Le PC portable se miniaturise

Discussion dans 'High tec' créé par titima, 22 Novembre 2007.

  1. titima

    titima blanca

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    Plus compacts et plus légers, mais aussi bien équipés que les ordinateurs au format A4, les «nano portables» (environ 10 x 15 cm) séduisent les adeptes d’informatique nomade.


    Travailler pendant le week-end à la campagne, continuer un rapport dans le train ou regarder un film pendant un trajet : dans tous ces cas, l’usage veut qu’on emporte avec soi un PC portable. Lequel, avec des deux ou trois kilos, son adaptateur secteur et ses accessoires, représente un bagage supplémentaire parfois très encombrant. Pour y remédier, les constructeurs ont imaginé différentes alternatives : le PC de poche, miniature mais pas toujours très pratique à l’usage, l’assistant personnel communicant ou le smartphone, de la taille d’un téléphone mobile mais dont l’écran et le clavier sont trop réduits pour un travail de longue haleine, ou encore les appareils hybrides comme les Ultra-PC avec leur écran de 10 ou 12 pouces et les UMPC à clavier virtuel, aux formats mieux adaptés.

    Moins d’un kilo

    Une nouvelle race d’ordinateurs est en train de voir le jour pour combler l’espace entre le PC portable et le PC de poche. Baptisés « nano portables », ils sont encore plus réduits et pourtant ils offrent un confort de travail comparable à celui de leurs grands frères. Leur écran ne dépasse pas 7 pouces (17 cm) et leur poids est inférieur au kilo. Le prototype en la matière, le fameux « PC à 100 dollars » conçu pour les pays en voie de développement, a tellement suscité l’intérêt du public qu’il se décline maintenant, aux États-Unis, dans une version commerciale. Mais uniquement à l’occasion d’une opération humanitaire. Le principe : achetez deux modèles, rebaptisés XO et vendus 200 dollars pièce, gardez-en un et le second sera envoyé à un enfant d’un pays pauvre.

    Le représentant le plus spectaculaire de cette tendance est sans conteste le dernier-né d’Asus, le Eee PC. Un modèle réduit au format A5 qui se loge sans problème dans un sac à main ou dans un attaché-case et pèse à peine 900 grammes. Boîtier noir ou blanc (des versions en couleur sont prévues pour janvier), il ne dispose pas de disque dur mais d’une unité de stockage à base de mémoire flash comme un baladeur MP3. Ce qui se traduit par un démarrage plus rapide (moins de 25 secondes), l’absence de bruits mécaniques, l’insensibilité aux petits chocs et une meilleure autonomie. Selon Asus, on peut travailler sans problème pendant trois heures sur le Eee PC avant de recharger la batterie. Équipé en standard d’un disque-mémoire de 4 Go, l’appareil accepte aussi les cartes de type SD et SDHC, plus rapides et qui offrent de plus grandes capacités de stockage.

    Toutes les applications sont déjà installées sur le PC, qui présente une interface volontairement simplifiée : les programmes sont regroupés dans des pages-écrans selon leur fonction (Internet, Travailler, Apprendre, Multimédia, Réglages, Favoris). On y trouve notamment le navigateur Firefox, le logiciel de courrier électronique Thunderbird, une messagerie instantanée compatible avec MSN, Yahoo! et AIM, la suite bureautique OpenOffice compatible avec Word, Excel et Powerpoint, un lecteur de séquences vidéo ainsi que plusieurs applications ludo-éducatives. Grâce à sa cybercaméra, à ses haut-parleurs stéréo et à son microphone intégrés, le Eee PC est armé pour communiquer par visioconférence. Et l’ensemble se pilote très naturellement à partir du clavier, dont les petites dimensions restent convenables pour la saisie de texte, et du pavé tactile qui fait office de souris.

    une version personnalisée de Linux

    Toutes ces applications n’utilisent pas Windows, mais une version personnalisée de Linux qui combine simplicité, compatibilité et sécurité. Asus propose cependant, moyennant un supplément, d’installer Windows sur le PC. Conçu notamment pour le travail sur Internet et en réseau, l’ordinateur dispose d’une liaison Wi-Fi intégrée et d’un connecteur Ethernet pour le relier à un réseau local ou à une box Internet. En complément, Asus proposera dès janvier une clé Internet 3G + en partenariat avec SFR. Enfin, le prix de cet ordinateur constitue un argument de taille, compte tenu de ses possibilités : 299 €, soit le prix d’un baladeur MP3 !

    D’autres constructeurs s’intéressent aussi au marché du « nano portable », mais avec des recettes différentes. C’est par exemple le cas de Packard Bell , dont le modèle EasyNote XS, aux dimensions comparables et d’un poids de 950 grammes, est également équipé d’un écran de 7 pouces. Mais, alors qu’Asus opte pour des composants de mémoire en guise de disque dur et d’un système d’exploitation Linux personnalisé, ce portable miniature est livré avec Windows XP Home Édition et contient un disque dur de 30 Go. Lui aussi bénéficie d’un équipement sophistiqué : liaison Wi-Fi, cybercaméra intégrée, lecteur de cartes 4-en-1, touches spéciales pour faciliter l’utilisation et connecteurs USB 2.0. Au final, le constructeur annonce une autonomie de plus de trois heures. Son prix est cependant deux fois plus élevé que celui de son concurrent, à environ 599 €.

    De son côté, HTC propose le modèle Shift, qui tient à la fois du téléphone et de l’ordinateur de poche. D’un poids de 800 grammes, lui aussi est équipé d’une cybercaméra et dispose d’un écran de 7 pouces, mais celui-ci est tactile et cache un clavier qui apparaît quand on le fait coulisser. Il fonctionne également avec Windows, dans sa version Vista, et sauvegarde ses fichiers sur un disque dur de 40 ou 60 Go. Des systèmes de sécurité, parmi lesquels un lecteur biométrique, permettent de protéger l’accès aux données. Capable de communiquer par Wi-Fi et compatible Bluetooth, ce modèle peut s’utiliser comme un téléphone 3G et HSDPA, et même exécuter des applications pour Windows Mobile 6. Son constructeur lui attribue une autonomie en veille de deux jours. Quant à son prix, il est encore plus élevé que ceux de ses concurrents, flirtant avec les 1 200 €.

    Aussi sophistiqués soient-ils, ces « nano portables » rappellent les premiers modèles du genre, la série MC lancée par Psion… en 1989. Ils utilisaient un système développé spécialement pour l’occasion, EPOC, un logiciel multitâche et pourvu d’une interface graphique novatrice alors que Windows en était à ses balbutiements. Leur écran n’affichaient que des images en noir et blanc, mais déjà, ils disposaient de plusieurs applications intégrées : éditeur de texte, agenda, calculatrice et base de données. Enfin, comme l’Asus Eee, leur unité de stockage était composée de mémoire, mais les batteries offraient alors une autonomie d’une soixantaine d’heures…
     

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