau des généraux romains.


    Clovis et la conquête franque : Lorsqu'en 481 Clovis succéda à son père Childéric, il n'y avait plus d'empereur romain en Occident, et la Gaule était presque entièrement aux mains des Barbares.Burgondes et Wisigoths avaient fondé dans la vallée du Rhône et dans la Gaule méridionale deux puissants royaumes qui semblaient prêts à étendre leur hégémonie sur l'ensemble du pays. Au nord de la Somme, les Francs Saliens restaient divisés, et les Francs rhénans étaient menacés à l'est par les Alamans.
    Pendant son long règne, Clovis étendit sa domination sur une grande partie de la Gaule, battant le Romain Syagrius, l'emportant sur les Wisigoths et les Alamans. A la fin de sa vie, après avoir éliminé ses anciens alliés, il rassembla tous les Francs sous son autorité. Les guerriers francs, réputés pour leur bravoure et la qualité de leur armement, furent servis par l'intelligence retorse de leur roi. Clovis, roi païen, comprit quel parti il pouvait tirer de l'appui des Gallo-Romains catholiques face aux Burgondes et aux Wisigoths ariens, c'est-à-dire adeptes d'une forme schismatique de christianisme. Il se convertit donc au catholicisme, et ses conquêtes furent facilitées par les évêques. A sa mort, le royaume franc s'étendait des Pyrénées à la Weser, de la Bretagne à la Bourgogne, non comprises.

    Les cadres préexistants (VI eme siècle) : Sur leur territoire, les Francs étaient peu nombreux et inégalement répartis. Les implantations franques révélées par l'archéologie sont relativement denses au nord de la Somme et en Rhénanie, elles se font plus rares entre Somme et Loire. Au sud de la Loire, la présence franque se limite aux garnisons qui tenaient le pays. Les régions situées sur la rive droite du Rhin firent l'objet d'une lente colonisation aux VI eme et VII eme siècles.


    L'héritage romain et la fusion des élites : Maîtres de la Gaule, les Mérovingiens restaient des rois barbares. Leur pouvoir était attribué aux vertus magiques de leur sang. A leur mort, le royaume était partagé pour que chacun des fils puisse régner, les assassinats tempérant le principe des partages. Cependant, Clovis et ses successeurs se considéraient aussi comme les héritiers de l'empereur; la royauté tribale se mua donc progressivement en une royauté territoriale qui se coula dans le moule romain. Tandis que la langue orale évoluait rapidement, les Mérovingiens adoptèrent l'écrit et le latin comme langue officielle : la loi salique (qui s'appliquait aux Saliens) fut rédigée à la fin du règne de Clovis. Les Francs laissèrent en place le système administratif romain, nommant des comtes et des juges dans les cités, entretenant les routes et levant les impôts, aussi longtemps qu'ils en eurent les moyens.


    L'importance du christianisme : Pour gouverner, ils s'appuyèrent sur les évêques gallo-romains, dont beaucoup jouissaient d'un grand prestige et d'une forte autorité dans leurs cités. Au milieu du VII e siècle, l'épiscopat était devenu l'aboutissement d'une carrière administrative réussie: l'orfèvre Eloi (vers 588-660), d'abord trésorier du roi Dagobert - qui régna de 629 à 639, obtint du fils de ce dernier, Clovis II - roi de Neustrie et de Bourgogne de 639 à 657 -, l'évêché de Noyon-Tournai.
    La conversion des Francs au christianisme - qui fut cependant particulièrement tardive à l'est - et le respect de l'héritage romain favorisèrent le rapprochement des élites. La cour royale, creuset de leur fusion, attirait les jeunes aristocrates de toutes origines, qui venaient au palais pour y être « nourris » et pour y servir le roi avant d'être envoyés en province comme comtes ou comme évêques.
    Au VII eme siècle, les mariages mixtes et la mode des noms germaniques firent disparaître les dernières oppositions entre Barbares et Gallo-Romains. A cette époque, on désignait sous le nom de «Francs» les hommes libres - ils étaient peu nombreux - en dehors de toute considération d'origine ethnique.
    Le lent déclin de l'économie méditerranéenne : Les Mérovingiens étaient fascinés par la civilisation romaine, ses villes et ses activités. Au VI eme siècle, tout semblait continuer comme par le passé. La Méditerranée restait le centre nerveux de l'économie: les grands axes du commerce international reliaient encore l'Orient à l'Occident par les ports italiens, provençaux et espagnols. L'huile, les épices, le vin transitaient encore par Marseille vers l'Aquitaine, le Bassin parisien et l'Angleterre. L'Occident exportait du blé, du sel, de l'étain. Les ateliers monétaires frappaient des triens d'or, limités de la monnaie byzantine. En réalité, les activités urbaines s'étalaient, et le volume des échanges avec l'Orient ne cessait de décroître. L'avance des musulmans en Méditerranée au VII eme siècle porta le coup de grâce à une économie depuis longtemps moribonde.

    Société et mode de vie : Quoique peu nombreux, les Francs imposèrent leur civilisation aux populations qui vivaient au nord de la Loire. Malgré le principe de la personnalité des lois (chacun relève du droit de ses ancêtres, la loi romaine s'applique aux Gallo-Romains, la loi gombette aux Burgondes, etc.), la loi franque s'imposa entre Loire et Rhin. Comme toutes les lois barbares, elle reposait sur le principe de la responsabilité familiale en matière de droits et de devoirs.

    L'émergence d'un monde nouveau (VII eme siècle) : Au VII eme siècle, sur les grands domaines septentrionaux, les productions commencèrent à s'accroître, et la population augmenta lentement. Cet essor s'accompagna d'une réorganisation de la gestion domaniale et d'une plus grande sujétion de la main-d'œuvre. Il suscita une reprise des échanges locaux, qui s'insérèrent progressivement dans des circuits plus lointains, orientés vers le nord et vers l'est.

    La diffusion des sceattas, une monnaie d'argent de faible valeur frappée en Angleterre et en Frise, puis l'apparition, vers 675, du denier d'argent franc illustrent l'amorce d'une économie nouvelle et le basculement, vers le nord, du centre de gravité économique de l'Europe.

    L'évangélisation : Les contacts religieux se multiplièrent avec les îles Britanniques. Des moines irlandais, parmi lesquels Colomban, vinrent évangéliser la Gaule du Nord. Ils furent relayés à la fin du siècle par des missionnaires anglo-saxons. L'évangélisation se faisait selon un modèle hiérarchique qui confortait le pouvoir de l'aristocratie. Sur leurs domaines, les aristocrates érigèrent des églises privées qui renforcèrent la sujétion de leurs dépendants. Ils furent à l'origine de la plupart des fondations monastiques du VII eme siècle:largement dotés en biens fonciers, ces monastères soutinrent l'action de l'aristocratie face à une royauté affaiblie, à un moment où l'insécurité croissante contraignait de nombreux hommes libres à se recommander aux puissants pour gagner leur protection.

    Le déclin de la royauté : Bien que Clotaire II et son fils Dagobert eussent réunifié le royaume franc (613-639) et qu'ils l'aient tenu d'une main ferme, ils ne purent enrayer le déclin de l'autorité royale, minée par les partages et les successions d'enfants mineurs.


     
  18. midou0028

    midou0028 Salam...Namaste

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    Thanks man for sharing this ;)
     
  19. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    >>> Suite ...
    Les Germains

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    Les Germains apparaissent tardivement dans les sources écrites. Les Germains sont à l'origine un sous-groupe périphérique du vaste ensemble nordique. L'archéologie montre qu'un complexe culturel spécifique recouvre une zone comprenant l'Allemagne du Nord, les Pays-Bas, le Danemark, le sud de la Norvège et le sud de la Suède. Comme les principaux complexes culturels européens, celui-ci s'est mis en place entre 2000 et 1500 avant notre ère, c'est-à-dire au début de l'âge du bronze.
    Ce «complexe nordique», qualifié plus tard de «germanique» par ses voisins, s'étend vers le sud. Dans le courant du I er siècle avant notre ère, l'expansion s'accélère. La limite, fixée jusque-là au niveau de la forêt de Thuringe, atteint rapidement le Danube, que l'Empire romain a choisi comme frontière. Cette poussée germanique fut une sorte de répétition pour les invasions qui ont bousculé l'Empire romain quatre siècles plus tard.

    Evolution de la société : Les communautés du complexe nordique vivent d'agriculture et d'élevage. Certaines d'entre elles pratiquent de plus une pêche en mer semi-spécialisée. Dépourvues des matières premières nécessaires à la fabrication des bronzes, elles récoltent l'ambre - cette résine fossile très abondante sur les rives de la mer Baltique - et l'échangent contre du bronze, développant ainsi une importante production bronzière. Le mode d'occupation de l'espace est celui de la ferme isolée comme élément de base. La maison se caractérise par une forme très allongée et une


    architecture à trois nefs: deux rangées de poteaux verticaux partagent longitudinalement l'espace intérieur. A l'âge du fer, l'habitation des hommes et l'étable se trouvent réunies sous le même toit. Toutefois, cette pratique est peut-être antérieure.
    L'histoire du complexe nordique évolue en dents de scie. Entre 1500 et 1200 avant J.-C., les échanges s'accroissent fortement: les communautés se lancent dans une production de bronzes de qualité. Un gros effort de déforestation leur a permis d'accroître les surfaces cultivées. Parallèlement, la société se hiérarchise. Les chefs résident dans de grandes maisons, au sein d'une agglomération plus importante que la moyenne, et ils sont enterrés, avec leurs proches, dans de petits tertres hémisphériques. Cette forme d'organisation a été brisée pendant les deux ou trois siècles suivants, sans que les causes en soient encore élucidées. L'approvisionnement en bronze a fortement fléchi; il s'agit peut-être de l'une des causes de cette crise. Dans ce cas, elle est à mettre en relation avec la situation conflictuelle que connaît, au même moment, le complexe nord-alpin - c'est-à-dire les Celtes - producteur de cuivre et d'étain.

    Les réseaux d'échanges : Les réseaux d'échanges à longue distance se rétablissent entre 800 et 650. Mais ces échanges sont dorénavant contrôlés par des centres de redistribution moins nombreux qu'auparavant. De riches tombes monumentales à mobilier funéraire prestigieux sont érigées près de ces pôles économiques dont la compétence est devenue régionale. Ce sont les sépulcres de chefs dont la puissance demeure fragile, car elle est fondée sur le monopole de biens exotiques exposés à de multiples difficultés d'acheminement. Cette fragilité politique chronique et la dégradation écologique engendrée par une trop forte intensification agricole causent une nouvelle crise vers 500 avant notre ère.

    Les princes germains :Les communautés adoptent une nouvelle forme d'organisation. La ferme se fixe plus durablement au centre d'un terroir cultivé plus intensivement. Les limites des champs sont matérialisées par des murets et des haies. De plus, grâce à l'outillage en fer qui peu à peu se généralise, les sols argileux, plus lourds, peuvent être mis en culture. Les communautés acquièrent ainsi leur autonomie en matière d'approvisionnement agricole et métallique. Toutefois, aucune stratification sociale nette ne s'observe encore. Celle-ci n'émerge qu'à partir de 150 avant notre ère. Elle se traduit au début par des tombes plus riches, renfermant de luxueux objets romains. De nombreux chefs de communauté affichent ainsi leur statut privilégié. Ils dirigent de petits territoires.


    Vers un pouvoir central : En Germanie, ce stade de développement va durer près de trois siècles. Aux III eme et IV eme siècles de notre ère, les tombes les plus riches deviennent plus nombreuses, et sont géographiquement plus concentrées, ce qui révèle l'émergence d'un pouvoir plus fort et l'unification politique de territoires plus vastes.
    L'intensification des échanges avec Rome a vraisemblablement exacerbé la compétition pour le contrôle politique et économique, générant un processus analogue à celui qui s'est produit en Celtique au VI eme siècle av. J.-C. Il est intéressant de souligner que les produits locaux paraissent insuffisants pour justifier les cadeaux diplomatiques reçus. Les princes jouaient donc un rôle d'intermédiaire pour canaliser vers les Romains des biens d'origine encore plus lointaine, comme des fourrures, des peaux, voire des esclaves.

    Le temps des conquêtes : En 406, des hordes germaniques, composées entres autres de Vandales, traversèrent le Rhin. L'Empire romain, trop faible, ne put les contenir et les Wisigoths d'Alaric saccagèrent la péninsule italienne entre 408 et 412. D'autres Barbares envahirent la Gaule et l'Afrique romaine. Certains (Angles, Jutes et Saxons) passèrent dans l'île de Bretagne.
    Dans les territoires conquis, les Germains fondèrent des Etats par fusion progressive avec les populations autochtones: les Wisigoths avec les Hispano-Romains, les Vandales avec les Berbères romanisés, les Francs Saliens avec les Gallo-Romains.

    L'art des germains : Tout au long de son évolution, qui va de l'âge du bronze à la christianisation (VII eme -VIII eme en Allemagne et en Angleterre; XI eme -XII eme en Scandinavie), l'art des Germains présente certaines constantes: l'extrême rareté de la figuration humaine et des scènes narratives, la prédominance des motifs abstraits ou fortement stylisés et l'importance accordée au travail des métaux.

    C'est un art essentiellement ornemental qui décore les objets usuels et de parure (armes, boucles de ceinturons, bijoux, fibules). Les Germains furent avant tout d'admirables orfèvres qui, s'ils utilisèrent le bronze, le fer et l'argent, donnèrent cependant leur préférence au travail de l'émail et de l'or cloisonné; les alvéoles sont souvent incrustés de pierres précieuses non taillées et choisies pour leurs couleurs vives. Le registre décoratif est principalement d'inspiration géométrique (signes symboliques, entrelacs, spirales, volutes évoluant parfois vers des motifs végétaux) et zoomorphe (fibules en forme de poissons, d'oiseaux stylisés, etc).




     
  20. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    De rien et Au plaisir cher ami :)

    Bonne lecture ; )
     

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