Le procès des meurtriers présumés d'un étudiant à Meknès reporté au 3 août

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 29 Juin 2007.

  1. Le_Dictateur

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    Le procès des meurtriers présumés d’un étudiant d'"Annahj addimocrati el Qaïdi", comparus mercredi devant le juge d’instruction près la Cour d’appel de Meknès, a été reporté au 3 août.

    Au moment où se déroulait le procès des meurtriers présumés de l'étudiant Snioui Mohamed Taher, en présence d’avocats représentant les barreaux de Fès, Rabat, Tanger et Casablanca, des membres du mouvement culturel amazigh venant d’Oujda, Nador, Al Hoceima et Tinghir, manifestaient devant la Cour d’appel. Cette manifestation, au cours de laquelle ont été brandis des slogans appelant à la «libération immédiate et inconditionnelle» de ces étudiants, a été marquée par la levée des couleurs du mouvement amazigh et l’absence du drapeau national, chose qui a suscité l’indignation et l’émoi de plusieurs acteurs de la société.


    Le procès a été ponctué aussi par la présence d’un avocat algérien qui n’est autre que Me Ahcene Bozetine, secrétaire général du Congrès mondial amazigh, parmi la défense, ce qui a constitué, selon une source judiciaire, une violation du secret de l’enquête sans aucun respect ni des procédures en vigueur ni de la déontologie de la profession.

    A rappeler que le juge d’instruction, qui a entendu cinq prévenus sur 15, dont deux ont été reconnus par des témoins, a décidé ce report pour permettre de convoquer d’autres témoins et d’entendre les autres prévenus.

    Les mis en cause dans le meurtre de l'étudiant Snioui Mohamed Taher, qui a été victime en mai dernier d'une attaque à l'arme blanche perpétrée au quartier Sidi Said près de la Faculté de droit, devront répondre notamment des chefs d'accusation de constitution d'une association de malfaiteurs et d'homicide volontaire avec préméditation.


    Suite à la découverte du cadavre de la victime dans un terrain vague proche de la Faculté de droit, les investigations immédiatement entamées par les services de police de Meknès ont abouti, dans un premier temps, à l'interpellation de quatre étudiants, puis de 11 autres lors d'une descente effectuée dans un domicile situé au quartier Zitoune.

    «Six parmi ces derniers se sont révélés être les auteurs présumés de l'homicide », ajoute une source fiable, faisant savoir que lors de cette opération, il a été procédé également à la saisie d'un lot d'armes (gourdins, coutelas, barres de fer, haches, chaînes et autres).

    Selon la même source, il s’agit d'un acte de règlement de comptes entre des groupes d’étudiants à l'Université Moulay Ismail notamment "Annahj Addimocratie el Qaïdi" et le "Mouvement culturel amazigh".

    Mouhcine abou Nada
    Liberation
     

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