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Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par kochlok03, 19 Juillet 2007.

  1. Minouchat_TOP

    Minouchat_TOP Äme PuRE

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    très interessant !!! merci pr l'effort et le partage ..
    jazakom AllAh khayra incha2allah


     
  2. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    >>> Suite ...

    Les Lombards
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    Le royaume des Lombards : Plus tardivement que les Francs et les Wisigoths, les Lombards fondent également un royaume. Après la retraite des Huns, ils migrent (du Danemark méridional) vers le sud. En chemin, ils rencontrent un nouveau peuple asiatique en marche vers l'ouest, les Avars, qui ne seront vaincus que par les Carolingiens.
    Les Lombards, comme tous les autres peuples germaniques, cherchent refuge dans l'ancien Empire romain. Ils s'installent de force principalement en Italie septentrionale. Adeptes de l'arianisme et violents, ils sont un danger constant pour la papauté, qui n'a jamais perdu le contrôle de l'Italie centrale et méridionale, et qui finit par faire alliance contre eux avec les Francs: les Carolingiens abattent alors le royaume lombard.

    La conquête de l'italie : Les Lombards conquérent la quasi-totalité de l'Italie du Nord au VIe s. Ils s'installèrent en Panonie à la fin du Ve s. En 568, contraints de passer les Alpes pour fuir le redoutable voisinage des Avars, ils envahirent la plaine du , dont la conquête fut achevée en 572.

    Le royaume créé par les Lombards était, plus qu'un Etat, une mosaïque de principautés féodales. Au VIII eme , le roi Liutprand et son successeur, Aistolf, entreprirent d'achever la conquête de l'Italie et de l'unifier sous leur domination. Rome fut sauvée en 756 par Pépin le Bref et en 774 par Charlemagne, qui détrôna le roi Didier et se proclama roi des Lombards. Des dynasties lombardes se maintinrent à Bénévent et à Salerne jusqu'au XI eme.










     
  3. kochlok03

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    merci a toi Minochat pr ton comment et ton passage
    Jazak rabi aussi khir pr l'encouragement

    : )
     
  4. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    >>>Suite : Second point dans la présentation ...



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    Point important
    :

    >>> partie I


    Après avoir rétabli l'unité de l'Empire romain, Constantin le Grand, en 330, fonde Constantinople, la «nouvelle Rome». Il va ainsi contribuer à déplacer le centre de gravité de l'Empire romain vers l'Orient. Cependant, il faudra attendre le partage de l'Empire entre les fils de Théodose I er , Honorius et Arcadius, en 395, puis l'effondrement de sa pars occidentalis (sa partie occidentale), sous les coups des invasions barbares, pour que se constitue l'Empire romain d'Orient. C'est cet empire que nous appelons Empire byzantin .

    >>> plus d'information :

    L'Empire Byzantin : de -330 à +1453 :


    Byzance est le résultat du mélange de la structure romaine de l'Etat, de la culture grecque et de la foi chrétienne. Christianisation de l'Imperium Romanum et fondation d'une nouvelle capitale en Orient sont les éléments qui on fait naître l'Empire byzantin, qui est un conglomérat ethniquement disparate mais qui fut toujours composé, selon eux, de Romains, et gouverné par des empereurs descendants des Césars de la vieille Rome. Toutes les terres de l'Orbis romanum forment l'Oecuméné chrétienne sur laquelle culmine le souverain de Byzance. Cet empire possède un héritage romain mais avec une grécisation ainsi qu'une influence croissante de l'Eglise. Il faut aussi noter une évolution du monde économique et social ainsi qu'une nouvelle administration qui font que l'on n'a plus affaire à la Rome antique, cependant la haute époque byzantine est tout de même la continuation de l'évolution de Rome.
    III eme siècle après JC Le point de départ est la crise du III eme siècle : ruine économique, dépopulation, asservissement général, problèmes auxquels l'Orient a mieux résisté. Dioclétien procéda alors à une réforme de l'empire, qui sera affinée par Constantin le Grand. Toute l'administration tombe dans les mains de l'empereur qui passe d'une magistrature suprême à un pouvoir despotique qui repose sur la volonté de Dieu. Il s'ensuit alors une baisse de la souveraineté du peuple ; le sénat et l'armée se trouvent également limités et l'Eglise prend une place plus grande. L'empire devient un organisme étatico-religieux sur lequel domine d'empereur. Mais la puissance impériale subira des tensions avec le pouvoir de l'Eglise. L'Empereur est le commandant en chef de l'armée, le juge suprême et l'unique législateur, mais également le défenseur de l'Eglise et de la foi orthodoxe. Il devient l'objet d'un culte politico-religieux de la part de la maison impériale mais aussi de la part de ses sujets qui sont pour lui des serviteurs.
    Les deux pôles opposés de l'antiquité, hellénisme et romanité fusionnent à Byzance et s'unifient avec le christianisme sans pour autant renier l'art et la sagesse du paganisme. Byzance deviendra le centre de la civilisation le plus important du monde méditerranéen, une machine administrative unique avec une structure économique et financière très développée et de plus une richesse en or. Mais la vénalité deviendra proverbiale et la masse populaire tombera dans la misère.
    La réforme de Dioclétien est une réorganisation fondamentale de l'administration impériale, qui sera poursuivie par Constantin le Grand. Ces principes dureront autant que l'Etat byzantin. On procéda alors à une réaffirmation du pouvoir de l'empereur, une séparation de l'administration civile et militaire, de l'administration centrale et provinciale. Or le tout se retrouvait en la personne du souverain. Dioclétien instaura un partage de l'étendue de l'empire et de la souveraineté. Ce fut un collège quadripartite qui régnait : deux Augustes et deux Césars. Constantin le Grand, à sa mort, partagera l'Empire entre ses fils mais le système du partage sera maintenu. Dioclétien supprima également les faveurs dont jouissait l'Italie qui fut ainsi que d'autres grandes provinces partagées en morceaux.
    On compta 100 provinces (120 au V eme siècle), et 12 diocèses (14 au IV eme siècle). Constantin subdivisera son empire en préfectures, diocèses et provinces, en mettant à la tête d'une préfecture un préfet du prétoire (ou deux qui exerçaient la fonction collégialement). Les préfets du prétoire de l'Orient et de l'Italie avaient les deux plus hautes fonctions de l'empire. Au niveau province, on sépara alors le pouvoir civil et militaire : administration civile de la province incombait à un gouverneur de province tandis que l'administration militaire incombait à un dux (il y en avait un pour une ou plusieurs provinces). Même la fonction de préfet du prétoire perdit son caractère militaire. Rome et Constantinople n'étaient pas soumis à des préfets du prétoire mais à des préfets urbains. Celui de Constantinople administrait la justice, l'approvisionnement de la capitale, sa vie économique ainsi que les commerces et industries. Le fonctionnaire le plus important de l'administration centrale était le magister "officiorum" qui contrôlait l'ensemble des "officia" et l'administration impériale tout entière. Il s'occupait également de la sécurité de l'empereur et de recevoir les ambassades étrangères et plus tard aussi des Postes de l'empire. Venait après lui, "le quaestor sacri palatii" responsable de la justice et de la rédaction des lois. Il contresignait les ordonnances impériales. Quant à l'administration des finances, elle était composée de deux préposés au "fiscus" et aux "res privatae" mais l'impôt principal, "l'annona" était du ressort de la préfecture du prétoire. L'administration de la maison de l'empereur et le soin de son vestiaire impérial incombait au "prepositus sacri cubiculi" qui était un dignitaire élevé et presque toujours un eunuque.

    Le Sénat de Constantinople devint uniquement un corps consultatif, il n'avait pas la puissance du sénat de l'époque romaine, il garda tout de même dans un premier temps sa valeur constitutive et législative. Les lois étaient principalement faites par l'empereur. Le sénat pouvait siéger en qualité de cour suprême et avait le droit de choisir le nouvel Empereur lors d'un changement de règne, c'est-à-dire si personne n'avait été désigné pour la succession. Les sénateurs étaient principalement des descendants des familles sénatoriales de Rome (beaucoup étaient venus à Constantinople) et de fonctionnaires impériaux des trois classes supérieures, les illustres, spectabiles et "clarissimi". Ces titres furent dévalué au milieu du VI eme siècle et on créa les "gloriosi" et l'on "remania" toutes les classes. Le "Sacrum" "consistorum", un conseil plus restreint que le sénat, assistait aussi l'empereur. Ses membres étaient également des hauts fonctionnaires mais pas de préfets du prétoire.
    L'Etat renforça donc son autorité et la population, les colons, tombèrent dans la situation lamentable de la servitude. La dépréciation de la monnaie rendit les impôts insignifiants. On préleva alors des prestations en nature. Le propriétaires terriens furent imposés et si une parcelle de terrain n'avait pas de propriétaire, on lui en trouvait un pour l'imposer. Les commerces et industries furent également soumis à un impôt lourd et payable en or. L'économie métallique finira par reprendre le dessus en Orient tandis qu'en Occident, l'économie en nature prendra la place et sera l'économie dominante. Constantin créa un nouveau et solide système monétaire à base du solidus d'or qui résistera jusqu'au XI eme siècle.
    L'armée fut également remaniée : on créa "l'exercitus comitalensis" en tant que réserve lors d'agressions extérieures et pour contrer les soulèvements internes. Ce corps servait à aider les "limitanei" qui s'occupaient de garder les frontières. Le commandement de l'armée fut remis aux "magistri militum" réparti en magister peditum et magister "equitum". Mais ils furent bientôt remplacés par deux "magistri peditum" et "equitum praesentales" (un en Orient l'autre en Occident) accompagnés des "magistri militum per Orientem", "per Thracias" et "per Illyricum". On augmenta l'importance de la cavalerie pour pouvoir s'opposer au royaume néo-perse des Sassanides. Il faut aussi remarquer une barbaristion croissante de l'armée romano-byzantine. Ces barbares étaient principalement des Germains, ainsi que beaucoup d'Illyriens.
    Le centre de gravité de l'empire se déplaça donc vers l'est car il y régnait une plus grande vitalité économique et la population y était plus importante. Mais ce fut aussi par nécessité militaire, face à la menace sur le bas Danube et en Asie antérieure. Constantin donna un centre solide en Orient en développant la vieille colonie grecque de Byzance en l'élevant au rang de capitale de l'empire. Ville bien placée entre deux continents, elle devint le centre politique, économique et militaire mais aussi spirituel et ecclésiastique de l'empire byzantin. Cette ville calquée sur Rome avec un air chrétien eut bientôt presque un demi-million d'habitants (aux VI eme siècle) et fut embellie de palais et de monuments somptueux.
    Il est impossible de savoir exactement quel attitude avait Constantin envers le christianisme, l'ayant protégé et ayant favorisé sa croissance, sans pour autant avoir renoncé aux traditions païennes. Mais sa politique religieuse allait confirmer un monopole de force du christianisme dans l'empire.
    325 La manifestation la plus importante de la christianisation de l'Etat fut le concile œcuménique de Nicée en 325 où l'on formula la profession de foi de l'Eglise chrétienne (complétée par le deuxième concile en 381). On allait donc vers une alliance de l'Eglise et de l'Etat, qui se soldait par des problèmes lorsque les ambitions de l'un ne correspondaient pas à celles de l'autre. La question dogmatique religieuse engendra une mésentente entre les fils de Constantin et ainsi des divergences entre les deux parties de l'empire, même à des affrontements. Constance qui régna en Orient vainquit son frère Constant, maître de l'Occident, et mit l'Orient au premier plan.
    361-363 Puis Julien montra une hostilité envers les chrétiens qui ne permit pas cependant aux païens encore très nombreux en Occident, de se soulever puissamment. Son échec contre la Perse affirma la nécessité historique du christianisme.
    Jovien, suite à la défaite de Julien, fit un traité de paix avec la Perse. Or des invasions au nord de la partie orientale de l'Empire créèrent de nouveaux problèmes.
    Sans répit, Byzance fut engagée dans la lutte contre les envahisseurs. Valens (364-378) et Valentinien (364-375) durent affronter lesSaxons, les Irlandais, les Alamans, les Sarmates, les Quades qui annonçaient l'apparition des Wisigoths sur le Danube. Le problème germanique passa au premier plan ; le triomphe des Goths mena à un arrangement à l'amiable sous la conduite de Théodose le Grand. Les Wisigoths furent acceptés en Thrace en tant que fédérés. Le danger germain était écarté, mais ce n'était qu'une transformation d'une invasion hostile en une invasion pacifique.
    Théodose livra la guerre au paganisme au profit de l'Eglise orthodoxe qui devint religion d'Etat. Il réussit à réunir de nouveau l'ensemble de l'empire mais le partagea à sa mort, de nouveau en Orient et Occident avec quelques modifications par rapport à la division de Constantin. Ce partage fut définitif jusqu'à la chute de l'Occident, mais l'unité ne disparu pas pour autant. Les lois étaient communes et à la mort d'un des deux Empereurs, c'est l'autre qui lui désignait un successeur. Cependant il existait une rivalité entre l'Orient et l'Occident, ils se séparaient petit à petit.
    Les Wisigoths se soulevèrent sous le commandement d'Alaric, ce qui se solda par l'exclusion des Germains de l'armée mais ils y retournèrent bientôt. L'Occident par contre se germanisa de plus en plus, ce qui le mena à sa perte, tandis que l'Orient devenait antigermanique.
    408-450 Théodose II réforma l'enseignement supérieur et créa l'université de Constantinople où l'enseignement en grec avait plus de titulaires que celui en latin. Il s'ensuivit la publication du Codex Theodosianus, le plus important monument de codification juridique. Dès ce moment les Empereurs ne s'envoyèrent plus leur lois. De plus l'Orient se grécisa et on oublia le grec en Occident.
    Un nouveau conflit avec la Perse au sujet des chrétiens d'Arménie se solda par une paix de 100 ans qui dura 20 ans.
    Vers 440, l'Orient subit une invasion dévastatrice des Huns, qui ensuite marchèrent sur l'Occident. L'Italie fut dévastée et dans les régions de l'Occident furent fondés des royaumes de peuples germaniques. Dans ce chaos, le Pape Léon Ier le Grand (440-461) affirma le primat romain et Rome joua un rôle prépondérant dans les controverses religieuses.

    Ces dernières ont commandé l'évolution de l'Empire byzantin durant le V eme siècle. Il se forma une divergence entre la christologie d'Antioche et celle d'Alexandrie. Alexandrie eut le dessus cette fois grâce à Cyrille. Rome et Constantinople se liguèrent contre Alexandrie qui prenait une trop grande importance. Marcien convoqua le 4 eme concile œcuménique en Chalcédoine, en 451, qui mit terme à ces querelles dogmatiques. Constantinople avait pris le devant, mais les provinces orientales de l'Empire n'étaient pas contentes du résultat de ce concile et ce fut le début de problèmes ecclésiastiques et religieux à la fois.
    l'empire dut faire face à un nouvel afflux germanique et en plus le gouvernement de Constantinople était fortement influencé par Aspar, un Alain, qui assura la couronne à Marcien et à Léon son successeur. Ce dernier fut couronné pour la première fois par les patriarches de Constantinople, ce qui revenait à une consécration religieuse. Léon Ier sut se débarrasser de la tutelle des Germains mais il ne fit que les remplacer par les Isauriens, peuple moins civilisé que les Goths mais cependant sujets de l'empire. La couronne tomba aux mains d'un Isaurien, qui prit le nom de Zénon. On se débarrassa des derniers Germains, les Ostrogoths qui occupaient la péninsule balkanique en les envoyant en campagne en Occident. Après s'être battu contre les autre Germains, ils fondèrent le royaume de l'Italie.
    Le problème religieux refit surface. Zénon essaya de faire un compromis entre les deux partis qui s'opposaient, mais il ne fit que créer un troisième parti opposé aux deux autres. Il s'ensuit alors un schisme religieux qui dura plus de trente ans. A la mort de Zénon, le peuple demanda un Empereur orthodoxe et romain et non barbare. Ce fut Anastase (491-518), un haut fonctionnaire, qui fut choisi. Il perfectionna le système monétaire de Constantin et réorganisa l'impôt, encourageant le commerce et l'industrie au détriment des campagnes. A sa mort les caisses le l'Etat étaient pleines. Il remédia au problème des Isauriens en les transplantant en Thrace. Cependant son règne ne fut que révoltes et guerres civiles. Il y avait une lutte entre les deux partis politiques et religieux : les bleus et les verts qui sont tous deux des partis provenant de la masse populaire. Anastase était l'ami des verts, les bleus se révoltèrent contre lui, s'en prenant à l'image même de l'empereur. Cela mena à un soulèvement à Constantinople en 512 lors duquel Anastase faillit perdre le trône. En plus, Constantinople subissait en 513 les attaques sur terre et sur mer du commandant révolté de la Thrace Vitallien, instigateur d'une révolte d'origine religieuse.

    >>>> a suivre...
     
  5. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    >>> partie II

    points d'histoires :

    Les Omeyyades, poursuivant leur avancée, s'emparent de l'Afrique byzantine, et Carthage tombe définitivement en 629. Mais le principal objectif des califes reste la prise de Constantinople, qu'ils essaient de conquérir à deux reprises.

    Vaincre ou périr: Le grand siège de 674-678 est un premier échec pour les Arabes; il est dû à l'utilisation par les Byzantins d'une arme nouvelle, le célèbre feu grégeois, qui leur permet de brûler la flotte adverse.

    En 717-718, la seconde tentative n'est pas plus couronnée de succès, et en 741 l'empereur Léon III refoule les Arabes hors d'Asie, ôtant définitivement aux Omeyyades l'espoir de conquérir l'Orient byzantin. C'est dans ce contexte qu'éclate la querelle des images. Le succès de l'iconoclasme - interdiction du culte des icônes - est étroitement lié aux victoires militaires des empereurs qui y souscrivent. Constantin V remporte de beaux succès sur les Arabes et surtout tient en échec l'offensive bulgare, qu'il bat à Anchialos, en 763. Par contre, ses successeurs, Léon IV et Constantin VI, vont subir, contre ces mêmes adversaires, des échecs; en 811, le khan bulgare Krum tue l'empereur byzantin, Nicéphore I er .
    Malgré le deuxième concile de Nicée, qui en 787 restaure le culte des images, les sentiments iconoclastes n'ont pas disparu, notamment dans l'armée qui se souvient du temps glorieux de Constantin V.
    La seconde phase de l'iconoclasme, lancée en 815 par l'empereur Léon V, est donc plus le fruit de la volonté impériale que de l'attachement populaire. Les partisans de l'adoration des images vont trouver à Constantinople de fervents défenseurs parmi les moines du Stoudios.
    Et dès 843, après la mort de son époux l'empereur Théophile, l'impératrice Théodora (exerçant la régence durant la minorité de son fils,de 842 à 856), rétablit définitivement le culte des images que son mari Théophile avait supprimé. Chaque année encore, ce jour est commémoré dans l'Eglise pour célébrer la restauration de l'orthodoxie.

    L'apogée de l'Empire médiéval : A partir du IX eme siècle, l'empire entame un redressement général face aux Slaves et aux Bulgares, dans les Balkans, et face aux musulmans, en Orient. Il utilise la force des armes, mais aussi toutes les ressources de la diplomatie, parmi lesquelles les missions de christianisation. Les Byzantins remportent trois succès avec la conversion successive des Slaves dans les Balkans, des Bulgares et des Russes, apportant à ces peuples leur religion, et une littérature, grâce à l'invention de l'alphabet cyrillique.

    Dès le début du IX eme siècle, l'Empire reprend le Péloponnèse aux Slaves, et, sous le règne de Michel III, contrôle toute la Grèce.
    La reconquête byzantine est surtout l'œuvre de la dynastie macédonienne, fondée par Basile I er . Les populations, de part et d'autre de la frontière mal contrôlée par Constantinople et Bagdad, se combattent avec un respect mutuel, exaltant les exploits de leurs guerriers dont le modèle idéalisé fut Digénis Akritas: un héros de poèmes épiques, issu d'un père musulman et d'une mère grecque. Sur cette frange de l'Empire se développent parfois des Etats dissidents. Des familles notables émergent à l'occasion de ces affrontements, telles celles des Phokas ou des Skléros qui obtiennent les premières charges de l'armée.

    La seconde moitié du X eme siècle: Byzance prend définitivement l'avantage. Le jeune Basile II n'étant pas en âge de régner, Nicéphore Phokas et Jean Tzimiskès deviennent co-empereurs.

    Nicéphore, avant de monter sur le trône, s'illustre en reprenant la Crète, nid de pirates entravant les échanges en Méditerranée orientale. Devenu empereur, il conquiert la Cilicie et la ville d'Antioche, aux dépens de Saif el-Dawla, l'émir d'Alep sur lequel repose tout l'espoir des musulmans.
    Les montagnes du Taurus, qui ont servi de frontières naturelles pendant plusieurs siècles, sont franchies. Jean Tzimiskès consolide les conquêtes syriennes et parvient à proximité de Jérusalem, anticipant ce que seront les croisades. Il repousse également les Russes de Sviatoslav de Kiev, appelé par Nicéphore Phokas pour combattre les Bulgares.
    Estimant que l'Empire a atteint la limite de ses frontières en Orient et qu'il y aurait un risque à absorber de nouvelles populations allogènes (jacobites, Arméniens, musulmans), Basile II veut repousser la frontière de l'Empire jusqu'au Danube, ce qui suppose l'anéantissement de l'Etat bulgare. La Bulgarie, constituée en Etat depuis la fin du VII eme siècle, s'est, à plusieurs reprises, montrée un adversaire redoutable de l'Empire: au temps de Krum, puis quand Siméon de Bulgarie a prétendu au trône impérial, allant jusqu'à assiéger Constantinople (927), et enfin lorsque Samuel, nouveau tsar des Bulgares, a profité des difficultés de Basile II pour étendre son influence jusqu'aux portes d'Andrinople et de Thessalonique.

    Basile II: Après une guerre de près d'un quart de siècle, en 1014, Basile II finit par surprendre et détruire l'armée de Samuel, méritant son surnom de Bulgaroctone («tueur de Bulgares»). En 1018, la Bulgarie est soumise à l'Empire.

    Basile II, qui a restauré la puissance byzantine en Italie, un temps menacée par les incursions des Arabes de Sicile et des empereurs germaniques, s'apprête à reconquérir la Sicile quand il meurt en 1025. L'Empire n'a jamais été aussi étendu depuis le VII eme siècle. A l'extinction de la dynastie macédonienne en 1056, le territoire s'est encore agrandi des royaumes arméniens.
     
  6. kochlok03

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    >>> Fin...



    La Fin de Byzance :

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    La seule chance de survie de l'Empire, réduit à sa capitale et sa proche banlieue, est l'organisation d'une croisade de secours. Les Occidentaux sont écrasés à deux reprises: en 1396, à Nicopolis, et en 1444, à Varna. L'union des Eglises, enfin réalisée en 1439 au concile de Florence, ne sert à rien, sinon à diviser l'opinion publique constantinopolitaine. En 1453, Constantin XI Dragasès reçoit tout de même quelques secours latins, mais à titre personnel, tel celui du Génois Giustiniani; il ne peut empêcher Mehmet II de submerger sous le nombre de ses janissaires les vieux murs de sa capitale, le 29 mai 1453. Le sultan ottoman, entrant dans Sainte-Sophie, réalise enfin le vieux rêve des califes de Bagdad.
    La Byzance religieuse survit dans les Balkans, préparant à long terme le réveil des nationalités, et prospère dans la Russie libérée du joug mongol, alors que Théophane le Grec apprend à Andréi Roublev l'art de peindre des icônes. Byzance a longtemps refusé de considérer son passé antique, mais à la veille de sa disparition, l'a remis à l'honneur, préparant sa transmission à l'Occident et forgeant l'ébauche d'un nationalisme grec qui s'imposera au XIX eme siècle.

    Douze siècles séparent la naissance de la chute de l'Empire byzantin (330-1453): douze siècles marqués par une lente et totale transformation dans l'organisation politique et militaire, sociale et religieuse. Héritier des puissantes institutions politiques romaines, de la brillante culture et de la riche langue grecques, de la religion chrétienne, l'Empire byzantin survivra, grâce à son rayonnement artistique, bien au-delà de la chute de Constantinople.

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  7. kochlok03

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    la suite sera prochaine bonne lecture les ami(e)s et merci de votre passage et vous remarques si il y a bien sur
    :)
     
  8. kochlok03

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    >>> Les Sassanides <<<


    Dynastie perse originaire du Fars { فارس}, fondée par Ardachêr I er , vers 224 apr. J.-C., et qui succéda aux Arsacides. Cette dynastie qui, pendant plus de quatre siècles, contrôla un territoire immense, développa un art de cour somptueux, tout à la glorification de la puissance royale, entreprit de grands travaux de génie civil, et, tirant profit de sa position clé sur la Route de la Soie, mena victorieusement, pendant pratiquement toute la période, des guerres sur les fronts de l'Est, contre les Huns et les Turcs, et de l'Ouest, contre l'Empire romain.

    Le roi Ardachêr { الملك أداشير}: La dernière des monarchies iraniennes, avant la conquête arabe et l'islamisation qui s'ensuivit, est à juste titre considérée comme l'une des plus brillantes périodes (224-632) qu'ait connues l'Iran. Pourtant, l'insuffisance de sources écrites, en raison de la prédominance des traditions orales encore fortes, même à cette époque tardive, et le manque de fouilles archéologiques, consacrées le plus souvent à des périodes plus anciennes, ne permettent pas de saisir complètement toute l'originalité de la civilisation sassanide.
    La dynastie qui la précéda, celle des Parthes Arsacides, dut abandonner le pouvoir à la suite de la victoire que remporta Ardachêr (224-241) sur le dernier de leurs rois, Artaban IV, dans la plaine de Hormizdagân (site inconnu). Ardachêr était le petit-fils d'un certain Sâssân, (éponyme de la nouvelle dynastie), dont nous ne savons rien, si ce n'est que son nom est celui d'une divinité, inconnue par ailleurs. Son père, Pâbhagh, aurait été serviteur d'un temple du feu, situé à Istakhr dans le Fârs, et dédié à la déesse Anâhitâ.
    Ayant reconquis différentes provinces du royaume parthe et la Babylonie, Ardachêr se fit couronner Roi des rois à Ctésiphon. Cette capitale, située sur la rive orientale du Tigre, près de Séleucie, demeura le lieu où se firent couronner les successeurs d'Ardachêr. Mais elle fut surtout leur résidence d'hiver, parce qu'ils lui préférèrent des lieux moins torrides, sur le plateau iranien, ainsi que dans le Fârs, auquel ils restèrent très attachés. On pense que le couronnement était suivi d'un pèlerinage au fameux temple du feu d'Adur Guchnasp, à Takht-e Soleymân (dans l'actuel Azerbaïdjan), mais seulement à l'époque tardive, puisque ce temple ne fut établi là qu'à partir du V eme siècle.


    Châhpuhr I : La continuité avec la monarchie arsacide paraît assez évidente: le nouveau roi s'appuie sur les sept grandes familles nobles (les Kârên, Sûrên, Mihrân, etc.); les premiers rois portent des noms parthes: le nom du successeur d'Ardachêr, Châhpuhr I er (241-272), signifiant, en parthe, «fils de roi»; le bilinguisme national enfin, puisque les inscriptions du III eme siècle sont gravées en deux langues, moyen perse (ou pahlavi) et parthe, auxquelles s'ajoute encore le grec, très employé durant toute la période hellénistique.

    "L'organisation" de la Cour et du pouvoir n'est sans doute pas non plus très différente de celle qui était en place sous les Parthes, comme le montre un exemple significatif, celui de l'Arménie. Cette province, qui fut l'objet de convoitise et de guerres continuelles entre les Romains et les Parthes, constitue précisément la charge la plus importante sous les premiers Sassanides. Son titulaire s'appelle «Grand Roi d'Arménie», d'après la grande inscription trilingue de Châhpuhr I er , et selon l'historien arménien Agathange, qui nous apprend que le roi d'Arménie tient la seconde place dans la monarchie perse. De fait, c'est le fils aîné de Châhpuhr I er qui a ce titre et qui héritera du trône.
     
  9. kochlok03

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    >>> suite...


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    >>> Annexe <<<

    III eme au VII eme siècles av J.-C.
    eL'histoire de la monarchie sassanide a été souvent divisée en trois périodes: les III eme -IV eme siècles sont caractérisés par la reconstitution d'un empire dont les limites devaient atteindre celles de la dynastie achéménide (VI eme -IV eme siècle avant notre ère), avec le développement de l'agriculture, de l'urbanisation - même si ce pays restera essentiellement rural - et de l'art en général.

    Le V eme siècle et le début du VI eme montrent un certain déclin, par suite, sans doute, des difficultés apparues à l'Est avec les invasions des nomades Hephthalites, auxquels le Roi des rois dut payer tribut.
    Enfin, les VI eme et VII eme siècles témoignent d'une renaissance, à l'initiative de deux grands règnes durant lesquels, toutefois, l'excès de luxe a peut-être entraîné la décadence. Cette décadence se manifeste à la fin de la période, avec une succession de règnes très courts qui, s'ajoutant aux conflits coûteux avec Byzance, ont facilité le succès des armées arabes.

    La première secousse : Il semble que deux secousses graves ont marqué cette période. La première, au Ve siècle, est liée à la révolte d'un nommé Mazdak, qui prônait la communauté des biens et des femmes, et fut soutenu par le roi Kavâdh I (488-497, puis 499-531). Ce mouvement populiste (plutôt que communiste, comme on l'a parfois défini) s'explique par les conditions difficiles que créèrent pour les classes modestes une terrible famine de sept ans et les guerres coûteuses de Pérôz (459-484) contre les Huns Hephthalites, de même que les humiliations que la captivité de ce roi et ses défaites engendrèrent chez les militaires. Le mazdakisme, en promouvant la libre disposition des femmes, s'en prenait au principe du xvaetodata, inceste ou mariage consanguin recommandé par les puissants théologiens mazdéens.

    La seconde crise :
    La seconde crise est celle qui entraînera peu à peu la chute de la dynastie. Les réformes de Khosrô Ier(531-579), qui suivent la fin du mazdakisme, réduisent le rôle de la noblesse terrienne, tandis que l'extension des systèmes d'irrigation entraîne un exode rural vers les villes. Les victoires des Byzantins en Mésopotamie, l'invasion des Huns Hephthalites dans le Nord-Est et une révolte contre le pouvoir central conduisent l'aristocratie à se défaire du roi Ohrmizd IV (579 -590) en l'assassinant, alors que la tradition arabo-persane le présente comme un homme juste et bienveillant.

    Le règne de Khosrô II : Le dernier grand règne, celui de Khosrô II (591-628), a connu aussi bien des conflits avec Byzance: l'assassinat de l'empereur Maurice en 602 sert de prétexte au Roi des rois pour entamer une nouvelle guerre, qui conduit ses armées jusqu'à Jérusalem, où elles s'emparent des reliques de la sainte Croix, qui sont transférées à Ctésiphon. L'empereur Héraclius Ier reconquiert alors ces territoires, s'avance dans l'actuel Azerbaïdjan, où il détruit le temple du feu d'Adur Guchnasp, et récupère la Croix
    à Ctésiphon.
    Ces désastres, en dépit ou à cause du luxe et des richesses de la Cour, ont amené le pouvoir entre les mains de toute une série de rois et de reines - deux sont connues à cette époque finale, Azarmidukht et Bôrân - jusqu'au règne de Yazdgard III (632-651), qui, devant l'avancée des armées arabes, devra s'enfuir dans l'Est iranien, où il sera assassiné, à Merv. Cette ville fut souvent un lieu de séjour pour les rois qui s'y protégeaient des incursions des nomades dans l'est de l'Iran. Avec la chute de la dynastie sassanide, la Perse perd son autonomie et sa religion nationale, le mazdéisme.

    La grande inscription de Châhpuhr I nous fait entrevoir l'organisation de la Cour, même si le tableau brossé est sans doute incomplet. Le Roi des rois est en quelque sorte divinisé, parce qu'il se dit dieu mazdéen, de la race des dieux. Il règne sur «l'Êrân et l'Anêrân», les pays iraniens et non iraniens, une nouvelle définition de l'Empire à entendre dans un sens à la fois politique, culturel et nationaliste.

    Les provinces de l'Empire : La liste des provinces, au III eme siècle, à la fois géographique et ethnique, va de l'ouest vers l'est. Elle commence par les ethnies les plus importantes ( Perses et Parthes), puis mentionne la Susiane (ou Elam) et la Mésopotamie, l'Atropatène (Azerbaïdjan actuel) au nord, les régions transcaucasiennes, puis, à l'est, l'Hyrcanie (Gorgân), la Margiane (Merv), l'Arie (Harat) et, au sud-est, la Carmanie (Kermân), le Sistân et le Sind (vallée de l'Indus). Le pays des Kusânas (Kouchans), qui n'est alors encore qu'un royaume vassal, ne fait pas encore partie de l'Empire: il y sera seulement intégré sous le roi Narsès, à la fin du III eme siècle.

    La Sogdiane pouvait dépendre du roi kouchan mais la Bactriane, qui était le centre vital de ce royaume, ne fut pas envahie par Châhpuhr, et certainement pas au-delà de l'Oxus (l'actuel Amou-Daria). Le roi décrit d'ailleurs ses principales campagnes à l'ouest contre Rome: victoire en Babylonie sur l'empereur Gordien, qui est tué, et paiement d'une rançon de 500.000 dinars exigée de Philippe l'Arabe; guerres en Syrie, avec la prise de 37 villes et de leurs environs; enfin guerre contre Valérien, fait prisonnier et déporté en Perside. Ces grands faits d'armes ont été immortalisés sur plusieurs fameux bas-reliefs.

    La succession au trône : La succession au trône est normalement dévolue au fils premier-né, avec l'accord des nobles et des grandes familles, mais ce ne fut pas toujours le cas. Certes, comme on l'a vu, ce fut bien le fils aîné de Châhpuhr qui lui succéda, mais ensuite ce furent un autre fils, Bahrâm, puis son petit-fils, et même son arrière-petit-fils: mais ce dernier ne régna pas longtemps, car toute une partie de la noblesse soutint les prétentions de Narsès, qui, en tant que «Grand Roi d'Arménie», était le second personnage de l'Empire. Le roi encore régnant pouvait s'adjoindre son successeur, instituant ainsi une co-régence. Châhpuhr I er aurait été ainsi couronné du vivant de son père, mais en ne portant, jusqu'à la mort de ce dernier, que le titre simplifié de «roi d'Iran».

    Les rois possédant d'ailleurs plusieurs couronnes différentes, on peut penser que celles-ci devaient indiquer les diverses étapes de leur carrière. Mais, devenues d'un poids considérable, elles étaient alors suspendues par une chaîne en or au-dessus de leur tête, là où le roi donnait audience. Le trône royal est figuré sur l'argenterie, et dans la littérature arabo-persane: le roi est représenté assis sur une banquette, une épée devant lui entre ses jambes écartées. Les pieds du trône figurent deux animaux: deux lions, ou deux pégases, ou deux aigles. Le cérémonial du couronnement, exécuté par le chef du clergé (le Mowbadân Mowbad), semble tardif, et fut tout d'abord réservé au chef de la cavalerie (aspbed), qui, au III eme siècle, occupe la troisième place dans la hiérarchie de l'Etat après le vice-roi et le chiliarque (qui était probablement une sorte de «Premier ministre»). Parmi les autres fonctions, moins importantes, énumérées dans les listes de Châhpuhr, figurent les «conseillers», qui ont pu jouer un rôle non négligeable (auprès de la Cour, des reines, des mages, de telle ou telle province, etc).

    La haute société : La haute société est divisée en quatre classes: les rois souverains (shahrdârân), qui ont en charge une province importante ou un Etat vassal; les princes et membres de la famille royale (vispuhrân), qui ne reçoivent pas de charge spéciale; les Grands (vuzurgân) et les nobles (âzâdân). Selon un texte tardif en pahlavi, la Geste d'Ardachêr, les généraux de l'armée auraient formé l'une de ces quatre classes.

    Les inscriptions étant avant tout des monuments de la propagande royale, les classes moyennes et la paysannerie n'y sont pas mentionnées. Comme la division tripartite de la société, héritée des Indo-Européens, avait encore cours dans l'Iran sassanide, aux trois classes des prêtres, des guerriers et des cultivateurs, on ajouta celle des artisans. Le livre sacré des Mazdéens, l'Avesta (époque hellénistique), mentionne déjà ces quatre classes, dont chacune avait son chef.
    Ces structures sociales ont dû se maintenir dans un certain équilibre, le roi veillant à ne pas laisser trop de pouvoir aux nobles ou au clergé. Celui-ci, comme se sont plu à le noter les théologiens du IX eme siècle et les auteurs arabo-persans, constitue, dès le III eme siècle, un contre-pouvoir fort, ou, si l'on veut, un allié de l'Etat.

    La vie de Cour : Comme dans toutes les Cours, l'ordre de préséance est strict et consigné dans des registres (gâhnâmag) indiquant la place des convives dans les banquets. Les sièges étaient constitués par des coussins dont le degré d'élévation signalait la place de chacun en présence du roi. Les listes pouvaient comprendre jusqu'à 600 dignitaires, les plus élevés étant évidemment les membres de la famille royale.

    La Cour sassanide s'affirme par son faste, ses intrigues et ses plaisirs, même si les rois ne se prélassent pas à longueur d'année dans leurs châteaux. Ils sont souvent en campagne, vivant dans des campements mobiles au milieu de l'armée, recrutée sur place et constituée d'éléments disparates, de différentes ethnies. De même, en raison de leur goût immodéré pour la chasse, les rois demeuraient dans des pavillons ou des bâtiments légers, au milieu de réserves qu'on appelle des «paradis». Les armes utilisées à la chasse étaient les mêmes que celles qui servaient à la guerre: l'arc, l'épée et la lance en sont les principales, mais on utilisait encore la hache ou la massue. La cavalerie est la force de frappe essentielle à cette époque, et le cavalier et son cheval étaient lourdement cuirassés. Mais on montait sans étriers (invention tardive connue en Chine au V e siècle, puis diffusée à l'ouest), seulement attestés dans l'iconographie sous Khosrô II. La bataille commençait souvent par un combat singulier. L'infanterie était peu utile. Le prestige du tir à l'arc apparaît à la fois dans les inscriptions (de Châhpuhr Ier) et sur l'argenterie.

    Les «paradis» : Quoique bien attesté en Iran sous les Achéménides, le paradis peut avoir été créé par les Assyriens dès le IX eme siècle avant J.-C. Il est surtout connu en Arménie, où les rois créèrent de grandes réserves de chasse et organisaient de fastueux banquets. Les auteurs grecs ont marqué leur admiration pour la Perse, où l'on pouvait chasser les grands fauves, lions, ours, panthères.

    Le paradis est délimité par des murs: c'est un enclos, planté d'arbres, fruitiers ou non, avec des pavillons. Dès l'âge de sept ans, le jeune prince est éduqué à la chasse comme à la guerre. On chasse à pied ou à cheval, ou encore en barque quand on chasse dans les marais, habitat privilégié du sanglier. Les techniques sont diverses: en dehors des armes déjà indiquées, on emploie aussi le lasso (pour l'onagre, l'ours ou le lion), les filets et les fosses. L'argenterie fournit à ce sujet une documentation incomparable. Comme autre gibier, il y avait encore les autruches, les gazelles, les tigres, les léopards, les cerfs, les mouflons, les bouquetins, les zébus, les antilopes, etc. Le petit gibier comprenait le lièvre et le lapin, et, parmi les oiseaux, les perdrix, les faisans, les alouettes, les grues, les outardes, les canards, et même le paon, devenu plus tard «oiseau de paradis», symbole d'immortalité.



     
  10. kochlok03

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    Après avoir reçu la révélation, Mohamad {صلى الله عليه وسلم} donne aux Arabes une religion commune, l'islam, et leur impose l'unité politique en même temps que l'unité religieuse. Aussitôt après la mort du Prophète, les Arabes se font conquérants. En moins de dix ans (634-643), ils conquièrent la Syrie sur l'Empire byzantin, la Chaldée et de l' Assyrie sur l'Empire perse, l' Egypte, autre province byzantine, et enfin la Perse elle-même.
    Sous les califes omeyyades de Damas, les Arabes enlèvent à l'Empire byzantin toute l'Afrique du Nord (696-708), puis passent en Espagne. Après avoir défait l'armée des Wisigoths près de Jerez de la Frontera (711), ils se rendent maîtres de la quasi-totalité de la péninsule. Leur élan n'est brisé que par la victoire de Charles Martel, près de Poitiers, en 732. A l'est, ils conquièrent l'Afghanistan, le Turkestan et une partie de l'Inde ; mais ils échouent devant Constantinople (717). Au moment où les Omeyyades sont dépossédés du califat en 750, l'Empire arabe s'étend, d'un seul tenant, du sud de la Gaule au nord-ouest de l'Inde.
     
  11. kochlok03

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    Les omeyyades

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    La prise du pouvoir Omayyades, en arabe Banou Oumayya. La dynastie des Omeyyades régna à Damas de 661 à 750 et à Cordoue de 756 à 1031. Elle fut fondée par Moawiyya, du clan quraychite, proclamé calife à Damas en 661 à la suite de sévères luttes de clans.
    Chef des Omeyyades et gouverneur de la Syrie, Moawiyya I veut venger le meurtre de son cousin Othman et refuse de reconnaître la validité de la succession accordée à Ali, cousin et gendre de notre prophete Mahamed {صلى الله عليه وسلم}.
    Un conflit armé éclate à Siffin, sur l'Euphrate. Une trêve proposée par Moawiyya et acceptée par Ali permet au premier de conserver le contrôle de la Syrie. Progressivement, Moawiyya affirme son autorité et, lorsque Ali est assassiné en 661 par un kharidjite, il s'empare du califat (661-680) et fait de Damas la capitale de la nouvelle dynastie.


    Dissensions religieuses: Cet affrontement porte en germe la division de la communauté musulmane en trois grands ensembles: ceux qui se réclament d'Ali, revendiquant pour lui seul ou pour un de ses descendants le califat, sont à l'origine du chiisme (de chia, «parti» ); les partisans d'Ali qui refusent le principe de la trêve au nom des principes originels de l'islam font sécession et sont à l'origine du kharidjisme (les kharidjites sont «les sortants»); enfin, tous ceux qui soutiennent Moawiyya, ou qui se rallient progressivement à l'autorité du calife en place, sont à l'origine du sunnisme (de sunna, la tradition , que ces musulmans affirment respecter avant tout).
    La tâche urgente pour Moawiyya est de restaurer le pouvoir du calife, ébranlé par des années de luttes intestines. Il désigne, de son vivant, son fils Yazid pour lui succéder, assurant ainsi le pouvoir de la dynastie des Omeyyades. Même si le principe dynastique n'est pas reconnu de droit, le califat se transmet de fait à l'intérieur de la même famille, ce qui n'empêche ni les dissensions dans la communauté ni les rivalités.
    Après la mort de Moawiyya, en 680, l'Empire omeyyade connaît une grave crise religieuse et politique: Husayn, le second fils d'Ali, tente de s'emparer du califat. En 680, il est massacré avec soixante-dix des siens à Karbala (en Irak), qui devient l'un des hauts lieux du chiisme; en 685, al-Mukhtar, fervent partisan d'Ali, conduit une autre révolte chiite et tente de renverser le pouvoir omeyyade; l'agitation des kharidjites est également une source constante de déstabilisation.

    Une administration efficace: Le grand calife omeyyade Abd al-Malik (685-705) s'emploie à rétablir l'autorité. Il devient urgent de développer et de renforcer l'administration restée jusque-là très rudimentaire. Pour ce faire, il impose l'arabe comme langue administrative et crée une monnaie proprement arabe: le dinar d'or et le dirham d'argent.
    Les provinces sont gouvernées par un wali - gouverneur civil et militaire -, nommé par le calife; il est secondé par un cadi, chargé de la justice et gardien de la Loi, et par un amil, chargé des ressources financières. Le système fiscal progressivement mis en place par les Arabes est complexe, car il tient compte à la fois des pratiques antéislamiques et des principes de la loi musulmane.

    Le dernier calife omeyyade : Le successeur d'Abd al-Malik, Walid Ier, construisit la grande mosquée de Damas (705). L'expansion continua sous les deux califes suivants, qui conquirent l'Espagne (711-712), la Transoxiane et les confins de l'Inde (vers 720). Omar, fils d'Abd al-Aziz, contribua par sa piété et ses conquêtes à l'éclat de cette civilisation.
    Pour n'avoir pas su apporter de réponse satisfaisante aux questions religieuses et à celles relatives à la place dans la société que doivent occuper les mawalis -musulmans d'origine non arabe dont le nombre croît rapidement du fait des conquêtes et des conversions -, les Omeyyades se heurtent à une vaste coalition. Celle-ci regroupe les chiites mécontents, les mawalis déçus et les Abbassides, qui revendiquent le califat pour un descendant d'Abbas, un autre oncle de Mahomet. L'insurrection, dirigée par un affranchi iranien converti, Abou Mouslim, part du Khorasan, gagne rapidement le reste de l'Iran et l'Irak.
    En 749, à Koufa, la citadelle chiite, les révoltés proclament calife Abou al-Abbas Abd-Allah (779-754), et remportent en 750 une grande victoire sur les troupes omeyyades au Grand Zab, un affluent du Tigre, puis massacrent Marwan II, dernier calife omeyyade, et sa famille. La révolution abbasside ouvre le règne d'une dynastie qui va durer de 750 à 1258.

    Les califes de Cordoue : Cependant, un seul membre de la famille réchappa au massacre et fonda l'émirat de Cordoue. Un de ses successeurs, Abd ar-Rahman III (912-961), acheva la pacification de l'Andalousie (Al-Andalous), soumit les chefs arabes et berbères, et prit le titre de calife. Il fit de Cordoue le centre d'un riche royaume.
    Le X eme siècle vit la conquête de Saint-Jacques-de-Compostelle (997) et l'apogée de cette brillante civilisation. Cordoue rivalisait alors en richesses et en éclat intellectuel avec Bagdad et Constantinople. L'anarchie s'installa cependant là aussi, et plusieurs principautés se disputèrent l'héritage des califes de Cordoue (1031).
     
  12. zbougz

    zbougz بــــابــــا عـــــروب Membre du personnel

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    khouya kuch ma3andekch hadchi en arabe o f chi document pdf wela word???
     
  13. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    oui Frero il y a {mais c'est un peut rare et manque de pértiance et trop d'erreur dans les dates} ...

    mais les 4 encyclopédie sur les quelle je compte sont en français et en anglais je doit traduire {chose pas facile}...
     
  14. zbougz

    zbougz بــــابــــا عـــــروب Membre du personnel

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    oui je comprend merci pour ton effort
    ana guelt ze3ma ila 3andek sifethoum liya hhhh
     
  15. kochlok03

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    de rien frero au plaisir de ton commentaire et ton passage heureux...

    bon j'ai un livre sur l'histoire de Salé il est en arabe et je peut te chercher un autre sur "les faits arabes" il me faut juste ou je l'ai mis ???? ... ; -)
     
  16. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Salam,
    Trop d'écrit donne une monotonie a la suite des évènements, donc j'ai vu de vous présenter une vue vidéo-graphique plus attractive est intéressante .

    tout d'abord un tour du monde islamique de l'est a l'ouest "appréciez" ... En peinture en plus un reel charme de notre civilisation est bonheur chaleureux a la voire



    la seconde c'es L'art islamique je vous laisse voir...



    la 3 eme c'est la mosquée oméyyad de Damas

    [dailymotion="6Pmnypf7HYhQIefmi"]6Pmnypf7HYhQIefmi[/dailymotion]​
     
  17. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Les Abbassides

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    L'arrivée au pouvoir : Sous le règne des Abbassides, dynastie de 37 califes qui régnèrent à Bagdad de 750 à 1258, l'Empire arabo-musulman traversa une période resplendissante, tant sur le plan politique que sur le plan économique et culturel.
    L'avènement des Abbassides, descendants d'Abou al-Abbas, oncle du prophète Mahomet, fut l'aboutissement d'un complot rassemblant, au nom de la famille du Prophète, de nombreux opposants à la dynastie des Omeyyades. Cependant, c'est Abou Mouslim, le chef d'une armée de nouveaux convertis de la région orientale de l'Iran nommée Khorasan, hostiles à l'aristocratie arabe, qui porta Abou 'l-Abbas as-Saffah au pouvoir. La décisive victoire du Grand Zab (nom d'un affluent du Tigre) en 750, suivie du massacre des Omeyyades, laissa aux Abbassides un empire immense, qui allait de l'Atlantique, à l'ouest, à l' Indus, à l'est. Le gouvernement des Abbassides ne s'exerça que durant deux siècles.
    Les Abbassides se confinèrent ensuite dans un rôle religieux honorifique, abandonnant la réalité du pouvoir aux militaires, d'abord aux émirs bouwayhides (945-1055), puis aux sultans seldjoukides (1055-1194), enfin aux Khwarizmiens, avant d'être éliminés par les Mongols.
    le cœur de l'empire; en 762, al-Mansour y fonda Bagdad, éloignée de la Méditerranée, et substitua le modèle architectural Les Abbassides transfèrèrent de la Syrie en Iraq-perse au modèle byzantin, cher aux Omeyyades. Bagdad, rivale de Byzance, s'imposa au monde par le luxe de sa cour, la richesse de son commerce et le rayonnement de sa culture.

    Prospérité économique : Malgré les révoltes que suscitèrent les anciens alliés, frustrés de la victoire, l'Empire abbasside connut très tôt son apogée. Les nouveaux califes, parmi lesquels se distinguent Haroun al-Rachid (786-809), le fastueux calife des Mille et Une Nuits, et surtout al-Mamoun (813-833), le promoteur des études scientifiques, autour de la maison de la Sagesse à Bagdad, se voulaient les chefs des croyants mais ils gouvernèrent en despotes. Ils s'appuyèrent sur l'armée khorasanienne et sur la caste des secrétaires persans, dirigée par le vizir et les docteurs de la Loi (fuqaha). La vie économique semble avoir été brillante.
    L'agriculture paraît prospère et de nouvelles plantes, comme le coton, le mûrier, les agrumes, furent cultivées. Pourtant, les campagnes étaient méprisées et dominées foncièrement et fiscalement par les villes, qu'animaient le commerce et l'artisanat. Le Moyen-Orient, au carrefour de trois continents, jouait pleinement son rôle de zone transitaire entre l'Extrême-Orient chinois et indien d'une part, les mondes byzantin et franc de l'autre.
    De nombreuses routes caravanières et fluviales ou maritimes sillonnaient l'empire et convergeaient vers Bagdad, apportant les soieries de Chine, les épices et le bois de l'Inde, les fourrures et les esclaves de l'Asie du Nord, les esclaves encore d'Afrique orientale et du monde slave. Ces échanges, souvent aux mains de non-musulmans, reposaient sur un système bancaire très élaboré. L'artisanat, stimulé par la consommation des grandes villes, fournissait à son tour des produits pour l'exportation (tissus, papier).

    Un âge d'or : Si le changement de califat avait apporté l'égalité ethnique, l'essor économique favorisa la constitution d'une nouvelle classe dirigeante qui supplanta la noblesse arabe devenue inutile par l'arrêt des conquêtes. Un fossé séparait du peuple cette classe formée de propriétaires fonciers, de marchands, de secrétaires, de lettrés, de chefs militaires, et les mécontentements sociaux s'exprimèrent souvent par des oppositions religieuses: chiisme, zoroastrisme.
    Le souverain et la cour vivaient loin du peuple, dans le luxe et selon un cérémonial inspiré de l'étiquette sassanide. Aux côtés du calife, véritable monarque absolu, le vizir assurait la direction de l'administration. Celle-ci était devenue de plus en plus complexe: les directions administratives se multiplièrent, et un grand nombre de secrétaires, souvent d'origine iranienne, s'y affairaient. Ces derniers furent largement à l'origine de l'essor des lettres et des sciences, qu'encourageaient les grands califes Haroun al-Rachid et al-Mamoun.
    Dans les villes s'élabora la civilisation arabo-musulmane «classique». Les califes abbassides avaient compris la valeur des civilisations antiques, perse, grecque, hindoue, et ils voulurent les intégrer au fond islamique. Un remarquable effort de recherches (traductions, études), mené à Bagdad aux IX eme et X eme siècles, conduisit à l'âge d'or de la culture musulmane.
    Dans tous les domaines, ce fut l'épanouissement: en poésie avec al-Moutanabbi, en prose avec al-Djahiz (mort en 868), en histoire avec al-Tabari (mort en 923). Des écoles juridiques et théologiques se constituèrent. Les philosophes tentèrent de concilier philosophie antique et foi islamique; les savants transmettaient et firent progresser l'héritage antique en mathématiques et en médecine.

    La chute : Cependant, le régime fut très tôt affaibli par des crises de succession (810-813; 861-870), par la grande révolte de Babek, qui secoua tout l'ouest de l'Iran de 816 à 839, et par la volonté d'autonomie des provinces.
    Des dynasties autonomes
    L'immensité de l'empire, la lenteur des communications et le désir d'autonomie régionale expliquent que les provinces s'émancipèrent progressivement de la tutelle de Bagdad. Des dynasties autonomes se formèrent, conservant le cadre institutionnel et culturel arabo-musulman, mais présentant des traits originaux. Ces mouvements séparatistes affectèrent d'abord les régions les plus éloignées de Bagdad, puis les parties centrales de l'empire:
    • l'Espagne, ou al-Andalous, avec les Omeyyades de Cordoue (756-1031); Abd ar-Rahman III prit le titre de calife, en 929;
    • le Maghreb central, avec les principautés kharidjites (Tahert, fondée en 776; Tlemcen, Sidjilmasa);
    • l'Ifriqiya, avec les Aghlabides (800-909), les Fatimides (909-969), les Zirides (969-1058);
    • le Maroc, avec les Idrissides (fondation de Fès en 808);
    • le Khorasan, la Transoxiane et l'Iran oriental, avec les Tahirides (821-873), les Saffarides (861-908), les Samanides (874-999), les Ghaznévides (962-1186);
    • l'Egypte, avec les Toulounides (868-905), les Ikhchidides (939-969), les Fatimides (969-1071);
    • la Syrie et la haute Mésopotamie, avec les Hamdanides (890-1008).
    Tous les émirs locaux tentèrent de faire de leur capitale une concurrente de Bagdad, en soutenant les activités économiques et culturelles. Souvent, ils assurèrent la défense et l'extension du territoire de l'islam face aux infidèles. Ainsi, les Aghlabides d'Ifriqiya firent la conquête de la Sicile (de 826 à 902) et multiplièrent les incursions en Italie du Sud. De même, le grand souverain turc ghaznévide Mahmoud (999-1030) lança une série d'expéditions en Inde, à partir de sa capitale Ghazna, et fit passer sous la domination de l'islam le Pendjab et une partie du Sind. Enfin, au X eme siècle, le hamdanide Sayf al-Dawla dut faire face aux grandes campagnes menées par Byzance en Syrie du Nord.
    Le pouvoir turc
    L'introduction des Turcs dans l'armée, par al-Moutasim (833-842) qui voulait se créer une garde fidèle, mina le pouvoir central. Dans les premiers temps de l'islam, l'armée, composée de volontaires d'origine arabe, s'enrichit progressivement d'éléments indigènes. Au premier siècle abbasside, les troupes venues du Khorasan étaient les plus nombreuses. Dès le deuxième siècle abbasside, les califes, dont la confiance dans leurs troupes allait en décroissant, recrutèrent des mercenaires, esclaves d'origine turque razziés ou achetés à la frontière orientale de l'empire. Leurs chefs, turcs eux-mêmes, jouèrent un rôle grandissant, au détriment de la vieille aristocratie arabe.
    Rapidement les Turcs imposèrent leur loi aux califes; c'est pour eux que fut fondée Samarra, capitale éphémère au nord de Bagdad (836-892). Le régime fut encore ébranlé par la révolte des Zandj, esclaves noirs des salines du bas Iraq (869-883). La prise du titre califal par les Fatimides d'Afrique (909) et les Omeyyades d'Espagne (929) rompit l'unité religieuse. Le califat abbasside fut réduit à l'Iraq et à ses confins. A partir de 936, une lutte s'engagea entre les chefs militaires pour le contrôle du califat, dont sortirent vainqueurs les Bouwayhides, originaires du sud de la mer Caspienne. Leur régime (945-1055) consacra la mainmise de l'armée sur le pouvoir et sur les ressources de l'Etat, tandis que le commerce fut détourné vers l'Egypte. Cependant, l'Orient musulman produisit encore quelques génies, tels Ibn Sina (Avicenne) et al-Birouni.
    Les Turcs Seldjoukides intervinrent en 1055 pour protéger le califat. L'empire qu'ils fondèrent connut à son tour un éclat de quelques décennies, suivi d'un long déclin. En 1258, les Mongols d'Hülegü détruisirent Bagdad et mirent fin au califat. Pourtant les Mamelouks d'Egypte recueillirent un survivant abbasside qui maintint fictivement le pouvoir abbasside jusqu'à l'arrivée des Ottomans en 1516.
     
  18. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Annexe I :

    les personnalités de cette age que la multiplicité a donnée une multitude de résultats mais le sens et le choix du l'écrivain suit son style et son appartenance ... bien sur une subjectivité est bien sur un eput présent du faite de amaturiseme :- D ( mot infondé juste pour le fun d'une personne X )... bon assez de bavardage passant au choses sérieuse...

    mon premier choix meme mon favoris la personne que je considère comme l'unique dans cette age sans égale, le miracle divin, celui que personne ne peut décrire, le haut rang ...

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    Mahomet ou Mohammed {صلى الله عليه وسلم}


    Prophète de l'islam. Abou Ibrahim Mouhammad ibn Abd Allah ibn al-Mouttalib ibn Hicham, ou Mouhammad {SWS}, «le Louangé» ou «Celui qui est digne de louanges» ; dit souvent en français Mohammed {SWS} , ou encore Mahomet {SWS}.
    Confessant la foi monothéiste d'Abraham, le Prophète de l'islam prêche aux tribus arabes polythéistes une conversion à un dieu unique, Allah {ta'ala}, qui leur délivre sa parole par son intermédiaire. Son message a contribué à l'unification de la péninsule Arabique. Homme remarquable, issu d'une communauté en marge des grandes sociétés de l'époque, il a su faire une synthèse idéologique capable de s'imposer de l'Atlantique au Pacifique.
    La prédication de Mahomet {SWS} va se heurter à la volonté de statu que de ses compatriotes mecquois. Son action, dès lors, ne se limitera plus à la simple exhortation, mais se transformera en un engagement total, dans le domaine religieux, politique et militaire. S'appuyant sur la création d'un mini-Etat à Médine, il fera triompher localement sa communauté, avant d'en étendre l'influence sur les nomades et d'obtenir l'unification des Arabes.

    La vie du Prophète : Selon la sira (biographie traditionnelle du Prophète), Muhammad{SWS}, est né à La Mecque dans le Hedjaz, région occidentale de l'Arabie, vers 570 après J.-C. Son père, Abd Allah, appartenait au clan des Bani Hachem, qui était une fraction de la puissante tribu des Quraychites (originaire de La Mecque); cette dernière était alors en perte de statut social. Orphelin de père à la naissance, et sa mère, Amina, se trouvant dans une situation précaire, l'enfant est mis en nourrice dans une tribu bédouine, où il va demeurer jusqu'à l'âge de six ans. Sa mère meurt peu de temps après l'avoir récupéré. Le jeune Mahomet {SWS} est élevé par son grand-père paternel et chef de clan, Abd al-Muttalib, puis, à la mort de celui-ci, par son oncle, Abu Talib, riche marchand mecquois devenu chef du clan des Hachem. Celui-ci emmène souvent Mahomet avec lui lors de ses voyages à travers le désert; il lui fait découvrir la Syrie. Par la suite, Mahomet{SWS}, pour gagner sa vie, deviendra caravanier; il entrera ainsi au service de Khadidja, riche veuve qui possède les caravanes les plus importantes de La Mecque, qu'il épousera vers 595.
    Les événements de sa petite enfance auront sur sa destinée une importance capitale: ils marqueront la morale sociale du Coran, qui défend inlassablement les veuves et les orphelins, interdit le mariage entre deux personnes placées chez une même nourrice, comme si elles étaient frère et sœur. Cet interdit provient du code bédouin qui fait des frères de lait des frères de sang. Mahomet {SWS} épousera des veuves la plupart du temps. Sa première épouse, Khadidja {Radiya allah 3anha }, est plus âgée que lui d'une quinzaine d'années. De cette union naitront plusieurs enfants: seules ses quatre filles survivront. Mahomet{SWS} adopte un de ses esclaves, qu'il affranchit, et adopte également son cousin Ali {radiya allah 3anh}, fils d'Abu Talib, qui épousera l'une de ses filles, Fatima {radiya allah 3anha}; toute la descendance prophétique, historiquement si décisive, proviendra de cette union familiale.

    Les débuts à La Mecque : Le Hedjaz se situe alors au carrefour d'un mouvement commercial important entre le Yémen (océan Indien) et la Syrie (Méditerranée), mais aussi entre l'Arabie et l'Abyssinie chrétienne (l'actuelle Ethiopie). La Mecque est alors une grande étape caravanière, environnée de tribus qui élèvent notamment des chameaux pour le transport des hommes et des marchandises. Sur le plan politique, cette région forme la marge de l'influence des deux puissances du moment: Byzance la chrétienne, et la Perse sassanide, qui pratique la religion manichéenne de Zarathoustra. Du point de vue religieux encore, la proximité du Sinaï de Moïse et de la Jérusalem de Jésus se concrétise par la présence, en Arabie, de chrétiens nestoriens ou coptes et de tribus juives. Les éleveurs arabes, quant à eux, pratiquent une sorte de polythéisme à base tribale. L'un de leurs sanctuaires les plus réputés se trouve précisément à La Mecque. Il y a donc place, dans ce contexte, pour un message monothéiste, qui serait spécifiquement adressé aux populations de culture arabe.

    La vocation : Mahomet {SWS} avait coutume de se retirer régulièrement dans une grotte, non loin de La Mecque, sur le mont Hira, pour méditer et prier. C'est là qu'il reçut la première révélation, par l'entremise de l'archange Gabriel, vers l'an 610. Après le trouble causé par les premiers messages divins, Mahomet {SWS} s'y habitua peu à peu et les répéta à son entourage. Il finit par les dicter à un proche; cette transcription des révélations formera par la suite le Coran (de l'arabe qur'an, «lecture» ou «récitation»).
    L'un des parents de Khadidja {radiya allah 3anha} , réputé hanifi, c'est-à-dire adepte du monothéisme «originel» hérité d'Abraham, reconnaît en Mahomet le prophète annoncé dans les traditions de Moïse et de Jésus. Mais des années passeront avant que Mahomet ne s'engage dans la prédication. A partir de ce moment, l'annonce de la nature prophétique de sa mission et ses sermons sur la fin du monde, sur le Jugement dernier, sur l'unicité divine et sa transcendance absolue, sur la damnation des réprouvés et la rétribution des justes rencontrent le scepticisme de ses concitoyens mecquois, puis rapidement l'hostilité des factions tribales dirigeantes.
    Malgré le soutien de Khadidja {RAH} et de quelques proches, comme Abou Bakr {RAH}, qui se convertissent à la nouvelle religion, et la protection de plusieurs membres de sa famille, notamment de son oncle Abu Talib, Mahomet est de plus en plus menacé par les membres hostiles de sa propre tribu. En 615, il avait conseillé à certains de ses compagnons de traverser la mer Rouge pour trouver refuge en Abyssinie; ils étaient conduits par Djaafar, le frère d'Ali. Quelques-uns, au contact des églises abyssines, se convertiront au christianisme copte. La même année, en 619, sa femme Khadidja{RAH}, âgée de 65 ans, et son oncle Abu Talib à près de 90 ans meurent.
    La mort de son oncle le prive de tout soutien dans le clan des Hachim; Abu Lahab, très hostile à Mahomet {SWS}, succède à son frère Abu Talib. Mahomet {SWS} doit s'éloigner de La Mecque, il conclut un pacte (serments d'Aqaba) avec des partisans qui l'accueillent à Yathrib, la future Médine, ville oasis du Nord. C'est la rupture de l'hégire (de l'arabe hidjra, «émigration»); l'exil volontaire de Mahomet {SWS}, de La Mecque vers Médine, marque les débuts de l'ère islamique (l'hégire correspondrait au 15 juillet 622 du calendrier grégorien) et de la nouvelle communauté (oumma), unie dans la foi en un dieu unique. La période antérieure est globalement qualifiée de «temps de la fureur» (djahiliyya).
    Médine : premier «Etat» islamique (622-632)
    Les fidèles quittent peu à peu La Mecque pour rejoindre le Prophète{SWS}. Yathrib devient alors Médine (de l'arabe madina, «ville»). L'alliance entre «émigrés» mecquois, les Muhadjirun, et «partisans» médinois, les Ansar, sans compter la présence de communautés juives, place Mahomet{sws} à la tête d'une ville «fédérée», qui a besoin de se doter d'institutions et d'être défendue contre les ennemis mecquois. De nombreuses révélations coraniques de cette époque prendront un tour plus organisationnel, tant au niveau du contenu religieux que social et politique: l'office religieux est mis en place à la mosquée; Abou Bakr, devenu beau-père de Mahomet{SWS} (Aïcha{RAH} est sa troisième épouse), sera l'imam conduisant la prière, et Bilal, un Noir affranchi, sera le premier muezzin. L'impôt religieux obligatoire (zakat) et le partage réglementé du butin de guerre formeront les bases des finances publiques de la cité-Etat. Le statut des femmes, la règlementation du mariage et de l'héritage conditionneront une partie du fonctionnement de la communauté de Médine puis, plus largement, de la société islamique.

    Sous la bannière de l'islam, le Prophète attaque les caravanes mecquoises. La victoire de Badr (624), contre des marchands quraychites de La Mecque, est considérée comme une guerre sainte (djihad) envers les infidèles (on ne parlera plus de razzia). Le revers d'Uhud (625) ainsi que les dissensions avec les tribus juives donnent lieu à des polémiques, dont témoigne le Coran. La nouvelle religion, reprenant et synthétisant l'ensemble de la tradition monothéiste héritée d'Abraham, se voulait unitaire. Dans les débuts de l'islam, la prière était faite en direction de Jérusalem; dès que l'entente avec les communautés tribales juives de Médine et des environs se détériora, la direction de la prière (qibla) fut réorientée vers La Mecque (624), et le jeûne fut fixé au mois de ramadan (celui de la victoire de Badr), consacrant la rupture idéologique avec les «gens du Livre», c'est-à-dire les juifs et les chrétiens.
    En 627, la bataille dite du «Fossé» a lieu aux portes mêmes de Médine; elle révèle l'impossibilité pour les Mecquois de conquérir la cité. Le Prophète{SWS}, par un subtil jeu de négociations et d'intimidations, tente de s'emparer de sa ville natale: La Mecque est conquise sans effusion de sang en 630 («Nous t'avons assuré une victoire éclatante», dit le Coran, XLVIII, 1). Après la destruction des idoles, le sanctuaire de la Kaaba est récupéré et voué au culte musulman. Les conversions se multiplient et les expéditions militaires dépassent le Hedjaz. Le pèlerinage païen annuel à La Mecque est réformé et, en 632, Mahomet{SWS} accomplit le pèlerinage dit «de l'adieu», dont le circuit et le déroulement rituel serviront de modèle au hadj, obligation canonique de la religion musulmane. Cet exemple démontre que certains anciens rituels arabes préislamiques ont été conservés et transformés à l'intérieur de la religion nouvelle. Deux mois après ce voyage triomphal, le Prophète, qui «n'est qu'un messager rassoul» (Coran, III, 144), meurt à Médine, où il est enterré.
    L'action de Mahomet{SWS} fonde l'idéal du dirigeant islamique, en charge du temporel et du spirituel, et dont l'action politique tend vers la réalisation du dessein divin au sein de la société. Médine est devenue le deuxième lieu saint de l'islam; sa mosquée, qui abrite le mausolée du Prophète, est un passage presque obligé pour les musulmans, lors du pèlerinage annuel à La Mecque.

    La succession et le califat : Le Prophète n'avait pas prévu sa succession à la tête de la communauté musulmane. N'ayant pas eu de fils qui soit resté en vie et qui aurait pu continuer sa mission, selon la tradition arabe, le choix se porta à l'intérieur du réseau de compagnons et de parents proches, tissé au long d'une vie sociale active par des alliances matrimoniales et politiques nombreuses. Parmi les prétendants possibles, il y avait Ali, son cousin et gendre; Abou Bakr, qui lui avait donné en mariage sa fille Aïcha, l'épouse préférée; Omar, dont il avait également épousé une fille, Hafsa, la «lettrée». Ces derniers étaient mecquois, mais il y avait aussi des prétendants médinois. Finalement, l'ordre de succession au califat (calife signifie «celui qui vient après ») fut le suivant: Abou Bakr (632-634), Omar (634-644), Othman (644-656) et Ali (656-661).
    Ces quatre califes sont dits les «Bien-Dirigés», car après eux les différentes branches familiales s'opposèrent pour la conquête du pouvoir politique et religieux. En particulier, l'affrontement de Siffin (657), en Irak, consacra l'éclatement de la communauté musulmane, qui devait se scinder en chiites (partisans du calife Ali et de sa descendance), sunnites (partisans des Omeyyades, parents du calife Othman) et kharidjites («ceux qui se sont séparés», retirés du conflit).

    Mahomet et l'islam: A la mort du Prophète {SWS}, après vingt ans de révélations coraniques et d'actions politico-religieuses, et malgré ses divisions internes, la communauté musulmane est en voie de constitution, avec ses croyances, son culte, ses règles de vie, ses types de pouvoir (califat sunnite et imamat chiite). L'unification sera parachevée par l'islam. Cette communauté s'étend vers l' Egypte à l'ouest, la Perse à l'est. Face au monde chrétien byzantin et aux communautés juives, le «vide» arabe se comble peu à peu, religieusement et politiquement, grâce au Messager d'Allah rassoul Allah. En effet, les Arabes furent le dernier peuple du monde méditerranéen ancien à embrasser le monothéisme. C'est sans doute pour cela que Mahomet s'est considéré comme le dernier des prophètes, le «sceau des prophètes», de la tradition héritée d'Abraham.

    Le complément du Coran : La place capitale occupée par le Prophète SWS dans le système religieux islamique est parfaitement illustrée par la première obligation de celui qui adhère à l'islam, à savoir la récitation de la profession de foi: «J'atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Mahomet est le messager de Dieu.»

    L'emprise de la personnalité du fondateur de l'islam a été telle que les générations suivantes se sont empressées de recueillir avec minutie tous ses actes, ses moindres paroles - ses silences même ont fait l'objet d'interprétations -, pour les consigner systématiquement dans des recueils dont le poids dogmatique et juridique équivaut à celui du Coran. Les ouvrages de traditions prophétiques considérées comme les plus authentiques sont les volumineux recueils d'al-Boukhari et de Mouslim (IX eme siècle). Tradition et Coran forment ainsi les deux «sources» de la religion.

    Un modèle à suivre: L'influence du Prophète SWS s'est fait sentir tout au long de l'histoire musulmane. Imiter sa conduite reste pour chaque musulman pieux l'objectif à atteindre, et cela dans des domaines extrêmement variés: dire telle prière à tel moment, ne pas se servir de la main droite pour telle action, affranchir un esclave, etc. Mais au-delà de ces comportements, qui relèvent du domaine privé, l'histoire des pays musulmans a vu surgir, surtout dans des moments de crise, des personnages qui ont tenté de rééditer l'histoire prophétique, dans ses actions de réforme religieuse et morale, avec les mêmes moyens politiques et militaires et en imitant la vie du Prophète SWS dans tous ses détails. C'est le phénomène des mahdis («guidés par Allah»), dont le plus célèbre reste celui du Soudan turco-égyptien (XIX eme siècle), qui recréa une unité soudanaise et édifia un nouvel Etat islamique, à l'instar de Mahomet SWS à Médine.

    L'élan missionnaire se poursuivra après lui, grâce à une foi et à une organisation fondées sur un ensemble de textes qu'Allah lui avait révélés sa vie durant: le Coran.
     
  19. kochlok03

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    Saladin el Ayybide


    Sultan ayyubide d' Egypte. Saladin en arabe Salah al-Din Yousouf. Issu d'une famille kurde fidèle au prince syrien d'origine turque Nur-ad-Din, Saladin est chargé en 1174 par ce dernier, calife sunnite abbasside de Bagdad, de la lourde tâche de gouverner l'Egypte, reprise depuis peu à la dynastie rivale des Fatimides, musulmans chiites. En effet, l'oncle de Saladin, Chirkuh, est mort juste après avoir reconquis l'Egypte. Saladin lui succède, se débarrasse bientôt du dernier calife fatimide d'Egypte, Al-Adid, et se proclame sultan; c'est le prélude à l'élimination de tous ses rivaux politiques. A la mort de Nur-ad-Din (1174), Saladin tire profit de sa gloire pour étendre son influence à la Syrie aux dépens de Bagdad. Cette expansion, qui le conduit jusqu'au Kurdistan, lui permet bientôt de réaliser l'encerclement de la ville de Jérusalem, occupée par les croisés chrétiens. Son dessein est en effet de ramener à l'islam toutes les possessions chrétiennes du Moyen-Orient.
    Le 4 juillet 1187, il bat les Francs à Hattin (près du lac de Tibériade {il faut lire le recit de la bataille}) et capture le roi de Jérusalem, Gui de Lusignan, mais il ne parvient pas à déloger les croisés de leurs places fortes du littoral méditerranéen.
    Après la troisième croisade, il restitue quelques possessions aux Francs (le littoral, de Jaffa à Tyr), mais conserve Jérusalem, où il pratique une politique de tolérance religieuse, la Palestine et la Syrie intérieures; il garantissait en outre aux chrétiens le libre accès au Saint-Sépulcre. Cette attitude lui valut l'admiration durable des Européens et fut à l'origine de nombreuses légendes.

    >>>plus ici<<<
     
  20. kochlok03

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    la suite :
     

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