Le Président Bouteflika maquille l’histoire,LIBÉREZ LE POLISARIO

Discussion dans 'Info du bled' créé par MATAPAYOS, 16 Mars 2006.

  1. MATAPAYOS

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    Le Président Bouteflika maquille l’histoire
    LIBÉREZ LE POLISARIO


    Le Polisario doit absolument se défaire des griffes algériennes. Le ralliement et le retour au pays sera une aventure ardue et risquée. À Tindouf, des gens sont prêts à abattre tous les éventuels ralliés. Il peut encore y avoir un référendum " en 2002 voire au-delà ". Il faudra que tous les Sahraouis votent. Sinon, le Maroc considèrera que cette option est caduque. Comme le font l’ONU, le Conseil de sécurité, l’Europe et le Monde arabe. Le président Bouteflika, qui a des coups de sang épisodiques, a encore dérapé au sujet du Maroc. La guerre civile a fait une cinquantaine de victimes en Algérie, cette semaine. Il serait bien avisé de gérer ce qu’il a à gérer en Algérie.




    Par Amale SAMIE


    Bouteflika à Tunis


    Le Président Bouteflika était la semaine dernière en Tunisie, où il s’était invité lui-même. Il s’est de nouveau oublié, le vendredi 30 juin, à l’Assemblée Nationale, en prenant le Maroc à partie dans des termes inqualifiables, devant les députés tunisiens éberlués, mais surtout affreusement gênés. Il est vrai qu’en Tunisie, la classe politique, gouvernement et opposition, est réputée pour sa modération et son sang froid. Il est vrai qu’elle a déjà entendu le chef de l’État algérien s’en prendre à la Tunisie dans des termes tout aussi outranciers.
    Alors les députés ont patiemment laissé passer l’orage et les plongeons dans une histoire du registre des chimères. L’Algérie n’en est pas sortie grandie malgré les efforts désespérés d’un tribun qui a parfois été plus pittoresque.
    Après une diatribe au-delà de toute mesure, M. Bouteflika a laissé suinter les sempiternelles professions de foi sur le caractère impératif de la consolidation de l’UMA. Ce qui n’engage à rien.
    De son propre aveu, l’Algérie a hypothéqué tout son prestige en misant sur la victoire militaire du Polisario et la partition du Maroc. M. Bouteflika est tragiquement dépassé. Diplomate du temps de Boumediene, il est aujourd’hui président dans une conjoncture qui lui ôte tout espoir de fragiliser ses voisins au nom de sacro-saints principes d’un usage strictement local.

    Fidélité

    Dans son discours devant le Parlement tunisien, le chef de l'État algérien a expliqué que personne ne pouvait reprocher à l’Algérie sa fidélité à un principe qu’elle s’est appliqué à elle-même avant de le revendiquer pour un autre peuple: l’autodétermination.
    Il est heureux que le peuple algérien n’ait appris cela que par la presse, parce que la comparaison entre la guerre de libération algérienne et la piteuse et louche aventure du Polisario est une insulte à la mémoire des chouhadas. À quel chahid le président Bouteflika compare-t-il Mohamed Abdelaziz ?
    Pour le Président, le principe sacré de l’autodétermination est " le pivot de la politique extérieure de l’Algérie qui défend le droit des peuples à l'indépendance". Une politique qui a consisté à "défendre le droit des peuples de Surinam, de Belize, de Timor, de Bruneï et du Sahara occidental à l'autodétermination ". Valeureuse politique extérieure qui se base sur la jonglerie avec l’histoire et la géographie. Un quart du peuple de Surinam a fui vers les Pays-Bas, en 1975 et le pays vit sous une dictature militaire implacable, après un coup d’État en 1980. Belize est un paradis fiscal qui s’enrichit aussi, comme le Libéria, du pavillon de complaisance. Une espèce de jungle avec une banque sale. Timor est un exemple des plus retentissants échecs de l’ONU.
    Le peuple du Timor oriental, n’a rien à voir avec le reste de Timor et encore moins avec le reste de l’Indonésie. Il a été abandonné par tout le monde le temps d’être haché menu par les soudards de l’armée et des milices indonésiennes en 1999. Les Marocains ont vu avec faveur ce peuple obtenir le départ des Indonésiens. Bien que l’indépendance n’ait pas encore été votée. Elle doit l’être incessamment.

    Déshérence

    Quant à Bruneï, c’est un puits de pétrole avec une " dynastie " d’apparat et de dollars qui campe au bord du puits. Le Sultan régnant compte parmi les trois hommes les plus riches du monde. M. Bouteflika a-t-il oublié tout cela pendant ses années de " déshérence "? Pour ce qui est du beau, noble et grand principe d’autodétermination, l’Algérie a soutenu des mouvements plus chimériques encore : le Front de libération des Canaries, un temps domicilié à Alger, comme le Polisario. Cela a donné au monde l’image d’une Algérie brouillonne qui soutient tout et n’importe quoi. Y compris la sanglante ETA basque. L’Espagne ne l’oubliera jamais. Alors ? Où en sont ces mouvements dans leur lutte pour l’indépendance et l’autodétermination?

    Pertinence

    Le Président a continué devant les parlementaires tunisiens médusés :"Nous désirons le bien de tous parmi les frères et les voisins, mais le monde est ce qu'il est. Nous rejetons la politique du fait accompli, nous rejetons la loi de la jungle, nous rejetons l'hégémonie du plus fort ". Le monde est ce qu’il est, effectivement, mais M. Bouteflika est bien placé pour savoir la valeur relative de la fraternité de façade qu’on clame à tout bout de champ, et celle des positions qui relèvent prétendument de l’idéal et qui sont prises sur les injonctions des généraux Mohamed et Smaïn Lamari, Larbi Belkheir et Tewfiq Mediene qui disent au Président ce qu’il doit dire, s’il ne veut pas finir truffé de plomb ou périr dans un accident d’hélicoptère.
    Mais on n’a hélas pas fini. Le Président survolté en a ensuite appelé à Dieu pour cautionner son incurable duplicité. : " Pour que tout le monde sache, je prends Dieu à témoin, les peuples maghrébins et l'opinion publique internationale que j'ai appris la création du Front Polisario à Nouakchott par la presse. J'ai appris aussi la proclamation de la république arabe sahraouie à Tripoli ouest par le biais de la télévision ". Mais il sait pertinemment que les services spéciaux de son pays magouillaient allègrement à Nouakchott, Nairobi, Lomé, Madrid et ailleurs et traitaient le Polisario à domicile.

    Mensonges

    Est-ce par la presse suisse qu’il a appris que les généraux allaient le regonfler et le substituer à Liamine Zeroual, devenu trop indocile? Il est possible que le régime algérien n’était pas derrière la création du Polisario, mais il ne pourrait en aucun cas persuader le plus crédule des ermites que le président a appris la naissance du Polisario par la presse. Pour ce qui est de la création de la "république sahraouie" qui se meurt cette année, elle a eu lieu à Alger, même si le président algérien était en mission diplomatique " pour un tout autre objet " à Tripoli ouest.
    "Mais au vu du respect que je porte au peuple marocain frère et le respect et la considération que nous portons à la famille alaouite depuis l'époque du défunt Roi Mohamed V, que Dieu lui accorde sa miséricorde, et Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu lui accorde sa miséricorde, je le dis, comme me le dictent nos traditions et notre culture arabo-musulmane avec respect et considération " a poursuivi M. Bouteflika.
    Évidemment, le respect que le président porte au peuple marocain est tel qu’il insulte la mémoire d’un absent qui savait parfaitement à quoi s’en tenir sur ces mensonges éhontés.
    C’est malgré ce chef d’État algérien, que le Maghreb tente de se construire. La politique, c’est cynique, mais il y a des limites, y compris ailleurs que chez les généraux "arabo-musulmans" qui "agitent" M. Bouteflika.
    À Alger, en 1976, Houari Boumediene, mais le président actuel l’a certainement oublié ou peut-être qu’il était à La Havane, avait réuni les reliefs de la Jemâa Sahraouie infestée de "sahraouis" algériens, et leur avait tenu ce discours : "Le Maroc nous a pris à revers au Sahara (vers Figuig) en 1963. Nous allons le prendre à revers par le Sahara". Voilà ce qu’a fait l’ancien président algérien, après avoir solennellement proclamé, deux ans plus tôt, que la libération du Sahara était du ressort de la Mauritanie et du Maroc.
    Comment les Maghrébins pourraient-ils parler du Maghreb entre partenaires sans se retrouver envasés dans une querelle byzantine, par une Algérie présente géographiquement, du moins par la route, grenouillante, mais politiquement absente, à cause de ses prises de position incohérentes et des éternels écarts de langage de son président ? L’Algérie en proie au divorce civil intérieur n’existe plus, à l’échelle du Maghreb, que par sa capacité de nuisance. Il faut dire que ses "dirigeants" successifs avaient un penchant pour la zizanie. Sauf deux, relativement. Ben Bella a pris pour 20 ans de cabane et Mohamed Boudiaf a été froidement assassiné.
    Le Maghreb se passerait bien d’un partenaire aussi extravagant et aussi délibérément hostile. Le Maroc pose indubitablement un problème grave à l’Algérie. C’est une tendance historique lourde. Dans trente ans, on en sera encore là. Mais les tendances sont toujours moins lourdes que le réel. Le réel est implacable. Le Maghreb sans l’Algérie deviendra " impératif " parce que personne n’attendra encore longtemps que les Maghrébins deviennent assez civilisés pour s’unir. Ça, c’est le réel.
    L’Algérie a le droit de choisir les unions qu’elle veut, de les refuser toutes, elle peut même, un temps, parasiter l’édification du Maghreb, mais elle ne pourra jamais l’arrêter, quand il finira par partir sans elle. C’est aussi le réel.
    Et il faudra bien que la Tunisie, la Libye, la Mauritanie et le Maroc trouvent les moyens de développer leurs rapports multilatéraux en attendant que l’Algérie soit prise d’un sursaut de bon sens, dans une génération ou deux, sait-on jamais ?

    Édification

    Il n’y a pas de contentieux entre les quatre pays "normaux" du Maghreb. L’Algérie en a un avec tous. Avec la Tunisie, il est économique et moral, "les Tunisiens sont des quincailliers qui exploitent la crédulité des citoyens algériens". L’atmosphère est pesante aux frontières. Même le partenariat signé entre la Tunisie et l’Union européenne est considéré par le président algérien comme un complot contre l’Algérie, avec la complicité du Maroc, lui aussi partenaire de l’Europe et lui aussi " quincaillier qui, en plus, lorgne sur les dinars des touristes algériens ". L’Algérie a un problème avec la Libye, il est historique, le colonel Kaddhafi trouve l’Algérie arrogante et, à la frontière, dans le Sahara, les limites entre les deux pays sont plutôt floues.
    L’Algérie a un problème avec la Mauritanie, mais celui-là lui fait littéralement perdre contenance. La Mauritanie, avec son armée symbolique, ose avoir une politique extérieure décidée à Nouakchott et tient au respect de sa souveraineté nationale malgré les sbires du Polisario qui infestent le nord de son territoire. Le ressentiment de l’Algérie contre le Maroc est la somme de tous les conflits inter maghrébins où est impliquée l’Algérie. Autre tendance lourde, le temps de la diplomatie du bluff, du paraître, de l’invective et des pressions de couloirs est fini. Ces procédés sont périmés, mais M. Bouteflika n’en connaît pas d’autres, et sa conviction d’avoir des talents d’orateur capable de retourner une situation par " le choc des mots et le poids des paraboles " n’y changeront rien. Même les Algériens sont exténués par ses discours, et tout ce tapage ne réduit pas les maquis.

    Implication

    À entendre les récriminations du président Bouteflika contre le Maroc, on serait tenté de penser que le catalogue des litiges, réels ou supposés, est interminable et rédhibitoire pour la normalisation. En fait, tout est focalisé sur le Sahara marocain.
    Bien sûr, nous refilons de la camelote aux populations algériennes frontalières, bien sûr l’est du Maroc est un repaire de truands qui veulent la mort de l’Algérie par le crime, bien sûr, le Maroc abrite le GIA, le GSPC, les arme et les nourrit, bien sûr, nous sommes avides des dinars algériens, mais ce qui restera définitivement en travers de la gorge de M. Bouteflika et de ceux qui le patronnent, c’est que le Maroc est au Sahara. Il est impossible de l’en déloger, et la communauté internationale n’a plus l’intention d’imposer un référendum au rabais, dans la région. Soit tous les Sahraouis votent, soit personne ne votera.
    L’ONU, le Conseil de sécurité, la Russie, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, l’Union européenne ne sont absolument pas prêts à prendre le risque de parrainer la naissance d’un monstre au sud du Maroc. Voilà ce dont ne se relèveront jamais Bouteflika et les généraux qui ont infligé la barbarie à l’Algérie.
    L’aventure est finie, pour les séparatistes sommés par l’ONU de faire des propositions concrètes pour mettre un terme au conflit. Désormais, le Polisario adopte un autre profil, il dit qu’il ne considère pas la rencontre de Londres comme un échec et annonce trois autres rencontres tandis que l’Algérie, complètement désorientée, clame que les discussions ont abouti à un échec total et inéluctable. L’Algérie n’a d’ailleurs pas siégé avec les autres délégations, lors de la dernière réunion de Londres. Elle pourrait avoir la bonne idée de se dispenser du prochain déplacement et laisser les séparatistes opposer la fermeté qu’ils choisiront à l’abandon du référendum tronqué qu’ils réclament avec de moins en moins de conviction, puisque des commissions " techniques " marocaines et séparatistes doivent discuter des moyens " techniques " de traiter les 140 000 recours marocains.

    Verdict

    Le pouvoir algérien a perdu, il va lui falloir du temps pour s’en relever. Il faut espérer, au titre de l’arabo-islamisme, que les Algériens en auront bientôt fini avec les tueurs qui écument les villes et les campagnes. Au bout du compte, c’est l’Histoire, la grande, qui a rendu son verdict sur deux régimes : " la monarchie féodale" et le socialisme beldi.
    La première a donné l’une des premières démocraties du monde arabe. L’autre est une dictature militaire qui surnage dans une flaque de sang. On comprend que M. Bouteflika fasse grise mine. La solution de son problème est certainement chez le Front de libération des Canaries.


    SOURCE: http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_426/html_426/liberez.html
     
  2. allylo2001

    allylo2001 Visiteur

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    Re : Le Président Bouteflika maquille l’histoire,LIBÉREZ LE POLISARIO

    je suis d accord avec vous
     
  3. tarneet

    tarneet Visiteur

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    Re : Le Président Bouteflika maquille l’histoire,LIBÉREZ LE POLISARIO

    le jeux d algerie est vraiment calir, mais inchallah ils n auront rien
     

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