Le "Polisario" pourrait basculer à terme vers l’islamisme radical et le terroris

Discussion dans 'Scooooop' créé par MATAPAYOS, 23 Février 2007.

  1. MATAPAYOS

    MATAPAYOS Citoyen

    J'aime reçus:
    4
    Points:
    38
    Le "Polisario" pourrait basculer à terme vers l’islamisme radical et le terrorisme

    Il existe des signes tangibles, annonciateurs de la diminution de la capacité de négociation du "polisario", de son déclin politique et de sa désaffection, affirme Laurence Ammour dans un papier-analyse sur le conflit du Sahara publié par la revue "Research Papers" du Collège de défense de l’OTAN.

    "L’hostilité grandissante" du chef du "polisario" "face à toute contestation des modes de gestion du mouvement", "les plaintes proférées par le polisario à l’encontre du contingent français de la Minurso" et "l’instauration d’une économie de rente basée sur le détournement de l’aide humanitaire, ce qui a poussé le Haut Commissariat aux Réfugiés à décider une réduction de 43 pc de son aide aux camps de Tindouf", sont autant de signes avant-coureurs de ce déclin, écrit l’auteur de l’article.


    L’auteur cite, entre autres indices de l’incapacité du "polisario" de séduire les jeunes générations, le départ des camps d’un nombre croissant de Sahraouis pour rejoindre la Mauritanie et s’y installer définitivement et la naissance en juillet 2004 du nouveau mouvement Khat Achahid (Ligne du martyr) qui prône la négociation pour la résolution de la question du Sahara.

    En supposant qu’il ait des accointances plus ou moins étroites avec les groupes terroristes, estime-t-il, certains pourraient développer une stratégie d’isolement et d’usure du "polisario" qui amènerait le mouvement à se désagréger de lui-même, et justifierait ainsi d’en finir avec le noyau dur de dirigeants.

    Pour l’auteur, l’affaiblissement réel du mouvement déjà en cours pourrait, avec le temps, conduire à la décomposition de sa structure et à l’effritement complet de sa base, et son action serait alors entièrement désamorcée, il disparaîtrait ainsi de la scène politique et ne serait plus un obstacle à la sortie de crise autour du Sahara.

    Pour sa part, le politologue Aymeric Chauprade estime que le "polisariopourrait basculer à terme vers l’islamisme radical et le terrorisme, une mutation accélérée par la transformation en cours de +l’arc intégriste du Sahara+ en base arrière du réseau Al Qaeda, avec 500 à 600 vétérans de l’Afghanistan ( ) déjà installés dans ce que d’autres appellent les +zones grises du Sahara+". La dé-territorialisation de la violence terroriste impliquerait alors que le territoire saharien puisse devenir l’espace adapté pour la préparation d’attentats à exécuter ailleurs, pour la logistique et le transit de groupes armés tels que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), bien connu des Algériens et des Américains, souligne le politologue cité dans le papier-analyse de Laurence Ammour.

    Si c’était le cas, le "polisario" deviendrait alors une menace pour la sécurité régionale, affirme Laurence Ammour, citant Aymeric Chauprade qui émet même l’hypothèse d’une connexion entre le "polisario" et les réseaux Al Qaeda. Et d’ajouter que "sous l’effet conjugué d’une impuissance politique et militaire croissante et de l’arrivée dans ses rangs d’une nouvelle génération de militants imprégnés d’intégrisme lors de son passage dans les universités algériennes, ce mouvement est à la recherche d’un nouveau souffle logistique et idéologique".

    Par ailleurs, poursuit Laurence Ammour, certaines informations publiques émanant d’experts, de centres de recherche sur le terrorisme, de rapports de mission ou des services secrets occidentaux laissent à penser que le "polisario" serait impliqué dans le commerce illégal et même la traite des migrants sub-sahariens qui transitent par le Sahara pour rejoindre l’Espagne.

    source: http://www.saharamarocain.net/modules/news/article.php?storyid=1283
     

Partager cette page