Le procès de Clotilde Reiss doit reprendre à Téhéran

Discussion dans 'Info du monde' créé par @@@, 17 Novembre 2009.

  1. @@@

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    La jeune Française est convoquée mardi devant le Tribunal révolutionnaire.

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    Clotilde Reiss se rendra-t-elle au tribunal ? Alors que le ministère français des Affaires étrangères se refusait, lundi, à tout commentaire, le procès de la chercheuse française était censé reprendre,mardi matin, à Téhéran. «Une audience dans le procès de Clotilde Reiss se tiendra mardi devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran», a indiqué, dès dimanche, l'agence de presse iranienne ISNA, sans préciser si la jeune femme y serait présente. «L'avocat des accusés et le représentant du procureur» assisteront à cette dernière étape de la procédure, qualifiée de «dernière défense». Il pourrait, à nouveau, s'agir d'une audience collective, en présence d'autres personnes inculpées lors des manifestations postélectorales de l'été. L'ambassade de France, où séjourne Clotilde Reiss depuis sa libération conditionnelle, s'est, de son côté, refusée à tout commentaire.



    Tractations en coulisses ?

    Âgée de 24 ans, l'universitaire française a été arrêtée le 1er juillet à l'aéroport de Téhéran, alors qu'elle s'apprêtait à quitter l'Iran. Elle venait d'achever un séjour de cinq mois à Ispahan, où elle avait enseigné le français. Incarcérée à la prison d'Evin, elle avait comparu, début août, devant le Tribunal révolutionnaire, aux côtés d'une centaine d'autres détenus. Accusée d'avoir participé aux manifestations, elle y avait reconnu avoir rédigé un rapport pour un institut de recherche rattaché à l'ambassade de France. L'agence de presse IRNA avait également indiqué qu'il lui était reproché d'avoir «rassemblé des informations et encouragé les émeutiers». Paris s'était alors empressé de dénoncer le caractère spectaculaire de ce procès qui s'était tenu en l'absence d'avocat, de médias étrangers et de représentants de la chancellerie française - informés de l'audience par la presse iranienne. À la mi-août, Téhéran avait finalement fait un geste en libérant sous caution la jeune femme, à condition qu'elle reste dans l'ambassade de France dans l'attente de son jugement.

    Mais en pleine période de tension irano-française, notamment sur la question nucléaire, l'affaire Clotilde Reiss s'est rapidement envenimée. D'abord avec le rejet officiel, formulé par Nicolas Sarkozy, d'une offre iranienne consistant à échanger la liberté de la ressortissante française contre le rapatriement de deux Iraniens en prise avec la justice française. Ensuite avec le refus, par Téhéran, des conditions posées par la France à la nouvelle convocation de la jeune femme au tribunal. «Il faudra qu'elle puisse quitter le tribunal à Téhéran et revenir à l'ambassade», a récemment demandé Bernard Kouchner sur France Inter, en s'inquiétant du risque de voir Clotilde Reiss à nouveau incarcérée. L'Iran ne l'entend pas de la même façon. Répondant à ce qu'il considère comme une ingérence inadmissible, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmandoust, a assuré mercredi que «cela n'est en aucune manière acceptable. Clotilde Reiss ne sera pas graciée sous la pression politique et personne n'a le droit de décider pour le juge».

    Le mutisme affiché soudainement, lundi, par la France, pourrait signifier de discrètes négociations en coulisses. Ou tout simplement la volonté de ne pas compromettre, par des discours mal interprétés, l'espoir d'une libération prochaine de la jeune femme.

    http://www.lefigaro.fr/internationa...-clotilde-reiss-doit-reprendre-a-teheran-.php
     

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