"Le Monde" raconte le calvaire des "survivants de l'enfer sahraoui"

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 13 Octobre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

    J'aime reçus:
    145
    Points:
    0
    Dans son édition du 10 octobre, Voir Ici le journal français Le Monde revient longuement sur les souffrances endurées par les prisonniers de guerre marocains aux mains du Polisario.

    Il évoque par exemple le calvaire du capitaine Ali Najab, 62 ans, pilote de F-5, resté vingt-cinq ans aux mains du Front Polisario. "Pour avoir refusé d'insulter Hassan II, s'être interposé entre un garde et un prisonnier, et avoir tenté de s'évader, le brillant officier formé dans les écoles militaires françaises a subi la torture et les mêmes humiliations que ses soldats", explique Le Monde.


    "Toutes les constructions au sud de Tindouf ont été faites par des prisonniers, à coups de fouet", relate le journal. "Les hommes étaient traités comme des animaux, à piétiner la boue pour faire des briques. Les mieux portants devaient donner leur sang pour les hôpitaux. Certains devenaient de véritables vaches à sang. (...) A l'instar d'Hamid et d'Houcine, pompés jusqu'à dix fois par mois", déplore Le Monde.


    "Pendant six ans, nous avons vécu dans une fosse rectangulaire creusée au milieu de la cour à Rabouni. Entassés parfois jusqu'à quarante, sans toit, exposés été comme hiver à la chaleur, au froid, à la pluie", poursuit le capitaine d'un ton dur.


    "Nous étions des moins que rien, touchés dans notre dignité. On nous faisaitramper en slip devant nos soldats. Nous n'avions pas non plus de toilettes.


    Nous allions dans la nature, raconte-t-il.


    "Accusé de tentative d'évasion, le lieutenant Mohammed Adri, 50 ans, pilote de Mirage F1, a connu un tout autre genre de punition", poursuit le quotidien français.


    "Je suis resté enfermé trente-trois jours dans un conteneur, avec un bidon d'eau, du pain, des lentilles ou du riz, relate-t-il. Et, la nuit, un garde m'empêchait de dormir en frappant régulièrement sur le conteneur. Pour tenir, je pensais à ma femme et à ma fille de dix mois. Mais, le plus dur, c'était d'entendre les autres prisonniers gémir toute la nuit." Pour "Le Monde", "les pires souvenirs des prisonniers ne sont pas liés à leur histoire, la plus grande torture n'étant pas celle qu'ils subissaient maiscelle infligée à leurs camarades". "J'ai vu un garde mettre en marche une bétonneuse alors qu'un prisonnier avait la tête dedans, témoigne Ali Najab. Et un autre rouler sur un détenu qui s'était couché sous un camion pour se reposer".


    "Plus qu'à leur endurance physique, les détenus qui s'en sont sortis sans devenir fous doivent leur survie à un mental d'acier, entretenu par le souvenirde leurs proches", relève le journal. "On vivait presque en famille, se rappelle l'adjudant chef Driss El-Yazami. Quand nous recevions des photos ou des lettres de nos familles, nous les regardions ensemble. Au fil des ans, on voyait grandir les enfants. Nous fêtions même leurs anniversaires. Quand j'ai appris la mort de ma mère, Ahmed, mon ami, a pleuré plus que moi...".


    Selon "Le Monde", "l'arrivée du CICR (Comité international de la Croix-Rouge) dans les camps, en 1994, a amélioré les conditions de détention.



    C'est ainsi que les prisonniers ont pu recevoir des lettres et des colis". "Il fallait tenir pour nos familles, souligne Ali Najab. Nous n'avions pas le droit de les priver de notre retour." Le journal raconte aussi le calvaire et l'attente des familles de ces ex-prisonniers détenus trop longtemps dans l'enfer de Tindouf. "A leurs yeux, l'homme qu'elles aimaient est resté le même. Les traits plus creusés, bien sûr. Les cheveux plus gris, sans doute".


    "Le bilan médical est moins romantique", note toutefois le journal.


    "Diabétiques, rongés par l'arthrose, les mains tremblantes et les dents gâtées,les jeunes hommes dans la force de l'âge sont devenus des quinquagénaires amaigris, à la santé précaire".


    "Le Monde" relate également les cauchemars et les rêves d'évasion contrariés qui n'épargnent aucun ex-détenu. "Ils se savent plus irritables, plus impatients, et culpabilisent d'imposer cela à leurs proches", écrit-il.


    "Abdellah Lamani, de son côté, a entrepris de rassembler les victimes civiles pour réclamer des indemnités et la libération de la poignée de prisonniers qui, selon lui, n'auraient pas été recensés par le CICR et resteraient détenus", souligne "Le Monde", indiquant que dans le même esprit, Ali Najab monte une association de prisonniers de guerre.

    L'Intelligent.com
     
  2. argane

    argane Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    Re : "Le Monde" raconte le calvaire des "survivants de l'enfer sahraoui"

    salam tt le monde, mabrouk 3likom remdane
     

Partager cette page