Le poisson reste cher malgré l’amélioration du circuit d’approvisionnement

Discussion dans 'Info du bled' créé par Med Omar, 5 Mars 2014.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Le poisson reste cher malgré l’amélioration du circuit d’approvisionnement

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    Les quantités transitant par le marché de gros sont en hausse continue. Les aléas climatiques influent sur le niveau des débarquements.


    Parmi les sujets qui ont le don de fâcher la ménagère, la disponibilité du poisson et la variation déroutante et quasi permanente de son prix. Par exemple, les lundi et mardi derniers, la sardine était quasi absente du rayon poissonnerie de Atacadao de Sidi Maârouf, à Casablanca, alors qu’elle affichait 12 DH au Marjane installé dans la même zone. Un intermédiaire rencontré au marché de gros de Casablanca affirmait que le kilo de sardine se vendait à 15 DH à Mohammédia. Pour le reste, la sole friture était commercialisée à 79,90 DH à Atacadao, le merlin colin à 39,90 H, les crevettes roses à 74 DH et l’ombrine à 64 DH le kilo. Au même moment, Marjane offrait en promotion les crevettes roses à 79 DH (99 DH sur l’écriteau), tandis que le saumon entier et le merlan étaient commercialisés respectivement à 95 et 29,90 DH.
    Le prix moyen de gros a une pertinence relative
    Le marché étant libre, les fluctuations des prix en fonction de l’offre et de la demande et des lieux de commercialisation sont tout à fait logiques. Mais les écarts entre ceux du gros et ceux du détail sont tels que ces éléments n’expliquent pas tout. En effet, les quantités qui passent par le marché de gros de Casablanca dont la vocation est de réguler les prix et mieux alimenter les circuits de distribution, tout en garantissant la fraîcheur des produits de la mer, n’ont cessé d’augmenter. En tout, 82500 tonnes, toutes espèces confondues, y ont transité en 2013 contre 37000 tonnes en 2009, première année de fonctionnement. Cette tendance se maintient puisque 13 500 tonnes sont comptabilisées du 1er janvier au 24 février 2014 au lieu de 8 500 tonnes pour la même période de 2013. Il n’empêche que les prix de gros ont en général peu varié. Selon Hassan Azerki, directeur du marché de gros de poisson de Casablanca, le prix moyen a une pertinence relative dans la mesure où les quantités vendues comprennent des qualités diverses, du meilleur au moins bon, et que les échanges ont lieu à des moments différents. C’est peut-être ce qui explique que la valeur des débarquements de la pêche artisanale a chuté de 15% par rapport au même mois de 2013, alors que le volume n’a fléchi que de 3%. En définitive, si la rareté du poisson sur les étals peut s’expliquer aisément par le niveau des captures et de l’offre effective -pour maximiser leurs revenus les professionnels écoulent leurs produits, surtout le poisson noble, sur les marchés à l’export-, il en est autrement pour les prix. En dernier ressort, ce sont les intermédiaires et commerçants qui font valser les étiquettes selon leur propre logique.

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    Dernière édition par un modérateur: 5 Mars 2014

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