Le projet d'autonomie reçoit un soutien international

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 26 Mars 2007.

  1. Le_Dictateur

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    L'Algérie démontre qu'elle est un élément de blocage
    L'affrontement qui oppose le Maroc à l'Algérie depuis plusieurs années, à propos des provinces du sud du Royaume, se déplace dans les bureaux des Nations unies à New York où Alger n'a pas lésiné sur les moyens en déployant sa machine diplomatique.

    Ce pays qui s'oppose au plan que propose Rabat pour une autonomie du Sahara, a chargé son ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, d'expliquer sa position.

    Au lieu de dépenser l'argent de son pétrole dans des projets de développement humain et dans la lutte contre le terrorisme, ce pays voisin cautionne une «cause» perdue d'avance. Par son acharnement, l'Algérie démontre qu'elle est bel et bien une partie prenante dans le différend du Sahara, plus encore un élément de blocage.
    Seulement, il se trouve que les personnes proches du dossier se sont retrouvées à Rabat.

    D'abord, Julian Harson, le tout nouveau représentant spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara, a été reçu par le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa qui a mis en exergue la contribution de la MINURSO dans la stabilité de la région. Mise en place en avril 1991, la MINURSO, dont les effectifs se montaient à un total de 540 personnes dont 231 observateurs militaires, dispose d'un budget légèrement supérieur à 50 millions de dollars. Elle a essentiellement pour mandat de vérifier le cessez-le-feu.

    Dans ce cadre, le représentant spécial s'est félicité de la qualité de la coopération qui préside aux relations entre la MINURSO et les autorités marocaines. Il a salué les efforts entrepris par le Maroc pour le déminage de la région, son appui apporté à la mise en œuvre des mesures de confiance et sa disposition à encourager et à renforcer les contacts entre les familles en vue d'alléger la souffrance des populations des camps de Tindouf.

    Rappelons que Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, avait nommé Julian Harston comme son représentant spécial pour le Sahara et chef de la MINURSO, en remplacement de l'Italien Francesco Bastagli. Ensuite, c'était au tour de la présidente de l'Assemblée générale des Nations unies, Sheikha Haya Rashed Al-Khalifa, de se rendre dans la capitale marocaine et de tenir des réunions avec les responsables marocains.

    Lors d'un point de presse, à l'issue de sa visite officielle de trois jours, Sheikha Haya Rashed Al-Khalifa a affirmé que le Maroc a fait un pas positif pour engager le dialogue autour de la question du Sahara, soulignant l'importance de trouver une solution à ce problème dans le cadre des Nations unies.

    Le règlement de la question du Sahara doit tenir compte des données politiques, économiques et historiques de la région, a-t-elle indiqué, soulignant que la région a besoin de toutes ses ressources pour réaliser le développement au lieu de les dilapider en semant des divergences.

    Aujourd'hui, il revient à l'Onu de tirer les conséquences d'un tel blocage du moment que son origine est parfaitement identifiée. Alger semble oublier que le mardi 31 octobre dernier, il y a eu un vote historique par le Conseil de sécurité qui préconise «une solution politique définitive» à la question du Sahara, tout en soutenant les efforts du secrétaire général des Nations unies et de son représentant personnel. Le Conseil de sécurité avait alors prorogé le mandat de la Mission onusienne pour une nouvelle période de six mois, soit jusqu'au 30 avril 2007.

    La réaction des membres du Conseil de sécurité est intervenue quelques jours après la publication du rapport de l'ancien secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan. Un rapport qui enterre définitivement le Plan de paix Baker II et écarte toute solution imposée.

    Aussi bien devant la 4e commission de l'Onu à New York, qu'à l'assemblée générale, une écrasante majorité des pays membres des Nations unies se sont abstenus, en décembre dernier, de voter en faveur d'un texte algérien qui a tenté de réhabiliter le défunt plan de paix.

    Pas moins de 122 pays se sont, soit abstenus, soit n'ont pas participé à ce vote sur un total de 192 pays membres de l'Onu.

    Pour le Maroc, la résolution onusienne confirme la démarche préconisée par le Conseil de sécurité pour le traitement de la question du Sahara marocain. Cette démarche consacre ainsi la volonté de la communauté internationale d'insuffler une dynamique nouvelle, résolument orientée vers l'avenir, au processus de règlement de ce différend régional. Car, elle écarte toutes les propositions antérieures dont le caractère caduc est définitivement établi.


    Pour progresser vers une solution politique consensuelle et définitive à ce conflit artificiel, le Maroc a exprimé sa disposition à présenter un projet d'autonomie qui permette aux habitants du Sahara de gérer leurs affaires dans le cadre de l'intégrité territoriale du Royaume. Le projet s'inspire de la nécessité de parvenir à un compromis politique en déléguant de larges compétences à la population concernée dans le respect des prérogatives de la souveraineté du Maroc.

    Plusieurs délégations ministérielles ont été dépêchées dans différentes capitales mondiales pour informer les hauts responsables des pays visités des étapes franchies dans le processus d'élaboration de l'avant-projet de cette proposition qui reçoit déjà un soutien international.
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    Et si Alger lève son blocus…

    "Si l'Algérie veut, comme elle le prétend, aider ce qu'elle appelle les réfugiés sahraouis, il lui suffit de lever le blocus militaire et sécuritaire autour des camps, elle verra que cette population exercera son droit à l'autodétermination en marchant pour traverser la frontière algéro-marocaine et rentrer chez elle au Maroc", a affirmé l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, Mohamed Loulichki.

    "Le monde réalisera alors l'étendue de la supercherie entretenue depuis trente ans", a ajouté le diplomate marocain, qui s'exprimait jeudi devant le Conseil des droits de l'Homme, dans le cadre d'un droit de réponse au représentant de l'Algérie qui a réagi avec une rare agressivité à l'intervention de l'ONG Interfaith International "sur le calvaire des femmes séquestrées dans les camps de Tindouf".

    Témoignage émouvant celui de Mme Malika Kriti, devant ce même Conseil des droits de l'Homme. La Marocaine de 35 ans de Laâyoune a raconté l'enlèvement de son père en 1975 par les séparatistes du polisario et dont elle n'a, à ce jour, aucune nouvelle. Depuis, elle ignore s'il était vivant ou décédé. Elle a expliqué avoir pris contact avec des organisations non gouvernementales nationales et internationales, avec les autorités de plusieurs pays, notamment d'Afrique du Nord, mais ses démarches n'ont malheureusement donné aucun résultat.

    Mon espoir est que la voix de la personne tourmentée et brisée qui s'adresse à vous aujourd'hui, puisse atteindre, à travers vous, la conscience et la communauté internationale pour connaître enfin le sort de mon père, Souilem ould El Haj El Bachir, enlevé parce qu'il a tenu à défendre ses idéaux et ses convictions. Son seul tort est de croire dur comme fer que l'intégrité territoriale de son pays, le Maroc, englobe l'ensemble de ses provinces, rejetant toute partition et tout marchandage.

    El Mahjoub Rouane | LE MATIN
     

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