Le polisario, une bande terroriste

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 7 Décembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

    J'aime reçus:
    52
    Points:
    48
    La solution politique au dossier du Sahara, exigée par le Maroc, commence à faire des adeptes. Le dernier rapport de l’European strategic intelligence and security center (ESISC) sur le conflit au Sahara marque une nouvelle étape dans la série des études consacrées à ce problème. Les rédacteurs de ce rapport insistent sur les dangers qui guettent la stabilité non seulement au Maghreb mais bien au-delà de cette région, si le blocage actuel persiste.

    Une hypothèse plausible étant donné l’absence de normes démocratiques régissant la relation entre la direction des séparatistes et le reste des séquestrés des camps de Tindouf. “La nature de l’évolution du polisario a fait naître de nouvelles craintes: celles de voir certains de ses combattants se tourner vers le terrorisme ou la criminalité. Cette évolution menacerait la stabilité de toute l’Afrique et bien entendu l’Europe”. Rabat a, à maintes reprises, lancé, en ce sens, des avertissements. Des preuves ont été fournies sur l’implication des séparatistes dans le trafic des êtres humains.
    Outre ce constat, les accusations de détournement des aides destinées aux réfugiés commencent à donner de la voix. Preuves à l’appui, les rédacteurs de ce rapport citent le témoignage de Ghoulam Najem Mouichame, ex-représentant du Polisario à Bremen (Allemagne) où il était chargé de superviser les dons allemands envoyés aux réfugiés sahraouis : «Durant toute mon action en Allemagne, j’ai été amené à constater qu’une importante quantité des aides humanitaires envoyées aux populations des camps de Tindouf par les donateurs allemands est systématiquement détournée par les membres de la nomenklatura du polisario qui procèdent à sa vente au sud de l’Algérie et au nord de la Mauritanie”.
    De même, en mars 1999, le quotidien espagnol El Païs rapportait qu’«une aide humanitaire de 64 millions de pesetas remise par la Croix Rouge espagnole au Polisario pour acheter 430 chamelles avait disparu». Dans le même ordre d’idée, le 1er octobre 2000, le Front populaire pour l’indépendance des Canaries publiait un communiqué mettant en cause le conseil municipal de Gran Canaria qui aurait acquis une villa à Arucas au profit du chef des séparatistes, pour un montant de 31 2.000 euros. Les fonds provenaient, selon le FREPIC, des budgets d’aide destinés aux séquestrés de Tindouf. Le détournement, note le rapport de l’ESISC, repose sur le différentiel existant entre le nombre réel de réfugiés abrités dans les camps de Tindouf et leur nombre officiellement déclaré.
    Ces détournements, bien entendu, ne restent pas sans conséquences sur la santé des réfugiés. Ainsi, le US Committee for Refugees signalait, dans son rapport datant de 2000 : «Des travailleurs humanitaires ont rapporté que plus de 30% des enfants âgés de 5 à 12 ans étaient sous-alimentés, plus de 70% des enfants âgés de moins de 5 ans souffraient d’anémie et que 11.000 femmes réfugiées étaient anémiques». Dans son rapport de 2001, il annonçait que : «Plus de 15 000 enfants ont besoin de chaussures». Et enfin, dans son rapport 2003 : «Quelques donateurs, en privé, ont demandé un contrôle de la distribution de vivres pour s’assurer que les dirigeants politiques et militaires ne détournaient pas l’aide”.
    Le polisario déclare, depuis des années, la présence de 155.000 à 170.000 personnes réfugiées dans la région de Tindouf, mais des organisations indépendantes et des observateurs neutres estiment, quant à eux, que le nombre réel de réfugiés serait compris dans une fourchette de 70.000 à 90.000 personnes. Certaines indications objectives, provenant de sources indépendantes tendent a confirmer cette fourchette dans ca même contexte, les demandes du Haut Commissariat aux Réfugiés visant à effectuer un recensement de la population séquestrée ont toujours reçu un non catégorique de la part d’Alger et ce durant les années 1977, 2001, 2002, 2003 et 2005.
    Par ailleurs, des ONGs européennes commencent à rompre avec un certain parti-pris, qui a longtemps prévalu, pour dénoncer les violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf. L’ESISC donne une explication à cet état des lieux: “Le polisario, dirigé par le même groupe depuis trois décennies,reste en déficit de démocratie interne. Il est accusé de garder, contre leur gré, des milliers de Sahraouis dans les camps de Tindouf, en Algérie et ce avec la complicité des autorités d’Alger.”
    En tout état de cause,conclut le rapport, le polisario ne semble pas en état de jouer un rôle dans une éventuelle solution politique négociée. Un constat corroboré par les positions de la direction des séparatistes qui continue de parler de l’organisation du référendum ou du plan Baker, alors que les récents développements qu’a connus ce dossier, tendent vers une solution politique comme issue à ce conflit.


    LIBERATION

     
  2. Zahtie

    Zahtie Visiteur

    J'aime reçus:
    1
    Points:
    0
    wa7ed talab kayen shi nass b7ali fihom ADD  b7ali ga3ma ki 9dro y9raw

    makanji fin nkmal star lowal 7ta kanssa shno kan fi lbdaya dyala

    3fak shno lmshkil
                 shkon mzian o shkon weldl7ram
                                             
     

Partager cette page