Le poisson au menu d’une réunion entre le Maroc et l’UE

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 28 Janvier 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

    J'aime reçus:
    52
    Points:
    48
    Rabat a abrité, hier, une rencontre entre le Maroc et l’Union européenne consacrée au dossier de la pêche. Cette réunion, strictement technique, s’est assignée comme objectif la finalisation des derniers détails de l’accord de la pêche conclu entre Rabat et Bruxelles le 28 juillet dernier, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er mars prochain.

    Outre les cadres de la Commission de pêche de l’UE, des représentants de l’Espagne, le Portugal et la France ont pris part aux travaux de cette réunion. Il est à signaler que la fin de l’année 2005, a connu la répartition de 120 licences entre les Vingt-cinq. Les pêcheurs espagnols en ont récolté la grande part avec 95 licences, leurs homologues portugais et français se sont contentés du reste avec respectivement 14 et 10 autorisations.
    Selon des sources de la délégation européenne, l’augmentation du nombre des licences otroyées par le gouvernement marocain n’a pas figuré à l’ordre du jour de cette rencontre. Les coulisses de Bruxelles ont connu depuis le début de ce mois d’intenses opérations de lobbying notamment de la partie espagnole pour augmenter le nombre de ses licences, apparemment sans résultat.
    Il est à rappeler que l’accord, d’une durée de quatre ans, signé entre Rabat et Bruxelles, a mis terme à l’absence des pêcheurs européens dans les eaux marocaines. Une absence qui a duré six ans, depuis l’expiration du délai du dernier accord en décembre 1999.
    En procédant à la signature de ce nouvel accord, le gouvernement marocain a essayé d’éviter les lacunes de l’accord conclu entre les deux parties en 1995. Et ce, en limitant la zone de pêche pour les bateaux des Vingt-cinq aux seules côtes atlantiques y compris celles des provinces du Sud et ce, en dépit des protestations des séparatistes mises en sourdine par la puissance des raisons économiques. La contrepartie financière de cet accord avoisine les 36 millions d’euros par an. A cela s’ajoute l’obligation pour les pêcheurs européens de décharger dans les ports marocains une partie de leurs cargaisons.
    Au sujet des relations Maroc-Union européenne, il est prevu durant ce premier trimestre, le début d’une série de négociations sur la libéralisation des produits agricoles avec, en perspective, la création d’une zone de libre-échange entre les deux parties. A cet effet, Rabat n’est pas le seul concerné par ces négociations, les autres pays méditerranéens signataires d’accords d’association avec l’UE emboîteront le pas au Maroc. Le commencement de ce processus est conforme aux recommandations d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays euro-méditerranéens, tenue en mai 2005. Celle-ci a notamment insisté sur la mise en ½uvre des modalités susceptibles d’accélérer la libéralisation réciproque des échanges de produits agricoles.


    LIBERATION

     

Partager cette page